Archives par mot-clé : liberté d’expression

« Sans presse libre, il n’y a pas de démocratie. »

Question écrite – Conseil d’agglomération du 08 février 2017

Monsieur Le Président,

Par voie de presse, nous avons appris en ce début d’année qu’un conflit vous opposait, en tant que président de l’agglomération, à la rédaction de France3 Quercy Rouergue.
L’origine de cette polémique a trouvé sa source dans le fait que vous ayez conditionné l’autorisation d’un reportage sur la dernière exposition temporaire du Musée Soulages « Tant de temps » à l’interview d’un élu politique de l’Agglomération.
Pourtant, les équipes de France3 Quercy Rouergue ont expliqué vouloir traiter exclusivement leur reportage sous l’aspect culturel et artistique de l’exposition en s’appuyant sur l’expertise des professionnels reconnus du musée, à savoir la commissaire de l’exposition et le conservateur du musée. Par un communiqué de l’agglomération, vous avez rappelé le devoir de réserve auquel étaient soumis les fonctionnaires, qui seraient, selon vous, à même de « les protéger notamment de devenir un outil de propagande politique ». Mais quelle confiance accordez-vous au personnel du Musée Soulages pour qu’ils ne puissent répondre, sans la présence d’un élu, à une interview relative à leur travail et à leurs compétences ?
Le parti pris des journalistes était d’axer leur tournage sur l’art et la culture et non sur la dimension de la politique culturelle promue par la Communauté d’Agglomération. C’était là une vraie et nouvelle opportunité pour le musée de promouvoir et faire connaître auprès du grand public cette exposition. Finalement, l’une des conséquences de votre décision est de lire dans la presse nationale, en titre, que « la liberté de la presse broie du noir au Musée Soulages » voire que votre intervention est comparée à un réel chantage. On pourrait souhaiter meilleure communication pour notre agglomération.
En 2015, dans notre ville, les citoyens s’étaient massivement mobilisés et rassemblés pour défendre la presse et la liberté d’expression. Il est regrettable aujourd’hui de créer un tel émoi en nuisant, encore une fois, aux droits fondamentaux des journalistes de s’exprimer librement.
En vous exprimant ainsi au titre de la communauté d’agglomération, vous avez engagé l’ensemble des élus de cette assemblée à porter la responsabilité de vos propos et de votre décision. Vous justifiez cette décision, d’imposer à l’équipe de journalistes l’interview d’un élu, en prétendant que ce serait devenue la règle de l’agglomération. Aussi, je vous demande de porter ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil d’agglomération afin que soit portée à notre connaissance cette nouvelle règle et qu’elle soit soumise au débat démocratique.

Vous en remerciant par avance,
Veuillez recevoir, Monsieur le Président mes salutations citoyennes.

Matthieu LEBRUN
Conseiller d’Agglomération
Élu Rodez Citoyen

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Conférence Débat : Philippe PASCOT / La Doline SEBAZAC

Un orateur truculent PHILIPPE PASCO à venir écouter sans modération !

Conférence-Débat avec Philippe PASCOT

Thème : ENTRE JUSTICE ET POLITIQUES, les dérives de nos politiques d’ici et d’ailleurs…

MERCI d’INVITER vos amis et d’être présent à LA DOLINE, à SEBAZAC à 20H14

Voir invitation ci-jointe

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Des propos intolérables

Suite aux propos tenus par le maire de Rodez à notre encontre, nous avons fait parvenir ce courrier à “La depêche du Midi” afin de réagir à ce que nous considérons comme étant injurieux et diffamatoire.

En réponse à notre conférence de presse en tant qu’élus de la liste Rodez Citoyen, au sujet de la défense de l’école Paul Girard, le maire s’est autorisé à tenir les propos suivants : “Un procès stalinien fait par d’apprentis citoyens”, « Je pense que les personnes de «Rodez citoyen» souffrent d’une dérive gauchiste caractérisée et rebaptisée citoyenne…”, « … une déclaration de guerre à l’enseignement privé…», «… un sectarisme sans limite… », « …activistes sectaires en carence de repères dans tous les domaines… », «…mettre le feu à la ville…. ». «…un procès d’intentions, de type stalinien, fondé sur un sectarisme contraire à tout bon sens. » (La Dépêche du Midi du 24 janvier 2016)

Nous sommes indignés par la violence de ces propos, pour certains injurieux et diffamatoires et appuyés sur des contrevérités comme “Mesdames Bonhomme et Combelles et Monsieur Lebrun nous ont dit que s’il y avait quatre cents places de libres dans les écoles de la ville, il n’y avait qu’à supprimer les dotations aux écoles maternelles privées.” Nous n’avons absolument pas tenu cette argumentation.

La virulence de ces propos publics ne saurait nous intimider et nous conduire à renoncer au rôle politique qui nous a été confié. Il est de notre devoir d’inviter au débat politique habitants et élus sur tous les sujets de la vie de notre cité dès lors qu’ils sont d’intérêt général. Élus au suffrage universel et soucieux de faire vivre la démocratie participative, nous sommes légitimes à interroger les choix de gestion de la municipalité et à ouvrir le débat. Nous avons la responsabilité d’aborder avec courage toutes les questions !
Sur le sujet de l’éducation, nous avons exprimé des désaccords sur le fond, mais avec respect et sans jamais porter atteinte aux personnes.

Nous condamnons fermement les propos de Mr Christian Teyssèdre, premier magistrat de la ville, que nous avons reçus comme des outrages et comme étant contraires à l’exercice de la démocratie.

Claudine Bonhomme, Chantal Combelles, Matthieu Lebrun
Conseillers municipaux Rodez Citoyen, Ville de Rodez

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Quand Christian Teyssèdre « dérape »…

« Tout ce qui est exagéré est insignifiant ». Cette phrase de Talleyrand devenue célèbre a justifié notre silence après la publication, dans les journaux locaux (4 et 5/03), des propos outranciers et méprisants prononcés par Christian Teyssèdre à l’encontre des élus de Rodez Citoyen, en réponse à la conférence de presse sur le social que ceux-ci venaient de tenir le 3 mars.
Suite à ces articles, en tant que membre du Collectif Citoyen du Grand Rodez, je tiens à interpeller Christian Teyssèdre :
Monsieur le Maire, je vous invite à vous reporter une vingtaine d’années en arrière. Vous étiez au début de votre carrière politique. Vous n’étiez pas encore –mais vous en aviez la forte ambition- le professionnel de la politique que vous êtes aujourd’hui, concentrant beaucoup (trop !) de pouvoirs entre vos mains, en cumulant fonctions et rémunérations.
Durant vos premiers mandats dans l’opposition, n’avez-vous jamais « pesté » de ne pouvoir disposer, en temps opportun, de toutes les informations requises sur un dossier, détenues par la majorité d’alors qui, elle, bénéficiait du travail efficace des services de la mairie ? Si, bien sûr…
Les conditions peu favorables à l’exercice démocratique de l’opposition vous ont-elles empêché de vous exprimer – même imparfaitement – devant la Presse et en Conseil Municipal ? Non et vous avez alors bien fait.
Toute question mérite débats et échanges dans un climat serein et empreint de respect. C’est ainsi que l’exercice démocratique doit se pratiquer. Ce n’est que par le débat, l’expression plurielle et la contradiction que chacun(e) peut se forger sa propre opinion. Malheureusement, je constate que trop souvent, vous et votre majorité confisquez le débat.
Monsieur le Maire, les élus de Rodez Citoyen sont dans la situation où vous vous trouviez au début de votre carrière politique. Tous trois travaillent. Ils vivent des salaires qu’ils perçoivent et ne bénéficient d’aucune indemnité. Ils ne disposent d’aucun temps de délégation. Ceci les met en difficulté pour participer aux commissions municipales – toujours programmées durant les heures de travail ! – et aux actions initiées par la mairie.
Pour étudier les dossiers ils prennent du temps sur leur vie familiale. Ils ne sont soutenus que par les adhérents du Collectif Citoyen, tous bénévoles, disposant uniquement de leurs moyens personnels (temps et finances).
Cet état de fait nous le subissons et l’acceptons, comme vous en d’autres temps. Il n’aide pas au travail et à l’expression démocratique de l’opposition. Dommage que vous n’en ayez pas tiré les leçons pour favoriser le dialogue nécessaire entre Majorité et Opposition.
Nous avons des propositions à vous faire sur ce dernier point : cela s’appelle mettre en place une véritable Démocratie Participative, au Conseil Municipal comme dans les quartiers.

Il me semble judicieux de vous faire ces rappels car l’ambition et le pouvoir ont tendance à altérer la mémoire et l’objectivité des professionnels de la politique.
Les élus de Rodez Citoyen n’ont aucune ambition personnelle démesurée, rassurez-vous. Leur ambition est de servir au mieux l’intérêt général des Ruthénois(es) en exerçant pleinement leur rôle. Ils se doivent de les informer. Ils sont, au même titre que vous, élus par un vote démocratique qui leur a attribué 16% des suffrages. Par conséquent, ils ont toute légitimité pour poser des questions, faire part de leurs inquiétudes et tout simplement s’exprimer publiquement.
La meilleure preuve : par votre conférence de presse, même si la forme n’est pas acceptable, vous apportez à nos élus et aux Ruthénois(es) vos informations et précisions sur des sujets qui nous concernent tous. Le but est atteint. Continuez…mais nous attendons des changements sur la forme…
Jean-Pierre ROGER
membre du Collectif Citoyen du Grand Rodez
 

 

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