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Conseil municipal 18/11/2016 (4)

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire (suite)

Intervention concernant le domaine de la culture

LA MEDIATHEQUE
Vous présentez des résultats comptables confortables et des investissements très importants pour 2017.
Nous vous proposons un investissement d’intérêt général. Il s’agit d’investir dans le domaine culturel et social au profit du citoyen et pour la citoyenneté.
Cette proposition concerne la médiathèque et permet de soutenir la lecture publique, d’offrir un accès à la culture, à la connaissance, à l’information aux habitants de Rodez et des environs.

Nous vous demandons d’appliquer la gratuité pour les usagers.
Cette gratuité pourrait, dans le meilleur des cas, s’appliquer à tous les habitants.
Sinon, elle peut se mettre en place progressivement, en ciblant certaines catégories d’habitants (les jeunes de 0 à 26 ans, les seniors, les chômeurs…).
Des arguments en faveur des économies seront susceptibles de vous convaincre :
La gratuité permet d’augmenter le nombre d’usagers et a pour conséquence de réduire le coût par usager. En effet, l’efficience des charges de fonctionnement progresse avec le nombre des usagers (charge de fonctionnement / nombres d’usagers). De plus les recettes générées par les abonnements sont marginales (évaluées à 2 % du budget des médiathèques pour certaines villes).
Avec la gratuité, les bibliothécaires sont libérés des charges inhérentes à la gestion des tarifications (inscriptions, encaissements, comptabilité…) . Ce personnel devient alors disponible pour un meilleur accueil du public.
L’argent public est par conséquent mieux utilisé.
De nombreuses villes pratiquent la gratuité comme notre voisine, Onet-le-Château.
Il est inutile de se comparer aux villes de la strate, il suffit juste d’une volonté politique. C’est une question de choix politique

Après la gratuité, nous proposons de rétablir les budgets d’acquisition de livres, CD, DVD…qui, au gré des baisses successives ont subit une réduction de 60 % en 8 ans. En effet, plus de lecteurs nécessitent plus de supports à emprunter.

PHOTOFOLIES
La partie que vous présentez, concernant le domaine de la culture, n’étant pas exhaustive, nous proposons que la Ville soutienne à nouveau Photofolies. Nous souhaitons que la ville participe à l’organisation et attribue une subvention à ce festival reconnu et attendu par le public. Nous espérons qu’avec votre soutien, en 2018, cette manifestation de grande qualité pourra présenter une édition toute particulière pour fêter ses trente ans d’existence et de contribution au rayonnement culturel de notre territoire.

ESTIVADA
Nous sommes forts surpris que le festival Estivada ne soit même pas cité dans vos projets culturels pour 2017.
Nous vous proposons de soutenir et de développer cet évènement incontournable de l’été ruthénois qui valorise la culture occitane dans notre nouvelle région, l’Occitanie.

Chantal Combelles

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Réponse sur l’Estivada

A l’occasion de ce conseil municipal du 18 décembre 2015, nous avions également posé la question écrite :

« Pouvez-vous présenter aux élus les raisons qui ont conduit votre majorité à une rupture avec l’association “Org&com” qui organisait depuis une dizaine d’années l’Estivada ?
Pour répondre aux inquiétudes des publics attachés à l’Estivada, aux défenseurs de la langue et de la culture occitanes, nous souhaiterions que vous nous présentiez le projet que vous avez construit pour l’avenir de cet évènement majeur de l’été ruthénois et ses conditions de mise en oeuvre. »

Réponse de Mme Sarah Vidal, adjointe à la culture
Elle affirme l’attachement de la ville à ce festival et avance comme motifs de rupture:
1- Le fait qu’il n’y avait pas assez de transparence sur l’utilisation des fonds. Le bilan financier fourni par «Org &Com» ne serait pas sérieux et ne comporterait pas suffisamment de détails. (A l’appui de cet argument, elle brandit deux feuilles de comptes à titre de comparaison : l’une étant la feuille des comptes de l’Estivada et l’autre d’une petite association)
Certains justificatifs n’auraient pas été fournis, des contrats pas obtenus ; cela présentait des difficultés quant à l’utilisation de la subvention municipale d’un montant de 200 000 euros.
2- Le manque d’appropriation du festival par les Ruthénois.
A ses débuts, ce festival était organisé en régie directe. Il s’agit donc d’un retour à ce mode de gestion. Le budget prévu pour l’Estivada 2016 sera équivalent à la subvention que la Ville accordait auparavant, soit 200 000 euros. Les agents travaillent sur la base de ce budget, il n’y a pas de retard pris sur le projet. Le département et les régions occitanes ont été informés de la reprise en direct de l’Estivada et leur participation sollicitée.

Monsieur le Maire poursuit :
Les organisateurs d’«Org&Com» s’étaient fâchés avec le Conseil Général qui n’attribuait pas de subvention. Désormais, le Conseil Départemental va revenir dans le financement de l’Estivada.
des acteurs locaux critiquaient l’Estivada, la Ville va maintenant s’appuyer sur eux.
le nom Estivada étant propriété de la Ville, la reprise en gestion directe s’imposait.
l’Estivada, c’était seulement trois jours avec trois spectacles le soir

Madame Herment Bultel ajoute qu’elle ne doute pas de la participation de la Région

Question : Avons nous la compétence pour gérer un tel événement ?Réponse : Il suffit de se donner les compétences. Le service culture organise déjà des événements: Rodez plage, etc…

Nos commentaires
Nous regrettons, encore une fois, que ce choix et les raisons qui l’ont motivé n’aient jamais été présentés ni aux élus dans le cadre des commissions municipales, ni aux Comités de quartiers dans le cadre de la Démocratie Participative.
Nous déplorons ce geste de l’adjointe à la Culture, agitant deux feuillets correspondant aux budgets présentés d’un côté par Org&Com et de l’autre par une association bénéficiant d’une subvention moindre. Si les contenus pouvaient paraître identiques du point de vue quantitatif, ils étaient brandis à une distance telle que la lecture en était impossible.
Ce genre de démonstration n’est ni respectueux des élus qui pourraient être destinataires des éléments contestables (la question écrite étant envoyée au moins 48h avant la séance), ni du public présent, ni des associations concernées.

Sur le fond, il faut dire que l’Estivada, ce n’est pas «seulement trois jours et trois spectacles le soir».
Grâce aux nombreux bénévoles, aux liens avec les huit régions concernées, ce festival a bénéficié de moyens importants qui ont contribué au développement de notre ville et au rayonnement de la culture occitane. Il a rassemblé au fil des ans les habitants de notre territoire, des occitanistes, des publics divers qui ont pu ainsi découvrir la culture occitane et qui ont pris plaisir à participer à un moment festif…. Nous souhaitons que cet événement important de l’été ruthénois puisse se réaliser dans des conditions favorables, et que les subventions apportées à l’avenir par les partenaires permettent de le garder aussi ambitieux qu’auparavant.
Au delà de son intérêt culturel, grâce au retentissement important du festival sur l’ensemble de l’Occitanie,la grande affluence que connaissait la ville à cette occasion était un apport économique non négligeable en nuitées d’hôtel, en restauration, en activité commerciale… Nous espérons que sur ce plan-là aussi, la ville ne sera pas perdante.
Dans la réponse qui nous est fournie, nous n’obtenons aucune garantie que la nouvelle organisation ne vienne pas mettre à mal tant l’esprit de cette manifestation que les personnels qui auront à la gérer.

C’est donc encore une affaire à suivre…

Pour information, en 2015, les subventions attribuées pour l’Estivada se décomposaient ainsi en euros :
Ville de Rodez : 200 000
Grand Rodez : 50 000
Conseil Département de l’Aveyron : 0
Conseil Régional Midi-Pyrénées : 55 000
Aquitaine : 13 000
Auvergne : 2 000
Languedoc Roussillon : 10 000
Limousin : 5 000
PACA : 15 000
Poitou-Charente : 1 000
Rhône- Alpes : 5 000
Ministère de la culture DGLFLF : 10 000
Euro-Région : 11 750

Total : 377 750 euros

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Conseil municipal du 18 décembre 17h : questions écrites

Pour ce conseil municipal du 18 décembre, nous avons déposé deux questions écrites. Nous souhaitons qu’elles soient traitées et que des éléments de réponse précis soient apportés lors de cette séance. En effet, ces deux sujets n’ont jamais été présentés à l’ensemble des élus dans les instances municipales (commissions ou conseils).
C’est la lecture de la presse locale qui nous a permis de prendre connaissance des décisions du maire et de sa majorité.

  • Informations sur les décisions politiques concernant l’Estivada

Pouvez-vous, Monsieur le Maire, présenter aux élus les raisons qui ont conduit votre majorité à une rupture avec l’association “Org&com” qui organisait depuis une dizaine d’années l’Estivada ?Pour répondre aux inquiétudes des publics attachés à l’Estivada, aux défenseurs de la langue et de la culture occitanes, nous souhaiterions que vous nous présentiez le projet que vous avez construit pour l’avenir de cet évènement majeur de l’été ruthénois et ses conditions de mise en oeuvre.

  • Informations sur les maisons de quartier de Gourgan et de Saint-Eloi

Suite à vos déclarations publiques concernant votre projet de transformation des centres sociaux de Gourgan et de St Eloi-Ramadier, que vous gérez à ce jour avec la CAF, en maisons de quartier sous gestion municipale, nous vous prions de bien vouloir informer le Conseil Municipal sur l’avancée de ce dossier.
Nous souhaiterions connaitre les projets sociaux et culturels que vous allez mettre en oeuvre dans ces maisons de quartiers, mais aussi les budgets d’ investissement et de fonctionnement que vous avez prévus ainsi que l’organigramme des personnels employés par la mairie qui vont travailler dans ces structures nouvelles.

Claudine Bonhomme, Chantal Combelles, Matthieu Lebrun
Les élus de Rodez Citoyen

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