Archives par mot-clé : démocratie représentative

le théâtre est un art

Vendredi 18 novembre, nous avons assisté à une bien mauvaise pièce de « théâtre ».
En effet, se jouait à la mairie de Rodez « le conseil municipal »avec pour sujet essentiel le débat d’orientation budgétaire pour 2017, que certains auraient voulu mener sans débat!

Après le long exposé de présentation de l’adjoint aux finances (30 minutes) viennent les interventions des élus non majoritaires.

Monsieur Julien s’exprime puis Monsieur Lebrun présente des propositions pour l’amélioration de la démocratie participative (voir l’intégralité de son intervention sur le site).
A son tour, Madame Taussat interroge sur l’état des maisons de retraite notamment celui de l’EHPAD St Cyrice. Bien que ce soit hors sujet (les maisons de retraite dépendent du Centre Communal d’Action Sociale), Monsieur le Maire répond mais on perçoit qu’il ne supporte aucune critique de Mme Taussat.
Ensuite, M Donore intervient mais quand vient le tour de Mmes Combelles et Bonhomme, là, c’en est trop ! M le Maire leur refuse la parole : comment des conseillers municipaux pourraient encore s’exprimer alors qu’une personne de leur groupe vient de le faire (Matthieu Lebrun). Les élus Rodez Citoyen font remarquer que trois élus du même groupe viennent de s’exprimer précédemment. L’ambiance s’agite fortement. Finalement, elles pourront s’exprimer mais non sans être chahutées ! L’une pour faire des propositions pour les écoles et la médiathèque et l’autre pour la petite enfance et le social (voir l’intégralité de leurs interventions sur le site).

Les esprits s’échauffent et on entend dans les rangs de la majorité un conseiller dire : « on veut aller bouffer », un autre avec des responsabilités importantes au niveau régional : « vous coupez les cheveux en quatre », il partira avant la fin de la séance. Certains, dans les rangs de l’opposition veulent eux aussi rentrer chez eux au plus vite.
Au total 4 membres de la majorité (le maire et l’adjoint aux finances compris) sur 26 se sont exprimés durant ce débat d’orientation budgétaire, les 22 autres n’ont-ils rien à dire ?
Quid de la notion de responsabilité émanant de la fonction d’élu ?

Quand Monsieur Censi se permet d’interroger l’adjoint aux finances sur ses prises de position concernant le futur hôtel de luxe à la place de l’ancien évêché, Monsieur le Maire lui interdit de répondre. Voilà une bien drôle façon de débattre.
A quoi bon faire un débat sur les orientations budgétaires si les élus non majoritaires n’ont pas le droit de s’exprimer et de faire des propositions (M le Maire, pour faire taire les élus Rodez Citoyen, leur dit régulièrement « vous ne faîtes jamais de propositions !… »). Quand ils en font, ce n’est jamais le moment et cela prend trop de temps!

Hier soir « l’acteur principal » a fait une proposition fort intéressante : « Monsieur le Maire a proposé que des caméras soient installées à l’intérieur de la salle du conseil municipal pour diffuser aux habitants les séances du conseil municipal. Je ne suis pas d’accord avec les caméras de vidéo « surveillance » oh pardon de protection, mais là, je trouve l’idée fort intéressante et je dis : « CHICHE » !!!

Alain Misrahi

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Rectificatif : l’école Paul Girard est ouverte (4)

Les fausses allégations et les vraies responsabilités du maire

1 – « L’école de Gourgan est mise en difficulté par la baisse de ses effectifs »

Dans ce constat, le maire a une responsabilité : c’est en effet lui qui inscrit et qui peut flécher une école pour l’inscription d’un enfant selon son lieu d’ habitation. Choisissant de donner la liberté aux familles, l’école de Gourgan est ainsi fragilisée. De nombreux enfants du quartier sont en effet scolarisés dans d’autres écoles de la ville.

2 – « Aujourd’hui, les directeurs d’écoles ne veulent pas forcément prendre les moins de 3 ans car l’Éducation nationale ne les comptabilise pas dans les effectifs. Du coup, beaucoup d’enfants se retrouvent dans le privé ».

Tous les écoles de la ville, publiques comme privées, accueillent des 2-3 ans. Selon les effectifs (source EN) à la rentrée de septembre 2015 :  45 élèves de 2-3 ans étaient inscrits dans les écoles publiques et 18 dans les écoles privées.
Ce propos tenu à l’encontre des directeurs des écoles publiques est inadmissible.

Le maire et sa majorité ont également une responsabilité dans la fermeture de la structure  » multi-accueil » du Centre Social de Gourgan qui interviendra fin 2016 compte tenu de la rupture entre la Ville et la CAF. Il est regrettable que cette structure qui accueille les touts-petits ( 3mois -6ans)  quitte ce quartier. Et ce n’est pas une éventuelle classe pour les 2-3 ans qui pourrait pallier à la prochaine disparition de ce service public dans le quartier de Gourgan.

3 – Depuis 1985, Rodez a perdu 776 élèves », tonne Christian Teyssèdre … « Il y a 400 places libres dans les écoles aujourd’hui et 600 en tout si l’on prend les places vacantes ici et là ».

Depuis 2008, les effectifs sont stables et le maire est déjà responsable de la fermeture, en avril 2010, de l’un de ses plus beaux sites scolaires : l’école François Fabié.
Le maire procède à une comptabilité permanente, mais fort fluctuante, des salles vides passant de 16 à 24 pour revenir à 16. Que signifie pour lui « salle vide » ?
L’école d’aujourd’hui, n’est plus celle d’il y a trente années. Les programmes de l’éducation nationale ont évolué et de nouvelles organisations pédagogiques nécessitent au-delà des salles de classe, des espaces pour les activités artistiques, l’EPS, l’informatique, la bibliothèque, pour le Rased et les divers partenaires intervenants auprès des enfants.… Mais aussi pour les activités péri-scolaires. Alors, certaines salles ne peuvent pas être comptabilisées comme « vides ».
Nous déplorons cette notion de rentabilité au mètre carré. L’école n’est pas une entreprise !
De plus, il est surprenant de constater qu’il en compte 3 à Saint Félix, école nouvellement reconstruite, et 4 à Bourran, avant même que cette école n’ouvre ses portes.
Que penser de la bonne gestion d’un maire qui construirait des salles vides ?

Conclusion

Nous demandons au maire et à sa majorité de présenter les véritables motifs qui présideraient à une nouvelle suppression d’école, d’assumer clairement leur véritable choix politique concernant l’enseignement public du 1er degré dans la Ville.
Peut-on assurer que la qualité de l’enseignement, que le respect des rythmes de l’enfant s’amélioreront en concentrant les élèves dans de grands groupes scolaires ?
Les nombreux motifs invoqués dans la presse ne sont pas crédibles. Ce choix ne semble guidé que par des restrictions budgétaires, des considérations économiques. Le bien être de enfant ne mérite-t-il pas que d’autres critères soient considérés ?

Par ailleurs, dans le respect de la démocratie représentative, comment annoncer la fermeture de l’école Paul Girard avant même que le vote en conseil municipal ait eu lieu ?

Les élus Rodez Citoyen

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Félicitations

Félicitations à nos deux collègues conseillères municipales qui viennent d’être élues conseillères régionales.

Dans un contexte national de perte de confiance dans les représentants politiques et les élus, le fonctionnement de l’ensemble des conseils régionaux prend une importance tout particulière. Jamais une instance représentative locale n’aura porté autant d’espoirs, d’inquiétudes et d’interrogations multiples sur son fonctionnement et ses prises de décision, engageant par là même, d’une certaine façon, l’avenir du pays.

La première question que je veux vous poser est : En tant qu’élus régionaux allez-vous entendre le message du plus grand parti de France ? Je veux parler des abstentionnistes auxquels il faut rajouter les citoyens qui ont voté blanc ou nul?
Quelques élus osent faire leur auto-critique et se remettre en question comme Xavier Bertrand sortant fort ébranlé et transformé de cette campagne électorale. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas passée chez Les Républicains ! Mais combien d’élus vont enfin entendre le mécontentement et la défiance qui ne cessent de croître?
L’autre question majeure est : Comment créer une nouvelle et grande région, lui donner une identité ? Comment va-t-elle s’organiser, elle qui n’a pour l’instant pas avancé vers sa construction ?
Les régions prennent un pouvoir politique majeur et négocient directement avec les instances européennes contrebalançant ainsi les pouvoirs de l’État. Leurs compétences sont majeures comme l’organisation des territoires avec notamment les services publics et les transports, comme l’économie dont l’agriculture et la transition énergétique qui s’impose dans les engagements de la COOP 21…
Votre travail de conseillères régionales va donc être immense tant dans les instances statutaires existantes ou à créer que dans les relations avec l’ensemble des acteurs du département où vous avez été élues.

Tout ceci pour vous demander à toutes les deux d’être des conseillères qui se libèrent pour toutes les tâches qui vous seront dévolues. Vos indemnités conséquentes doivent vous le permettre.

Mme Monestier, j’espère que cette région va enfin permettre aux élus «d’opposition» d’effectuer pleinement leur mandat.

Mme Herment, je me permets ici de vous demander solennellement de choisir entre vos responsabilités de vice-présidente à l’agglomération et d’adjointe au maire à la ville de Rodez et celles que vous allez devoir prendre à la région .
Ma demande s’appuie sur 4 grandes raisons :
En premier, je viens d’en parler, c’est la crise de défiance sans précédent qui frappe notre démocratie représentative à tous les niveaux et donc toute la Vème République. Les citoyens doivent être entendus, écoutés mais surtout compris et cela doit se traduire pas seulement en paroles mais dans les actes.
En second, l’enjeu est de construire une nouvelle région vaste qui sache créer les conditions d’une réelle démocratie représentative, mais aussi de construire une région capable d’impliquer les citoyens notamment dans les grands choix budgétaires dont certains grands chantiers.
Pour ce grand chantier démocratique chaque conseiller devra consacrer beaucoup de temps. Cette région peut devenir un lieu d’expérimentation de l’éthique en politique pour redonner confiance et une perspective dans la vie politique. Ne laissons pas passer cette opportunité !
Ensuite, vous ne vous êtes pas cachée appartenir au courant du PS qui veut un renouveau en politique, une VIème république et le non cumul des mandats. Ce non cumul est d’ailleurs demandé à 80 % par les militants PS depuis plusieurs années. Enfin, une journée ne compte que 24h, nous sommes tous des êtres humains fatigables.
Enfin il s’agit pour chacun de nous de vivre certes pleinement notre vie mais aussi de la vivre le plus sereinement possible d’autant plus que nul n’est irremplaçable.

Pour toutes ces raisons, s’il vous plaît, donnez toutes les deux à votre niveau des signes forts aux citoyens. N’insultez pas l’avenir qui devient inquiétant et sombre.

Claudine Bonhomme
Elue Rodez Citoyen

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Conseil municipal du 20 novembre 2015

Nous rappelons que le 4 mars 2015, lors d’une conférence de presse, nous nous sommes exprimés sur la politique sociale de la municipalité. Nous y avions exposé nos inquiétudes pour le service public de la Petite Enfance et pour les centres sociaux de la Ville. Hélas, aujourd’hui nos inquiétudes sont confirmées. En effet, le conseil municipal réuni le 26 avril a voté la réduction des heures d’ouvertures des crèches.
 Et voici que début novembre, la rupture des négociations entre la CAF et la Mairie, sur le contrat de projets pour les 4 ans à venir, est actée. Elle a pour conséquence la fermeture des Centres Sociaux de Saint Eloi et de Gourgan, gérés conjointement par CAF et Mairie, au plus tard au 1er septembre 2016.

Pourquoi avons-nous déposé une question écrite pour le Conseil municipal du 20 novembre 2015 ?

Dans les instances municipales, la municipalité n’a jamais informé les élus de l’opposition du déroulement de cette négociation, pourtant initiée depuis mars 2015, entre Ville et Caf. Et cela, alors qu’elle engage les finances et la politique sociale de la ville de Rodez. Elle n’a, également, jamais présenté les projets de « Maisons de quartiers » qu’elle souhaiterait installer en remplacement des actuels centres sociaux.
 C’est par d’autres sources que nous avons pu prendre connaissance de cet échec dans la négociation.
 Pourtant, compte tenu de la chronologie des faits, le Maire avait les moyens d’informer les élus.
En effet, dès le 3 novembre, la CAF faisait parvenir au Maire sa décision de non renouvellement de la convention dans les conditions que la ville lui fixait. Le 6 novembre, la Commission Vie de la Cité, préparatoire au conseil municipal, se réunissait : nulle mention n’était faite au sujet de l’évolution des discussions Ville-Caf. L’actuelle convention échouant au 31 décembre 2015, il était pourtant incontournable que le Maire présente sans tarder les projets et informations relatives concernant l’avenir des centres sociaux de la Ville.
De ce fait, une question écrite s’imposait. Le Maire devait présenter aux élus les informations sur le déroulement des négociations conduites entre les deux partenaires, sur les raisons d’une telle issue et, de façon générale,  permettre un débat sur la politique sociale de la ville. L’objectif de notre question écrite était aussi de susciter l’information due aux habitants de Rodez et à ceux des quartiers concernés, en particulier. En effet un tel échec aurait de graves conséquences pour la vie des quartiers et nuirait au bien vivre ensemble.

Pourquoi avons-nous demandé, exceptionnellement, de traiter cette question en début de conseil ?

Nous sommes respectueux du règlement intérieur du Conseil Municipal qui ne stipule pas qu’une question écrite ou orale, soit obligatoirement traitée en fin de séance. Nous considérons que le Maire n’est pas exonéré du respect qu’il doit à tous les élus ainsi qu’à tous les habitants qu’il représente. Et, alors qu’il devrait être le garant du bon fonctionnement démocratique dans la Cité, sur un sujet d’importance majeure, il avait déjà manqué à son devoir par défaut d’information.
Par ailleurs, forts de l’ expérience récente sur la Petite Enfance et de nos questions écrites systématiquement reléguées à la toute fin des conseils, nous avions demandé que celle-ci, si importante pour la vie des quartiers de Gourgan et St Eloi-Ramadier, soit traitée en début de séance. En effet, les questions abordées en fin de conseil, à l’heure où chacun est fatigué et a hâte de rentrer chez lui, ne donnent jamais lieu à débat.
Comment, le maire pouvait-il renvoyer cette question en clôture du conseil alors qu’il l’abordait avec force dans la presse du jour ? C’est dans la presse que les élus pouvaient prendre connaissance (s’ils avaient eu le temps de la lire dans la journée, bien évidemment !) de l’intention du Maire de leur soumettre, le soir même, le vote d’une motion. Celle-ci nous fut distribuée en tout début de conseil.
Cette expression dans les quotidiens, au matin même de la séance du conseil municipal, n’autorisant aucun débat, ne livrant que partiellement des informations sur les responsabilités engagées, est irrespectueuse à l’égard des élus, des habitants et du partenaire, la CAF, avec lequel il se doit de travailler dans l’intérêt général.
Proposer le vote de cette motion consistait à mettre les élus en situation de faire pression sur la CAF alors même qu’ils  ignoraient les tenants et les aboutissants de la négociation. Cela constituait une instrumentalisation intolérable que nous ne pouvions accepter !

Notre acte politique

Le Maire décidant que la réponse à notre question écrite interviendrait en toute fin de conseil, comme le vote de la motion, nous avons décidé de quitter l’assemblée et l’avons annoncé avec la prise de parole de M Lebrun. Daniel Rozoy, conseiller municipal, a lui aussi quitté la séance. Et nous avons cependant assisté à la suite du Conseil Municipal mais au côté du public.
En fin de conseil Municipal la première adjointe nous a livré sa version des négociations avec la CAF. Elle a lu certains courriers, en a tu certains passages… Le vote de la motion écrite a suivi : les élus d’opposition n’ont pas pris part au vote et Yves Censi, absent, a voté « contre » par procuration. Si notre question avait été abordée en début de séance, nous aurions participé à ce conseil mais nous aurions refusé le vote de cette motion pour les motifs évoqués plus haut.

La seule vraie question : quelles sont les raisons qui ont conduit à cet échec ?

Les villes d’Onet le Chateau, de Decazeville et de Villefranche de Rouergue n’ont rencontré aucune difficulté majeure dans le renouvellement du contrat de projets pour leurs centres sociaux respectifs, existants chez elles aussi depuis au moins 26 ans. La procédure est pourtant la même pour toutes, accompagnée par l ‘expertise de l’Université Rurale Quercy Rouergue .
Quelle a été l’attitude de la ville de Rodez pour que la CAF, organisme traditionnellement impliqué dans la vie sociale des quartiers, dont la compétence est reconnue par tous, prenne une décision si contraire à ses objectifs : quitter les deux centres sociaux de Rodez et rompre avec la Ville ?
Les critiques exprimées par le Maire et sa première adjointe sur les services CAF dans les centres sociaux et leur manque de lisibilité n’ont sans nul doute pas été de nature à faciliter la collaboration.
Il a été affirmé, en fin de conseil municipal, qu’il n’y avait pas de rupture avec la CAF (sic). Alors pourquoi la ville en appelle-t-elle aujourd’hui à l’arbitrage de la ministre des Affaires Sociales et du Préfet de l’Aveyron ? Il faut bien que la Ville soit dans l’incapacité de gérer la reprise des négociations pour recourir ainsi aux hautes instances de l’État. Comment ramener l’apaisement quand on campe dans une telle attitude de toute-puissance ?
Dans ce contexte, la motion accusatrice des élus majoritaires n’est pas propice à ramener un partenaire à la table des négociations : elle s’apparente à une injonction en direction de la CAF. On ne s’adresse pas ainsi à un partenaire avec lequel on se doit de co-construire.
Quels sont les réels projets de la municipalité à propos des centres sociaux actuels, des futures « Maisons de quartier » ?
En tant qu’élus mais aussi en tant qu’habitants nous n’en avons aucune idée !
La municipalité présente régulièrement la réorganisation des services de la Vie de la Cité comme un investissement majeur avec 17 agents au service des quartiers… Elle omet de signaler qu’il s’agit d’une réorganisation nommant de façon différente des personnels qui ont déjà, à ce jour, des fonctions précises. La seule différence est qu’il va leur être demandé d’être polyvalent alors que le travail éducatif auprès des jeunes et des familles demande qualifications, compétences et présence régulière.
Par ailleurs, nous ignorons également quels sont les projets que porteraient les Maisons de Quartier dont la municipalité fait état pour remplacer les centres sociaux. Peut-être le découvrirons-nous un jour en lisant la presse ?
Nous craignons fort que ces projets ne soient pas en capacité de remplir les mêmes fonctions sociales et de proximité dont ses quartiers ont besoin, assurées à ce jour par les professionnels des centres sociaux. C ‘est pourquoi nous sommes convaincus que la place de la CAF, avec ses professionnels et ses compétences, est essentielle au sein des Centres Sociaux des quartiers de Saint-Eloi et de Gourgan. Nous déplorerions qu’un échec dans le cadre des négociations Ville-Caf puisse mettre un terme au fonctionnement existant.
Nous dénonçons aussi l’instrumentalisation de la parole des habitants qui, lorsqu’ils réclament plus de services publics, sont loin d’exprimer leur mécontentement envers les services dont ils disposent déjà. Nous regrettons que la seule boussole politique de cette majorité municipale soit de réaliser toujours plus d’économie de fonctionnement au détriment de la qualité des services publics, de la vie des habitants et de son personnel.

En conclusion, compte tenu de la rupture actuelle, nous ne pouvons que proposer la médiation par un organisme tiers dans l’intérêt des habitants et du bien vivre ensemble dans nos quartiers.

Claudine Bonhomme, Chantal Combelles, Matthieu Lebrun
Élus RODEZ CITOYEN

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