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Conseil municipal 16 décembre 2016

DÉBAT SUR LE BUDGET PRIMITIF 2017

Mon intervention commence par une question pour laquelle j’attends une réponse précise : comment peut-on comprendre la baisse majeure de 181 000 € sur la subvention au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) sachant que depuis des années elle était maintenue à 638 000 € ?
J’ai déjà protesté à plusieurs reprises car cet apparent maintien de la subvention cachait une baisse de fait. En effet chaque année, il était trouvé quelques dépenses effectuées par la mairie qui devaient être refacturées au CCAS (ce qui a le mérite de bien clarifier les deux budgets). Mais il n’y a jamais eu d’augmentation compensatoire de la subvention du CCAS qui voyait donc ses moyens diminuer.
Les 181 000 € de baisse pour 2017 ne peuvent s’expliquer par la décision qui a été présentée en commission qui est la reprise, par la mairie, de 2 ou 3 agents du CCAS. C’est pourquoi je pose cette question, d’autant plus que, par votre demande de protection fonctionnelle, vous alourdissez le budget du CCAS de 4500 € en 2016 , certainement la même chose en 2017 voire plus en 2018.

Enfin, je fais juste un commentaire sur le Budget Prévisionnel 2017 dans son ensemble.
Dans l’ investissement, la municipalité se contente d’assurer les charges lui incombant habituellement comme l’entretien des réseaux et de l’espace public bien que sur le domaine de l’accessibilité et des espaces pour la jeunesse, ces 8 dernières années aient été plus que décevantes.
Pour ce qui est du fonctionnement nous sommes les seuls de la strate « fameuse ! » à pousser aussi loin la réduction continue et obsessionnelle des budgets mettant ainsi à mal les services au public.
Il ne suffit pas de se proclamer « meilleur gestionnaire » mais il faut mettre les finances au service d’une vision globale pour l’avenir de la ville. Or, lors du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) nous avons pu comprendre que l’équipe dirigeante n’a pas cette vision.

Au DOB, nous avons proposé des mesures qui découlent d’un projet politique, de notre projet politique qui est celui de prendre soin des habitants de cette ville, de prendre soin des personnes employées par la ville, de prendre soins des professionnels qui travaillent régulièrement avec les services municipaux comme les enseignants ou les travailleurs sociaux, les animateurs et intervenants culturels….
Certains élus de la majorité municipale sont venus à la manifestation des agents hospitaliers. Qu’avez-vous pu leur dire alors que vous avez la même logique de réduction des charges de fonctionnement en vous attaquant à ce qui est le plus facile : la masse salariale et la formation professionnelle ?
Le mot d’ordre des agents hospitaliers était « agents maltraités, patients mal soignés ». De la même façon, nous pouvons dire
« services municipaux maltraités, usagers et collaborateurs mal menés ».
Vous avez prévu le non remplacement d’agents en 2017 mais cela fait plusieurs années que vous ne renouvelez pas de nombreux départ en retraite.
Ceci a entraîné la réduction des horaires d’ouverture des crèches de la ville (qui ont d’ailleurs à nouveau changé pour 2017) ou dernièrement ceux de la médiathèque. Vous l’avez assumé lors du dernier conseil municipal : vous voulez réduire le budget de fonctionnement pour….. et bien pour le réduire puisque c’est votre seule ligne politique claire. Enfin soyons honnêtes, vous dites aussi que c’est pour attirer des habitants ! En réduisant les services à la population il y a certainement plus convainquant !

Seulement trois exemples pour illustrer mes propos.

Quand les enseignants sont transformés malgré eux en portiers d’école nécessairement fermées dans le cadre de l’état d’urgence alors que vous mettez un an pour programmer l’installation de visiophones qui leur permettraient de ne pas être dérangés dans les apprentissages : Où est votre priorité pour l’Education ? Quand ces dispositifs seront ils, enfin, mis en place ?
Quand le personnel de crèche est trop souvent en nombre insuffisant notamment sur les tranches horaires 11h/14H ;
Quand ni l’usager de la médiathèque, ni l’agent, ne trouvent en rayon un document qui n’est pas sorti et qui est donc mal rangé, cela veut dire que les agents n’ont plus le temps de vérifier les rayonnages alors que cela fait partie intrinsèque de leur travail ;
vous nous dites que ces agents là ont été consultés et qu’ils ont accepté, voire demandé, la réduction des horaires d’ouverture.
C’est que vous les avez mis dans des positions impossibles en réduisant les moyens humains dans les crèches et à la médiathèque. Il ne leur reste plus qu’à réduire les horaires d’ouverture aux usagers pour arriver à mieux faire leur travail. C’est un réflexe de survie au travail !

Régulièrement, en conseil municipal, vous vous glorifiez d’avoir tous les agents municipaux derrière vous, de ne pas avoir eu de grève, sans vouloir voir le mal-être au travail des agents municipaux, ni le mécontentement des usagers. Mal-être et mécontentement dont la municipalité actuelle est responsable et que vous ne résoudrez pas avec l’installation de caméras de vidéo surveillance ou protection, comme vous voudrez, et la venue du Tour de France.
Après le DOB, à quand le Débat d’Orientation sur le bien-être dans sa ville ?

Claudine Bonhomme

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Conseil municipal du 18/11/2016 (2)

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire
Intervention concernant  les  Maisons de Quartiers :

En 2015, votre majorité a décidé de ne pas renouveler la convention qui liait la municipalité de Rodez avec la CAF, pour la gestion des 2 centres sociaux situés à Gourgan et St Éloi. La conséquence de cette décision va entraîner la fin annoncée du centre social de Gourgan, équipement de proximité plébiscité par les habitants du quartier et fait réaliser à la commune de Rodez une économie annuelle de 250000 euros.

Cette décision prive aujourd’hui la commune d’un levier en matière d’accompagnement des familles sur ces 2 quartiers grâce à l’action des travailleurs sociaux de la CAF. Par leur professionnalisme, ils contribuaient, en collaboration avec les Assistants sociaux du Conseil départemental, à la prévention de la désinsertion sociale, à la rupture de l’isolement des plus fragiles. Ils effectuaient également un vrai travail de trait d’union entre des populations issues de nationalités et cultures différentes. Ils participaient ainsi à la cohésion sociale de ces quartiers.

Aussi, nous demandons que soit inscrit au budget 2017, la création de trois postes de travailleurs sociaux qui :

  • compenseraient cette perte de levier de la commune,
  • viendraient renforcer l’équipe des agents de la vie des quartiers notamment les animateurs jeunesse.
  • pourraient être intégrés aux deux Maisons de Quartiers que vous avez dit vouloir créer.

Á ce sujet, nous nous étonnons que rien ne soit encore prévu avec les acteurs locaux, les habitants et des membres des 2 comités de quartier pour réfléchir aux futurs contours du projet de ces 2 équipements.

Claudine Bonhomme

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Conseil municipal du 18/11/2016 (1)

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire
Intervention concernant les thématiques social-petite enfance

Mme et Mr, vous ne pouvez pas pallier le manque de structures d’accueil collectif des moins de 4 ans par l’entrée massive des 2 ans dans les écoles maternelles qui n’ont qu’un enseignant et une Atsem par classe loin des taux d’encadrement légaux des structures de la petite enfance.

Nous pensons qu’une véritable action de prévention et de soutien aux familles passe par l’existence d’une structure de multi-accueil collectif pour les moins de 4 ans à la fois sur le quartier Saint Éloi Ramadier où il n’y en a pas et sur celui de Gourgan où il faut la conserver.

Á ces structures devrait être ajouté la création de deux jardins d’enfants pour accueillir avant leur entrée à  l’école les enfants qui ont entre 2 ans et 4 ans car beaucoup de famille quand leur enfant a trois ans (sortie de crèche, fin du congés parental) doivent chercher une école pas trop surchargée de petits qui pourra le prendre.

Familles et écoles sont souvent mises dans des positions impossibles à gérer. Ce n’est pas du rôle des écoles de refuser un enfant et ce n’est pas du rôle des familles de chercher une école qui voudra bien de son enfant. En effet, nous le répétons, dans une classe de petite section on ne peut pas ajouter sans cesse des enfants car il n’y a qu’un enseignant et une ATSEM.

De plus, ce système prive les parents du choix entre école publique et école privée, les faisant s’inscrire là où on veut bien d’eux.

Le jardin d’enfant constitue une structure passerelle entre la toute petite enfance et l’école . Elle prépare parents et enfants à l’entrée à l’école tout en continuant à répondre aux besoins spécifiques de cette tranche d’âge.

Toutes ces structures si elles sont de la compétence de la commune de Rodez sont à être pensées et organisées en lien avec notre partenaire institutionnel de la petite enfance à savoir la CAF qui apporte un soutien technique et financier.

Enfin pour les crèches, nous préconisons le retour à des horaires d’ouverture plus classique c’est à dire 7h le matin et 19h le soir pour une section dans chacune des deux crèches.

Si dans votre document sur le débat d’orientation budgétaire, vous avez totalement omis d’évoquer la petite enfance comme s’il n’y avait pas de besoin, l’action sociale sans objectifs ni chiffrage n’est pas mieux traitée avec un texte plein de vœux pieux et de bonnes intentions.

Malgré l’existence d’un service dédié en maire, dans votre document tout passe par le CCAS et les subventions aux associations caritatives.

Pourtant, les subventions que la Mairie donne au CCAS diminuent de fait chaque année même si le chiffre reste constant dans les documents comptables. En effet chaque année il est trouvé des services effectués par la mairie pour le CCAS qui sont refacturés fort logiquement au CCAS Pour autant la subvention n’en est pas augmentée pour compenser ces dépenses qui n’étaient pas prise en compte jusque là.

Et que dire quand le budget est alourdi par des dépenses juridiques qui auraient pu être évitées !

Nous proposons suite à l’analyse des besoins sociaux (étude d’obligation légale diligentée par le CCAS) la prise en charge des besoins de soutien aux jeunes adultes en plein désarroi social nombreux sur la ville. L’analyse a relevé aussi l’isolement et la précarité énergétique des personnes âgées qui constituent un autre grand chantier. Ces deux axes de prévention et de paix sociale demandent de prévoir des moyens financiers et humains qualifiés ; tout comme la mise en place que vous avez annoncé des maisons de quartier dont vous ne parlez même pas dans votre document introductif de débat.

Claudine Bonhomme

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Question Écrite C.M. du 18/11/2016 (suite)

Ce vendredi 18 novembre Mr le Maire a oublié la question écrite que nous avions soumise à l’ordre du jour, au sujet de la médiathèque. En fin de séance, nous le lui avons rappelé. L’ensemble des conseillers municipaux n’en ayant pas eu connaissance, il a accepté que nous la posions publiquement au sein de l’hémicycle municipal.

Voici sa réponse:

« Il n’a jamais été fait de rapport d’activité et s’il en existait un,  je ne pense pas qu’il vous soit communicable.

  • Nombre de fréquentations : 185 568 alors que la moyenne pour les villes de la strate de 20 000 à 40 000 habitants est de 56 500,
  • Nombre de prêts : 239 597 pour une moyenne des autres villes de 131 400,
  • Nombre d’agents : 17 pour une moyenne des villes à 16,
  • Coût en personnel : 684 859 euros pour une moyenne des villes à 587 400 euros,

Tous ces chiffres sont au dessus de la moyenne alors qu’il y a d’autres médiathèques qui se ont été créées depuis 2008 à Onet Le Chateau, Luc Primaube, Olemps et Druelle donc cela veut dire qu’on fait un super boulot.

Ce service fait un super boulot et a relevé le niveau avec le nouveau directeur depuis 1an et demi. 

Les jeunes font leur shopping gratuit sur internet, il y a d’autres médiathèques sur l’agglo et moins de personnel à Rodez » sous entendant donc on peut réduire les acquisitions.

Mr le Maire annonce également qu’il va appliquer la gratuité pour les moins de 14 ans et pour les scolaires.

Pour ces derniers, la mesure est déjà en œuvre.

Nous avons fait remarquer que s’il y avait plus de fréquentation et plus d’usagers que dans les autres villes et la gratuité pour un public plus nombreux, il fallait un fonds documentaire plus important et donc plus d’acquisitions mais là…

Réflexion d’après Conseil : Pour un Maire qui prétendait qu’il n’existait pas de rapport d’activités de la médiathèque, la précision de ses chiffres en comparaison des villes de même taille, laisse songeur !!! Habituellement, tous les chiffres qu’il a mentionnés sont des données intégrées à ce type de rapport.

En tout état de cause, il n’a pas répondu clairement à notre question essentielle sur la baisse conséquente des moyens financiers pour les acquisitions (livres, CD, DVD) ou plutôt si, il a répondu clairement en expliquant (juste avant de lever la séance) qu’il fallait continuer de baisser les dépenses de fonctionnement de tous les services pour pouvoir baisser la fiscalité et faire venir ainsi des habitants sur la ville…

Tout un programme pour l’avenir du service au public communal !!!

Les élus Rodez Citoyen

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