Archives par mot-clé : comités de quartier

comités de quartier et opacité

Habitante du quartier Cardaillac à Rodez, je comptais me rendre au comité de quartier CARDAILLAC-LAYOULE annoncé dans Centre Presse du 17 novembre au 14 décembre 2016 à 18 h 30.
Quelle ne fut ma surprise de constater qu’à l’heure dite, aucune réunion ne se tenait.
Ayant contacté Monsieur ROCA à la mairie dès ce matin, celui-ci m’a répondu que la réunion avait été avancée au 8 décembre et que cela avait été annoncé dans la Presse.
Bien sûr, tous les citoyens sont obligés de lire la presse pour être informés, c’est bien connu.
Quand je me suis étonnée de cette opacité, il m’a répondu que l’information se faisait par le « bouche à oreille ».
En 2016, bientôt 2017, c’est plutôt étonnant !
Bref, il est évident que la Mairie n’a pas du tout envie que l’on prenne la parole dans ces comités de quartier.
Je m’adresse donc à vous pour la prendre car il se trouve que je réside en face des locaux techniques de RODEZ AGGLO et qu’il est temps de dénoncer les dérives de ses employés visiblement livrés à eux-mêmes.
Je me tiens donc à votre disposition si mes propos vous intéressent.
Bien à vous.

NGUYEN VAN KHANG Sophie

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Démocratie Participative à RODEZ : « De la parole aux actes » ?

Dans « RODEZ notre ville », n°24-décembre 2016, reçu par chaque foyer ruthénois dans sa boîte aux lettres, Mme HERMENT-BULTEL adjointe au Maire à la vie des quartiers écrit :
 « Depuis leur création, près d’une centaine d’actions a été réalisée ou impulsée avec le concours des 8 comités de quartier. Ainsi les habitants sont-ils associés à une réflexion permanente. Elle leur permet de contribuer aux aménagements urbains des quartiers, en étroite collaboration avec le tissu associatif et les acteurs économiques de proximité ». Suit pour chaque quartier l’énumération de quelques-unes de ces réalisations.
 Je ne peux pas me prononcer pour tous les quartiers, la communication étant très opaque. Mais les habitants – qui pour la plupart ne connaissent pas encore leur comité de quartier !- sauront sans doute repérer cette centaine d’actions qui n’ont pas manqué de modifier leur environnement … 
Membre du Comité de Quartier Gourgan-Paraire (CQ4), voici mon point de vue sur les « réalisations » annoncées par la mairie pour ce quartier.

  • « Participation » à la création d’un city stade. 
C’est une demande des jeunes du quartier formulée de longue date, bien avant la mise en place de la Démocratie Participative fin 2014. Demande confirmée lors de la réunion « jeunes du quartier/ membres du CQ4 » le 21 Janvier 2016. Aujourd’hui, fin décembre 2016, aucune nouvelle. Le projet (plan- choix de l’emplacement-coût de cet investissement) n’a pas été discuté ni entériné en réunion de Comité de Quartier. Quand sera-t-il réalisé ? Pas d’information !
 À ce jour c’est un projet mais pas une « réalisation ».
  • « Participation » à l’aménagement d’une aire de jeux pour enfants. 
Une aire de jeux pour les tout petits existe à l’entrée de la cité du Petit Nice, au pied des HLM. Mais elle est mal équipée, trop restreinte, peu attirante en l’état. Une autre pour les 8-12 ans serait souhaitable, d’autant que le nouveau Centre de Loisir squatte les équipements existants et en prive les enfants du quartier. Les membres du CQ4 ont abordé cette question à plusieurs reprises, notamment en réunion le 30/11/2015. À cette occasion, Mme HERMENT-BULTEL a informé le CQ « qu’un processus de requalification des aires de jeux était en cours sur toute la ville. Que des choix d’équipements seraient proposés par la mairie ». Pour les 3 aires de jeux possibles repérées dans le quartier, le CQ a souhaité soumettre les projets aux habitants du quartier, notamment aux jeunes, avant tout choix d’équipement.
 Aujourd’hui, fin décembre 2016, aucune nouvelle. Pas de choix d’équipement proposé par la mairie au CQ4. Pas de lieu d’implantation ni de budget prévu discutés en CQ4.  Silence depuis 13 mois sur ce sujet. 
Mais, oh surprise ! Page 20 de « RODEZ notre ville » il est indiqué : Création d’une aire de jeux pour enfants (75 000 €). Création, ou rénovation de l’aire de jeux existante ? Avec quels équipements? À quel emplacement ? Nous ne sommes ni informés ni consultés.
 Là encore un projet mais pas de « réalisation ».
  • « Participation » à la création de la nouvelle maison de quartier. 
Depuis l’annonce, par la mairie, du remplacement du Centre Social CAF par une Maison de Quartier – projet pour lequel le CQ n’a jamais été consulté- nous demandons que la Mairie nous présente ce projet. À la réunion du 10 Mars 2016 Mme HERMENT-BULTEL indique que « les choses sont très bien avancées  pour ce qui concerne l’organisation des activités qui seront proposées au sein de la MQ : Animation- Rencontres- Gestion de l’espace- Peut-être de nouvelles activités seront proposées par de nouvelles associations. « Il y aura plus d’agents de la Mairie que par le passé (2 + 1 vacataire) ».
 « Le volet social c’est autre chose, il reste à être précisé. Le volet social sera assuré par l’intervention de personnels du Conseil Départemental, du CCAS, de l’UDAF. La CAF restera présente sur ses missions ». Rassurante, Mme HERMENT-BULTEL indique que « le projet MQ sera co-construit et piloté par « le Conseil de Maison ». Celui-ci regroupera les représentants de tous les acteurs appelés à intervenir dans la MQ (associations- UDAF- Conseil Départemental- CCAS…). Le CQ4 y a bien sûr sa place ».
 Elle propose que «la première réunion du Conseil de Maison ait lieu le Jeudi 24 Mars 2016, à 18h30, au Centre Social de Gourgan. En ouverture de cette réunion M. Stéphane ALBERNY présentera le projet de MQ ».

La réunion du 24 Mars a bien eu lieu. Mais les membres du CQ4 étaient seuls ! 
M. Stéphane ALBERNY, directeur de la vie des quartiers, a bien présenté un vague projet d’organisation. Dans celui-ci le CQ4 serait « au cœur du réacteur, le Conseil de Maison, qui va se mettre en place ». Depuis « silence radio » ! Rien de concret. Où et quand le CQ4 a-t-il participé à « la concertation avec la Régie de territoire, Rodez agglo habitat et la CAF » mentionnée page 18 du bulletin municipal ? Jamais ! 
Encore un projet mais pas une « réalisation ».

La mairie dans « RODEZ notre ville » déploie un véritable écran de fumée pour masquer l’indigence de résultats concrets après 2 ans de Démocratie Participative. À ce jour, seuls les projets proposés par la mairie et qui n’engagent pas de dépenses ont été concrétisés (sens de circulation- zone bleue). Mais les projets émergeant réellement des quartiers et nécessitant un investissement restent en souffrance. 
C’est décourageant et frustrant pour tous les citoyens bénévoles qui s’investissent sans compter dans les Comités de Quartier. On en vient à se demander si la Démocratie Participative n’est pas pour la Mairie seulement un alibi et un effet d’annonce à vocation publicitaire. Veut-elle vraiment entendre la parole des citoyens et lui donner les moyens de réussir ? On peut en douter.

Comment pourrait-il en être autrement quand on voit :

  • que le seul agent communal affecté à la Démocratie Participative (8 Comités de Quartier + le Conseil des Ainés+ le Conseil des Jeunes) n’y est même pas affecté à plein temps, ne semble pas avoir de fiche de poste claire, n’est pas formé pour l’animer ;
  • que les météores qui passent pour le seconder ne sont pas au courant des dossiers et sont le plus souvent requis par d’autres engagements ;
  • qu’aucun compte rendu officiel des travaux des comités n’est publié sur le site de la Mairie, les habitants n’ayant droit qu’à un vague trombinoscope et des listes erronées des membres ;
  • que les élus de la majorité municipale sont si peu nombreux à participer aux réunions des CQ, à manifester le moindre intérêt pour celles- ci.

Cerise sur le gâteau : en séance publique du Conseil Municipal (18/11/2016) M. le Maire agite avec frénésie au nez de l’opposition municipale, la copie d’un article du « Monde » qu’il présente comme relatant l’échec de la mise en place de la Démocratie Participative dans la ville de Grenoble, et s’en réjouit vivement… Comment alors souhaiterait-il sa réussite à Rodez ? 
Paraphrasant le slogan publicitaire municipal, et malgré l’énergie déployée par Mme HERMENT-BULTEL, je crains fortement, comme d’autres, que la Démocratie Participative à Rodez reste « de la parole… à la parole » !

Jean-Pierre ROGER


Membre du CQ4 et du Conseil des Aînés.

gourgan

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Réponse sur les maisons de quartiers

A l’occasion du Conseil municipal du 18 décembre 2015, nous avions posé la question écrite :

« Suite à vos déclarations publiques concernant votre projet de transformation des centres sociaux de Gourgan et de St Eloi-Ramadier, que vous gérez à ce jour avec la CAF, en maisons de quartier sous gestion municipale, nous vous prions de bien vouloir informer le Conseil Municipal sur l’avancée de ce dossier.
Nous souhaiterions connaitre les projets sociaux et culturels que vous allez mettre en oeuvre dans ces maisons de quartier, mais aussi les budgets d’ investissement et de fonctionnement que vous avez prévus ainsi que l’organigramme des personnels employés par la mairie qui vont travailler dans ces structures nouvelles. »

Réponse du Maire … en 2 mn 30
La CAF garde la responsabilité de la politique familiale. Pour les Maisons de quartier, il y aura des projets dans le cadre de la démocratie participative. La première adjointe travaille avec les comités de quartier. Elle a fait deux réunions de consultation des habitants, il en faudra deux, trois, quatre de plus. «Il faut des actes. Je ne peux pas répondre aujourd’hui à la question posée car la majorité est dans une démarche de «co-construction» …

Commentaires
Nous regrettons qu’à ce jour, le projet des Maisons de quartier, évoqué dans la presse, n’ait jamais été présenté aux élus dans le cadre des commissions municipales. Un bon fonctionnement démocratique , comme le prévoit le Code Général des Collectivités, imposait que les comités consultatifs soient saisis .
Une décision de cette importance aurait mérité un débat approfondi en Conseil Municipal. Nous n’avons pas pu l’obtenir.
Par ailleurs, Monsieur le Maire nous informe que la co-construction des futures Maisons de quartier serait déjà mise en œuvre avec les habitants. Nous le félicitons de son souci de démocratie participative. Mais les paroles ne remplacent pas les actes : à ce jour, les Comités de Quartier n’ont jamais été informés du devenir des Centres Sociaux, ni sollicités pour une quelconque réflexion sur ce qui pourrait les remplacer.
Il est d’ailleurs probable que, s’ils avaient été consultés sur une décision qui supposait l’éloignement de la CAF et des services de proximité, les habitants s’y seraient opposés. Nul doute que nous ayons donc prochainement à reparler de cette situation pour laquelle nous restons très vigilants.

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À RODEZ un démarrage difficile pour la DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Le Conseil Municipal dans sa séance du 27 octobre 2014 a décidé de mettre en place des Comités de quartier pour répondre à un besoin de démocratie participative exprimé pendant la campagne électorale principalement par la liste Rodez Citoyen. C’est une initiative heureuse mais les méthodes actuellement mises en œuvre s’avèrent peu propices à faire naître une véritable démocratie participative.

Définir des quartiers

D’abord il y a eu la gestation secrète ; pendant l’été 2014, via Centre Presse, une graine jetée au vent : Rodez pouvait être divisé en 10 quartiers… Et puis plus rien.

Et voilà que début octobre la presse révèle que la Mairie a choisi une organisation en 8 quartiers.

Bon, pourquoi pas.

Mais à ce stade, la plupart de vos élus ne disposaient d’aucune information et cette décision n’avait même pas été soumise au Conseil Municipal ! Alors, s’il est possible de se passer des avis de la démocratie représentative, comment imaginer qu’une concertation avec les résidents aurait pu être utile … Drôle de naissance.

Désignation des participants aux Comités de quartier

La Mairie annonce ensuite que les habitants devant participer aux Comités de quartier seront tirés au sort sur les listes électorales : drôle de choix !

Les listes électorales ne sont pas vraiment à jour, beaucoup de Ruthénois(es) votent ailleurs, certains votent à Rodez mais n’y habitent pas. Et quid des résidents qui ne votent pas, quid des Ruthénois étrangers (hors CE) : ils ne sont pas citoyens ?

Donc, certaines lettres reviennent à l’expéditeur, d’autres restent sans réponse.

Faute d’un accompagnement de la démarche, en l’absence d’une information véritable susceptible de les mobiliser, les citoyens tirés au sort sont peu nombreux à répondre favorablement à l’invitation.

La Mairie doit donc organiser un nouveau tirage au sort, avec un résultat identique… et aujourd’hui encore les Comités de quartier peinent à réunir la totalité de leurs membres Plutôt que de les laisser fonctionner parfois au tiers de leur effectif, ne peut-on pas imaginer des critères de constitution qui n’excluent pas les candidatures spontanées et les bonnes volontés locales ?

Les premiers pas des comités de quartier

Dès les premières réunions, bien logiquement les habitants souhaitent s’exprimer sur les limites fixées à leur quartier, le nom qu’on leur a attribué, les règles de fonctionnement qu’on a pensées pour eux… Le temps de débat est vraiment très bref : il faut voter la Charte de fonctionnement, élire le co-président, avant même que les tâches aient été clairement identifiées.

Les réticences quand elles s’expriment semblent reçues comme des critiques et donnent lieu à de longues justifications qui plombent la discussion.

On peut même entendre à l’occasion : « Ah ! mais s’il fallait écouter tout le monde ! » (sic)
Les Comités de quartier ne sauraient se limiter à des chambres d’enregistrement pour les projets de la mairie Ils doivent, à notre sens, être des forces de propositions pour faire émerger des projets en lien avec les besoins de la population.

Accompagner une réflexion collective, aider un groupe à construire ces projets, nécessitent une réelle volonté de promouvoir la parole et la créativité de chacun pour la recherche de l’intérêt commun.

A ce stade de la mise en place des comités, le Collectif Citoyen à de fortes interrogations sur ces points.

Comment faire avancer une réelle démocratie participative

La majorité municipale expérimente maintenant toute la difficulté de la mise en œuvre d’une vraie démocratie participative. Le Collectif Citoyen du Grand Rodez est bien conscient de cette difficulté. Cependant, le jeu en vaut la chandelle et nous réaffirmons que le citoyen doit prendre toute sa place dans les choix qui impactent sa vie au quotidien.

Les élus de Rodez Citoyen ont fait des propositions non retenues. Mais nous restons cependant mobilisés et prêts à œuvrer pour que cette démarche réussisse.

C’est le sens de l’action que nous avons initiée au Faubourg et à St Éloi : aller à la rencontre des habitants, des acteurs sociaux, des commerçants pour connaitre leurs besoins ; découvrir dans chaque quartier les points forts à valoriser ; identifier les manques qui pénalisent le vivre ensemble ; soutenir la réflexion collective pour y trouver des réponses adaptées…

C’est un travail passionnant et qui, lui, révèle des trésors d’énergie mobilisable.

Alors, si la voie tracée par la Mairie n’est pas très satisfaisante, elle a au moins le mérite d’exister

Participons aux Comités de quartier quand c’est possible, collaborons avec eux, proposons d’autres voies, mais réussissons tous ensemble.

Il en va de l’intérêt de tous.

Pour le Collectif Citoyen du Grand Rodez,

  Danielle Roger

Comité de quartier de Gourgan

 

Pour compléter votre information :

http://www.ville-rodez.fr/fr/rodez-vie-municipale/quartiers-rodez/index.php

Dans la plupart des quartiers, il est encore possible de postuler au titre des acteurs sociaux (membres d’associations du quartier) ou au titre des acteurs économiques (commerçants, artisans, professions libérales).

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