La littérature dans l’Aveyron de 1950 à nos jours, de Jean DIGOT à Robin COOK

Jeudi 5 mars à 20h45

à la salle de la Maison des associations

15 avenue TARAYRE 12000 RODEZ

Un Débat-Anthologie animé par René DURAN

Organisé par le Cercle du Faubourg et la Librairie Mot à Mot

22 écrivains en langue française

19 écrivains en langue d’oc

2 écrivains en langues immigrées

En tout, 14 tendances, générations ou genres

ENTRÉE LIBRE & Meilleur accueil

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Intervention de Matthieu LEBRUN le 3 février 2015 au Conseil d’agglomération du Grand Rodez #1

Le Conseil du Grand Rodez s’est réuni mardi 3 février 2015.
Plusieurs points de l’ordre du jour ont donné lieu à des interventions de Matthieu LEBRUN au titre du groupe Rodez Citoyen :

Demande de retrait des communes de Baraqueville, Camboulazet et Manhac de la communauté d’agglomération du Grand Rodez (délibération n°5)

Monsieur le Président la délibération qui nous est présentée ce soir, concernant le retrait des communes de Baraqueville, Camboulazet et Manhac de la communauté d’agglomération du Grand Rodez, m’amène à faire plusieurs observations :

  • Tout d’abord ces décisions prises par les conseils municipaux de ces trois communes, renforcées pour deux d’entre elles par des consultations citoyennes, doivent conduire notre conseil communautaire à se réinterroger sur les causes de ce retrait.
    Alors que tous les élus conviennent aujourd’hui de la nécessité de voir se regrouper les collectivités, pour mieux faire face aux enjeux de demain et en relever les défis, il semble que le Grand Rodez manque particulièrement d’attractivité. Si on y regarde de plus près on pourrait même s’étonner que des communes à proximité de notre agglomération comme Flavin et Agen d’Aveyron par exemple, n’aient pas pris aussi l’initiative de se rapprocher de la Communauté d’Agglomération. Ce manque d’attractivité ne serait il pas dû à un projet d’agglomération qui, aujourd’hui, ne permet pas aux territoires voisins de se projeter et donc aux communes d’y trouver leur place ?
    Au-delà du projet, il me semble également que ces décisions prises par les communes, révèlent un problème de méthode dont notre conseil est responsable. L’élargissement de l’agglomération ne se décrète pas par de simples déclarations médiatiques. C’est un vrai projet qui comme tout projet se construit dans le temps sur la base d’une confiance réciproque, où chacun peut trouver sa place et où chaque commune se sent respectée.
  • Ma seconde observation concerne la proposition que le bureau de la communauté d’agglomération émet dans cette délibération, en soumettant le projet d’intégrer au Grand Rodez l’ensemble de la Communauté de Communes du Baraquevillois nouvellement réunie.
    Une fois encore, ne commettrions nous pas une faute de méthode en « proclamant » cette proposition alors même que les situations de conflits et de tensions que nous avons pour partie largement générées, ne sont pas encore apaisées ?
    Cette proposition d’intégration surgissant ce soir, sans même avoir, en amont, pris les contacts nécessaires avec les responsables de la Communauté de Communes du Pays Baraquevillois me paraît véritablement surréaliste, d’autant plus quand on sait qu’eux mêmes de leur côté ont engagé une réflexion d’élargissement de leurs territoires avec d’autres Communautés de Communes voisines à la leur.
  • Enfin mon dernier commentaire sera pour la formulation d’une des phrases de la délibération que vous nous soumettez ce soir et qui à de quoi laisser songeur. Vous me permettrez de la citer dans son intégralité : « La situation créée par cette demande de retrait des communes de la Communauté d’Agglomération du Grand Rodez est dans ce contexte atypique et sans exemple récent ». Par cette formulation et au regard de la situation conflictuelle créée entre notre communauté d’agglomération et les élus du Baraquevillois, vous induisez un jugement quant à des décisions qui ont été prises par des collectivités locales de manière légitime et reconnue. A nouveau, vous creusez un peu plus le fossé de la confiance qui sépare le Grand Rodez des territoires ruraux voisins.
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Intervention de Matthieu LEBRUN le 3 février 2015 au Conseil d’agglomération du Grand Rodez #2

Débat sur les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) (délibération n°8)

Mr le vice président, vous nous avez présenté ce soir les axes du PADD qui exprime la politique suivie en termes d’organisation du développement des territoires en matière économique, environnementale, touristique et d’habitat permettant de choisir et anticiper les évolutions futures de l’agglomération. Vous nous indiquez que chacun des conseils municipaux de l’agglomération vont devoir échanger et débattre de ces orientations.

Ma question est de savoir, si, à l’instar de ce qu’ont réalisé plusieurs communautés de communes de l’Aveyron à propos de leur PADD, vous prévoyez également de présenter ce document à la population de l’agglomération afin que les habitants de ce territoire puisse aussi avoir la possibilité d’exprimer leur avis, leurs observations voire même leurs propositions d’amendements ?

Mr Sadoul a répondu qu’une réunion publique serait organisée.

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Intervention de Matthieu LEBRUN le 3 février 2015 au Conseil d’agglomération du Grand Rodez #3

Exploitation du service public de l’assainissement collectif à partir du 1er janvier 2017 (délibération n°21)

Débat au sein de l’hémicycle de l’agglomération avant mon intervention :

Jean Albert Bessières, conseiller communautaire, en préalable à mon intervention, a exprimé sa colère quant à la manière dont le bureau de l’agglomération avait pris la décision de confier en délégation de service public le service de l’assainissement collectif à l’entreprise VELIA EAU et SAUR. Il a dénoncé, qu’en prenant cette décision, le bureau de l’agglomération ne respectait pas l’expression démocratique en son sein. En effet, il a expliqué que depuis plusieurs mois un comité de pilotage auquel participaient plusieurs conseillers municipaux des différentes communes de l’agglomération, s’était réuni à 5 reprises pour réfléchir à la pertinence de confier ce service en délégation de service public à une entreprise ou que le Grand Rodez le prenne en régie directe.

Les conclusions de ce comité de pilotage avaient abouti à une large majorité, à un avis favorable pour une régie directe. Cette décision, même si les avis étaient plus partagés, avait été également suivie par les membres de la commission organique communautaire.

Mr GAYRARD, Vice président de l’agglomération, en charge de ce dossier, a justifié cette décision en arguant du fait que les économies engendrées n’étaient pas substantielles, que le coût d’une telle décision allait pour les deux années à venir être lourde pour le budget de l’agglomération, que le temps imparti pour faire face à la nouvelle organisation en régie directe (une trentaine de salariés) était trop court et enfin, que les responsabilités juridiques incombant à la collectivité pour un tel service étaient trop importantes, qu’il valait donc mieux les laisser à une entreprise dont cette activité est le métier.

Il a cependant reconnu qu’il regrettait que les membres du bureau, avant de prendre cette décision et de la présenter au conseil d’agglomération, ne soient pas revenus vers la commission organique pour expliquer leur choix.

Intervention de Rodez Citoyen :

Mr le vice président, je voudrai dire sur la forme tout d’abord que je souscris aux propos de Jean Albert Bessières quant aux non respects des règles de démocratie dont le bureau de l’agglomération a fait preuve en prenant une décision inverse à l’expression majoritaire d’élus, qui avaient engagé un travail de réflexion approfondi sur ce sujet. Même si j’entends votre regret de ne pas être revenu vers les élus de la commission organique pour expliquer vos choix, on ne peut que réprouver une décision aussi unilatérale et s’interroger sur l’utilité des commissions.

Sur le fond ensuite, je pense que sur un sujet aussi fondamental que celui de l’eau, une réflexion sur un projet comme celui-ci doit s’inscrire dans le temps et non de manière précipitée. On doit anticiper bien avant une échéance comme celle d’une délégation ou non de service public, pour permettre de prendre et mettre en œuvre des décisions dans de bonnes conditions et pour l’intérêt de tous.

Enfin, le bureau de l’agglomération justifie sa décision au regard du peu d’économie qu’engendrerait une internalisation à l’agglomération du service de l’assainissement. Là encore, je suis convaincu que tous les projets ne doivent pas uniquement et exclusivement être étudiés par le prisme du diktat de l’économie « à tout va ».

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