Intervention de Matthieu LEBRUN le 3 décembre 2014 au Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale de RODEZ

Le Conseil d’administration du CCAS s’est réuni vendredi 3 décembre 2014. Le point essentiel de l’ordre du jour était consacré à l’avenir de l’EHPAD St Jacques (Etablissement d’Hébergement de Personnes Agées Dépendantes) géré actuellement par le Centre Hospitalier de Rodez.

A cette occasion et à la demande du Président du CCAS, le cabinet Archigram a présenté l’étude de faisabilité du transfert de l’EHPAD St Jacques dans de nouveaux bâtiments situés dans la zone de Combarel (étude commandée par l’Office Public HLM qui pourrait devenir le maître d’ouvrage du projet). Cette étude portait à la fois sur une présentation des plans du futur EHPAD et sur les aspects financiers relatifs au fonctionnement de cette structure.

Après cette présentation, le Président du CCASS, avant d’engager le débat avec les administrateurs, a souhaité donner son avis en indiquant que si le projet soumis était séduisant, il restait dubitatif quant à un éventuel positionnement du CCAS dans la reprise de la gestion future de cet établissement pour deux raisons essentielles :

  • Le prix de journée/résident, s’élevant à environ 64 € (le prix moyen d’un EHPAD neuf sans apport financier à l’investissement, s’évalue actuellement en Aveyron autour d’une soixantaine d’€) posait problème puisque les deux autres EHPAD gérés par le CCAS ont une tarification qui oscille entre 45 et 50 €.
  • Les subventions pour ce type de projet sont beaucoup moins importantes fustigeant notamment le désengagement du Conseil Général, ne permettant donc pas de diminuer significativement le prix de journée pour les résidents.

Sur le sujet voici la position que j’ai exprimée au nom du groupe d’élus « Rodez-Citoyen ».
Avant de prendre une décision, il était indispensable que les membres du CCAS abordent la réflexion non pas de prime abord sous l’angle financier, mais avant tout en s’interrogeant sur les éléments suivants :

  1. Existe t’il une demande sociale sur le territoire de l’agglomération pour un tel service et les demandes en matière d’hébergement des personnes âgées dépendantes sont-elles satisfaites aujourd’hui ? A titre d’information, actuellement une centaine de demandes ne peuvent être satisfaites par les différents établissements de l’agglomération.
  2. Posons-nous le fait qu’il est essentiel que les 80 places d’accueil de l’EHPAD St jacques (intégralement habilitées à l’aide sociale par le Conseil général) demeurent dans le secteur public, au risque dans le cas contraire de voir le secteur privé lucratif s’emparer de ce projet ?
  3. Au regard des réponses apportées aux questions précédentes et des choix politiques posés, quels moyens les collectivités (mairie et agglo) mettent en œuvre pour y répondre ou non ?

Enfin, j’ai également défendu le fait qu’il me semblait plus pertinent, dans la mesure où nous déciderions que ce projet reste dans le domaine public, que cet établissement soit géré par le CCAS et non l’Hôpital dont ce n’est pas le cœur de métier.

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VŒUX 2015 des élus du groupe Rodez Citoyen

Le texte ci-dessous est le texte des vœux aux ruthénois et ruthénoises qu’avaient préparé les élus du groupe Rodez Citoyen et qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’exprimer lors de la cérémonie des vœux organisés par le Maire de Rodez le 15 Janvier dernier.

La cérémonie des vœux 2015 ne peut être une cérémonie comme les autres car le contexte est totalement différent des années habituelles.

Contexte différent, car lié aux attentats, horribles, meurtriers, qui ont porté atteinte à la fois à la liberté d’expression, à la liberté de religion et aux forces de l’ordre de la République.

Contexte différent, parce que lié à la réponse apportée, dimanche 11 janvier 2015, à l’unisson par les citoyens et politiques, quelque soit leur sensibilité.

Une vague unitaire, une vague solidaire, une vague citoyenne ont déferlé sur notre pays.

Notre République, qui porte des valeurs de démocratie, de liberté, de laïcité, a suscité comme jamais, un élan exceptionnel et ce, même au-delà de nos frontières.

Riche de nos différences et ensemble pour porter plus haut la laïcité, le respect, la tolérance, la liberté d’expression, les valeurs de la démocratie,

A tous les Ruthénois et ruthénoises,

Nous formulons le vœux d’un Rodez tolérant, et respectueux des différences,
Nous formulons le vœux d’un Rodez solidaire,
Nous formulons le vœux d’un Rodez engagé par la mobilisation de ses citoyens à la construction du vivre ensemble dans notre cité.

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Citoyens du pays de la liberté

Nous-sommes-Charlie

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Intervention de Bruno Bérardi lors du conseil d’agglo le 16 décembre 2014

1.Questions

Au chapitre 65, quels sont les postes impactés pour arriver à une baisse de 5% des montants prévus ?
On note une différence prévisonnelle de 1,9M€ entre les recettes et les dépenses muséales. Est-ce bien réaliste? Par ailleurs la gestion du musée D.Puech a été évaluer à 260k€ sur les trois dernières
années et la prévision budgétaire 2015 l’évalue à 230k€. Cela traduit il une baisse de l’activité ?
On note, p9, une dépense d’investissement de 60k€ pour le pole des expositions : de quoi s’agit il ?

2. Intervention.

Monsieur Teyssedre,

Je constate une marge brute de 7,5M€, une marge nette de 2,7M€ qui se reconstitue et un ratio d’endettement qui baisse (7.5 ans).

Je constate un début d’inversion des indicateurs financiers qui s’améliorent. Cela traduit un changement de cap qui était inévitable à moins d’aller dans le mur, je m’en réjouis.

Je tiens malgré tout à tempérer vos propos: contrairement à ce que vous dites, l’Agglomération aura bien recours à l’emprunt en 2015 mais pour un montant limité de 3M€ (p22 du doc) et cela concerne les budgets annexes.

Je suis personnellement satisfait que vous ayez trouvé une certaine approche budgétaire plus raisonnable, moi qui ai dénoncé le sur-investissement de l’Agglomération depuis plusieurs années, ce qui nous a conduit à un recours inconsidéré à l’emprunt avec des ratios d’endettement dangereux.

Cela dit je m’interroge sur la pertinence de cette politique d’investissement en YOYO qui consiste à serrer la ceinture dans les premières années du mandat pour ouvrir les vannes des investissements dans les trois dernières années ! Je ne pense pas que cela soit sein ni pour notre collectivité ni pour l’économie locale qui a besoin de visibilité et de continuité.

Je dis que ce n’est pas bon pour notre collectivité car consacrer 900k€ (p19 du doc) pour la deuxième année consécutive à l’investissement dans les réseaux pluviaux ne couvre pas le besoin annuel d’entretien/renouvellement de ces réseaux pourtant indispensable ! Le risque est d’avoir des réseaux inaptes à «encaisser» des épisodes pluvieux… !

Je dis que ce n’est pas bon non plus pour notre collectivité en constatant pour la nième année consécutive l’absence d’investissement dans les parcs relais qui sont pourtant un maillon indispensable dune politique cohérente des transports publics.

Le problème est que les chiffres de ce Budget Primitif représentent une prévision à un instant T : ils ne disent pas tout. L’amélioration constatée aujourd’hui cache, à mon sens des sujets d’inquiétude:

La baisse annoncée des dotations d’État dans les années à venir et la hausse de notre contribution au Fonds de péréquation vont diminuer de manière plus forte encore qu’aujourd’hui nos recettes. Votre stratégie de rechange qui consiste à imposer des baisses continuelles de charges de fonctionnement atteint vite sa limite ! Elle se traduit par une baisse de la qualité du service public et par une pression inacceptable sur les agents (non remplacement ou remplacement tardif des départs ou des congés longue durée,…).

Et je dis cela avec d’autant plus de d’interrogation qu’un des leviers dont dispose l’Agglo à travers la refonte de la Dotation de Solidarité Communale-DSC- (dotation versée par l’Agglo aux communes, reconduite en l’état d’année en année…) et l’élaboration d’un pacte fiscal intercommunal sont au point mort. Ce pacte fiscal dont on parle chaque année, à l’occasion du débat budgétaire depuis 7 ans déjà est un vrai «serpent de mer»: invisible et insaisissable ! Or la véritable solidarité communautaire se trouve dans le pacte fiscal et non plus dans cette DSC qui a eu un intérêt historique mais qui aujourd’hui n’est plus durable.

Le «projet d’agglo», corollaire du «pacte fiscal», est lui aussi introuvable ! Et ne parlons pas non plus de la nécessaire mutualisation: absente des débats, nous devrions pourtant en connaître les contours mais je crains qu’elle ne se résume qu’ à une machine de guerre contre le personnel et à une dégradation des services rendus au public.

Après 2014, qui était un budget de transition, voila en 2015 un budget sans vision d’avenir ! Ce qui pose problème pour un territoire qui, à vous entendre, ambitionne de tirer la dynamique économique du département !

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