Le musée Soulages un an après : L’Express nous interroge…

Quelles étaient les réticences à l’égard du projet au moment de son lancement ?

Nos réticences concernent la démesure du projet pour une petite ville comme Rodez et restent d’actualité. L’endettement de la communauté d’agglomération atteint des limites hautes. Pour le moment ce Musée bénéficie de la notoriété de Soulages et de l’effet nouveauté. Qu’en sera-t-il dans 2 ou 3 ans ?

Nos réticences viennent aussi du fait que le budget Musée Soulages prive les autres secteurs de la culture du soutien de la collectivité territoriale.

Où en est la situation aujourd’hui ? Les polémiques sont-elles apaisées ? Les réticences sont-elles moindres, au vu des premiers résultats de fréquentation et des retombées économiques pour la région ? 

Le débat portait sur le fait de faire ou de ne pas faire un musée de plus pour accueillir les œuvres de Soulages. Une fois construit ce débat s’arrête de fait .

Par contre le débat sur la capacité de l’agglomération à dégager un budget de fonctionnement suffisant pour faire vivre sur la durée les trois musées persiste et ce malgré la bonne fréquentation des premiers mois qui nous réjouit. Il faut reconnaître aussi que l’aménagement des espaces (ancien jardin public) autour du musée est une réussite et ouvre à la ville un site qui était autrefois clos. De plus nous ne pouvons que nous féliciter de l’augmentation de la fréquentation des deux autres musées : Denys Puech et Fenaille grâce au ticket d’entrée commun.

Avez-vous des craintes pour l’avenir ? Le musée Soulages est-il toujours un enjeu politique ?

Le musée Soulages restera toujours un enjeu politique local… mais aussi national quand on voit comment sont mis à mal tous les événements culturels de cet été ( suppression de plus de 300 festivals nationalement). Comment ce musée arrivera-t- il à maintenir sa notoriété dans ce contexte ?

Tout dépendra de la capacité (moyens financiers, réseaux culturels…) à faire venir des collections temporaires de qualité.

Or nos craintes sur la globalité du budget de la culture et sur la capacité de l’agglomération à faire vraiment fonctionner trois musées sont plus que jamais d’actualité dans cette période où le président de l’agglomération cherche des économies de fonctionnement partout.

Pourriez-vous me donner des renseignements sur l’endettement de l’agglomération et sur les économies que cherche à faire son président ?

L’encours de la dette de la CA du Grand Rodez est au 31/12/13 (chiffres site bercy colloc) de 78 567 000€ soit 1405€/hab et l’annuité de  8 137 000 € soit 145€/hab. À titre de comparaison la CA d’Albi  l’encours : 1350€/hab et l’annuité 85€ hab,
celle de Cahors l’encours : 634€/hab et l’annuité 85€ /hab et
celle de Tarbes l’encours :134€/hab et l’annuité 12€ /hab
Les chiffres 2014 ne sont pas encore publiés.

Vous dites que le budget du Musée Soulages prive d’autres secteurs de soutien financier : lesquels ? Est-ce dans le domaine de la culture ou dans d’autres domaines également ?

Le musée est essentiellement en concurrence avec les autres domaines culturels mais par contre les économies se font aussi dans les trois musées notamment au niveau du personnel et nous avons toujours une crainte sur l’avenir à long terme particulièrement  pour le musée Denys Puech. L’aire de jeux , 240 000€, a neutralisé la réfection de celle du quartier Gourgan a empêché la création d’aires sur Bourran, quartier jeune, où il n’y a rien pour les Petits. Peut-on considérer tout cela comme négligeable par rapport à la vie de tous les jours des citoyen contribuables ?

Jean-Marie Maurel – Claudine Bonhomme – Alain Misrahi

 Interview du Collectif Citoyen
à paraître prochainement dans l'Express
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La caravane à nouveau dans les quartiers !

Bandeau Haut CCdGRNous avons trois élus à la Mairie de Rodez, et un à la Communauté d’Agglomération. Ils sont soucieux de porter les attentes de la population au sein du Conseil Municipal et du Conseil d’Agglomération.

C’est pourquoi nous revenons vous consulter.

Pour donner votre avis, vous pourrez rencontrer des membres du Collectif Citoyen autour de la Caravane qui sera dans votre quartier :

  • A SAINT ELOI : près du Centre Social, le Jeudi 2 AVRIL de 15h30 à 17h.
  • AU FAUBOURG : place du Marché, le Vendredi 3 AVRIL de 16h à 18h.
  • A SAINT ELOI : près du Centre Social, le Jeudi 9 AVRIL de 15h30 à 17h.
  • AU FAUBOURG : place du Marché, le Vendredi 10 AVRIL de 16h à 18h.
  • A RAMADIER : le Samedi 11 AVRIL de 10h à 12h.

Après cette consultation citoyenne, vous serez invités à une rencontre dans votre quartier pour partager le résultat de nos échanges.

A bientôt, donc, et merci de votre collaboration !

CAMINAREM

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Quand Christian Teyssèdre « dérape »…

« Tout ce qui est exagéré est insignifiant ». Cette phrase de Talleyrand devenue célèbre a justifié notre silence après la publication, dans les journaux locaux (4 et 5/03), des propos outranciers et méprisants prononcés par Christian Teyssèdre à l’encontre des élus de Rodez Citoyen, en réponse à la conférence de presse sur le social que ceux-ci venaient de tenir le 3 mars.
Suite à ces articles, en tant que membre du Collectif Citoyen du Grand Rodez, je tiens à interpeller Christian Teyssèdre :
Monsieur le Maire, je vous invite à vous reporter une vingtaine d’années en arrière. Vous étiez au début de votre carrière politique. Vous n’étiez pas encore –mais vous en aviez la forte ambition- le professionnel de la politique que vous êtes aujourd’hui, concentrant beaucoup (trop !) de pouvoirs entre vos mains, en cumulant fonctions et rémunérations.
Durant vos premiers mandats dans l’opposition, n’avez-vous jamais « pesté » de ne pouvoir disposer, en temps opportun, de toutes les informations requises sur un dossier, détenues par la majorité d’alors qui, elle, bénéficiait du travail efficace des services de la mairie ? Si, bien sûr…
Les conditions peu favorables à l’exercice démocratique de l’opposition vous ont-elles empêché de vous exprimer – même imparfaitement – devant la Presse et en Conseil Municipal ? Non et vous avez alors bien fait.
Toute question mérite débats et échanges dans un climat serein et empreint de respect. C’est ainsi que l’exercice démocratique doit se pratiquer. Ce n’est que par le débat, l’expression plurielle et la contradiction que chacun(e) peut se forger sa propre opinion. Malheureusement, je constate que trop souvent, vous et votre majorité confisquez le débat.
Monsieur le Maire, les élus de Rodez Citoyen sont dans la situation où vous vous trouviez au début de votre carrière politique. Tous trois travaillent. Ils vivent des salaires qu’ils perçoivent et ne bénéficient d’aucune indemnité. Ils ne disposent d’aucun temps de délégation. Ceci les met en difficulté pour participer aux commissions municipales – toujours programmées durant les heures de travail ! – et aux actions initiées par la mairie.
Pour étudier les dossiers ils prennent du temps sur leur vie familiale. Ils ne sont soutenus que par les adhérents du Collectif Citoyen, tous bénévoles, disposant uniquement de leurs moyens personnels (temps et finances).
Cet état de fait nous le subissons et l’acceptons, comme vous en d’autres temps. Il n’aide pas au travail et à l’expression démocratique de l’opposition. Dommage que vous n’en ayez pas tiré les leçons pour favoriser le dialogue nécessaire entre Majorité et Opposition.
Nous avons des propositions à vous faire sur ce dernier point : cela s’appelle mettre en place une véritable Démocratie Participative, au Conseil Municipal comme dans les quartiers.

Il me semble judicieux de vous faire ces rappels car l’ambition et le pouvoir ont tendance à altérer la mémoire et l’objectivité des professionnels de la politique.
Les élus de Rodez Citoyen n’ont aucune ambition personnelle démesurée, rassurez-vous. Leur ambition est de servir au mieux l’intérêt général des Ruthénois(es) en exerçant pleinement leur rôle. Ils se doivent de les informer. Ils sont, au même titre que vous, élus par un vote démocratique qui leur a attribué 16% des suffrages. Par conséquent, ils ont toute légitimité pour poser des questions, faire part de leurs inquiétudes et tout simplement s’exprimer publiquement.
La meilleure preuve : par votre conférence de presse, même si la forme n’est pas acceptable, vous apportez à nos élus et aux Ruthénois(es) vos informations et précisions sur des sujets qui nous concernent tous. Le but est atteint. Continuez…mais nous attendons des changements sur la forme…
Jean-Pierre ROGER
membre du Collectif Citoyen du Grand Rodez
 

 

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Quand le maire s’égare …

Les élus de Rodez Citoyen ont osé exprimer publiquement leurs
interrogations sur la politique sociale de la Ville : quelle outrecuidance !
Depuis, Monsieur le Maire et ses “porte plumes” les traitent de tous les noms d’oiseaux : des menteurs à qui il faudrait donner la
fessée, des gens qui comme le FN (sic) ne font que critiquer et
dénigrer, et qui pratiquent “une politique de caniveau”.
Quel chantier !
C’est vrai que ça va être difficile de faire une Politique de la Ville
concertée : on n’a même pas les caniveaux au même endroit !

Danielle ROGER

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