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C.M. du 22/09/17 : Retour de la semaine à 4 jours, école de Gourgan, visiophones, restauration scolaire

Question écrite pour le conseil municipal du 22 septembre 2017 : La rentrée scolaire 2017-2018

Monsieur le maire ,

La municipalité affirme que la rentrée scolaire 2017-2018 s’est très bien passée, pas si sûr !

Retour à la semaine de 4 jours

Pour la rentrée 2013-2014, la Ville de Rodez s’est empressée de mettre en place le nouveau rythme scolaire avec la semaine à 4 jours et demi. Cette réforme du temps scolaire voulait mettre l’enfant au cœur de l’organisation de l’école et s’ appuyait sur les travaux des chronobiologistes. Ces derniers, préconisent d’aller vers des journées moins chargées pour de meilleures conditions d’apprentissages. Le temps ainsi dégagé pouvait permettre des activités périscolaires.

Le décret du 27 juin 2017, accorde des dérogations aux collectivités sur l’organisation de la semaine. Dans la précipitation, vous avez alors décidé le retour aux 4 jours prétextant une grande consultation. Les parents ont seulement eu à répondre à une unique question sans débat ni analyse du rythme alors en cours. Puis vous avez convoqué les conseils d’école dans l’urgence la toute dernière semaine d’école.
Pourquoi déplorer, Mr le Maire, dans la presse fin juillet l’absence d’évaluation du rythme à 4 ,5 jours alors que le décret du 27 juin prévoit pour 2017-2018 une évaluation scientifique ? Pourquoi se précipiter à la veille de cette évaluation?
Et pourquoi, surtout, oublier les intérêts de l’enfant, sujet central de la réforme de 2013 ?

Par cette décision prématurée Mr le Maire et Président de la communauté d’agglomération a privé l’ensemble des habitants et acteurs éducatifs locaux de Rodez Agglomération d’un travail d’évaluation et de débats lors de l’année 2017-2018 mais aussi d’une organisation coordonnée de l’ensemble des communes de l’agglomération. À quand un travail d’agglomération pour créer un projet éducatif territorial dans l’intérêt de l’enfant ?
Ce n’est que le 14 juillet que vous avez eu l’acceptation du DASEN. Vous vous êtes alors contenté pour informer les familles d’une affiche scotchée à tout vent sur les panneaux d’information des écoles !
Cette décision tardive et inadaptée, a mis en difficulté des familles. Elle a aussi probablement des incidences sur les plannings de travail des ATSEM et des agents d’entretien travaillant dans les écoles. Pouvez-vous présenter les conséquences pour l’emploi de ce personnel qui a été recruté pour exercer dans le secteur de l’éducation ? Le reliquat d’heures dégagées, du fait du passage à la semaine à 4 jours, s’effectuera-t-il toujours au sein des écoles ? Ces agents travailleront-ils sur le même nombre de semaines ou cela va-t-il entraîner des modifications dans leurs organisations personnelles ? Certains personnels, les plus précaires, ne subiront-ils pas de perte de leurs revenus voire leur emploi ?
Les raisons d’ordre budgétaire, toujours plus d’économies sur le service public, ne seraient-elles pas la seule motivation de votre précipitation ? Pouvez-vous, d’ailleurs, nous donner le montant de la réduction du budget éducation réalisée avec le retour aux 4 jours pour l’année 2017 et pour l’année 2018 ?

L’école de Gourgan a connu certes une baisse d’effectif de 15 élèves et a perdu un demi poste d’enseignant.

Au delà de ce constat, sur lequel vous avez été alerté en conseil d’école et que vous avez posé en commission plénière, quel projet avez-vous pour redynamiser cette école et soutenir ce quartier oublié ?
Pensez-vous que supprimer l’accueil pour la petite enfance dans ce quartier, en la transférant à St Eloi, améliorera la fréquentation de l’école maternelle de Gourgan ?
Nous proposons donc :
• de créer un multi accueil petite enfance municipal au sein de la Maison de quartier de Gourgan
• de mettre en place la carte scolaire dans notre ville afin d’avoir une école publique favorisant mixités sociale et culturelle pour une plus grande égalité des chances.

La mise en place des visiophones

À la suite des attentats du 13 novembre 2015, l’état d’urgence a été déclaré par la loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015 imposant des mesures particulières de vigilance vis-à-vis des établissements scolaires. Depuis cette date, les consignes Vigipirate doivent être respectées dans l’ensemble des écoles. Les mairies se devaient d’œuvrer afin que ces consignes soient appliquées.
Presque 2 ans après, à Rodez, les enseignants doivent toujours quitter leur classe, et donc leurs élèves, pour se rendre jusqu’aux portails afin de permettre les différentes prises en charge nécessaires aux suivis des élèves (dans certaines écoles, avec ULIS, cela peut aller jusqu’à 50 ouvertures par semaine).
• En attendant que les dispositifs soient enfin installés, nous vous demandons de mettre à disposition des écoles les plus démunies quant à ces équipements, un personnel qui assurerait ces ouvertures. Ainsi, la sécurité et les conditions d’enseignement des élèves ruthénois pourraient être préservées.
• Par ailleurs, pouvez-vous annoncer précisément le calendrier des fins de travaux pour chacune des écoles de la Ville ?

Restauration scolaire

Pour une démarche commencée dès 2008 nous ne pouvons nous satisfaire de la stagnation du passage en bio de la restauration scolaire de la ville de Rodez.
A ce jour les enfants ont du pain bio 2 fois par semaine. Pour cette denrée la question des capacités d’approvisionnement ne se pose pas; aussi pouvez vous vous engager sur la fourniture de pain bio à tous les repas dès que possible ?
Un repas doit comporter : une entrée, un plat principal composé d’une protéine avec un légume et un féculent (à moins que ce soit un plat végétarien), un fromage et un dessert.
Sur ces 6 éléments pouvez -vous vous engager à fournir au moins 2 éléments en bio chaque jour en plus du pain pour cette année scolaire?
Pour nous l’objectif d’offrir des repas bio pour la fin du mandat est réaliste, sa réalisation dépend de la volonté politique de la municipalité. Pour cela il existe des possibilités d’approvisionnement locaux importants et plusieurs organismes implantés régionalement qui peuvent soutenir la démarche de la ville.
Vous engagez vous sur cet objectif ?

Pour le groupe Rodez citoyen
Claudine Bonhomme

 

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Enquête crèches à Rodez

Enquête menée en juin 2017 par les conseillers municipaux Rodez Citoyen avec le soutien de membres du Collectif Citoyen du Grand Rodez, sur les 3 multi-accueil collectifs de la ville : les Ptits Loups ; Farandole  ; Les Lutins.

 

En juin 2015, nous avions déjà effectué une première enquête pour évaluer les besoins des parents car nous étions en désaccord avec la réduction des horaires d’ouverture des établissements municipaux d’accueil de la petite enfance ( délibération du 27 avril 2015, Voir notre article à ce sujet .)

  • Farandole à la Maison de l’Enfance était passé de 7h30 /18h45 à 8h/18h.
  • Les Petits Loups à Bourran et les Lutins à la Maison de l’Enfance étaient passés de 7h30/18h30 à 7h45/18h30.
  • La fermeture estivale était passée de 2 à 3 semaines pour Farandole et Petits Loups ; Les Lutins restant ouvert tout l’été.

La municipalité présente ces réductions comme une demande des services. Il est évident pour nous qu’elles sont la conséquence de sa décision de non remplacement d’un agent parti à la retraite. Les services sont obligés de s’adapter.
L’enquête a montré que ces modifications mettaient beaucoup plus de familles en difficulté que ce que la municipalité affirmait.( lien avec enquête précédente)

A partir de l’année 2017, l’ensemble des structures ferment une semaine aux vacances scolaires de Pâques, 3 semaines l’été, avec une alternance entre la Maison de l’Enfance et Les Petits Loups. Avec la fermeture habituelle, une semaine entre Noël et le premier de l’an + tous les ponts, nous arrivons à un total de 5 semaines + les ponts.
Auparavant « Les Lutins » à la Maison de l’Enfance ne fermait pas l’été et les « Petits Loups » fermait en Août ; aucune structure ne fermait aux vacances de Pâques.

Encore une fois les services ont dû s’adapter aux décisions de restriction sur les budget du personnel !

Le plus choquant pour nous : la ville, qui avait passé contrat avec les familles pour la période septembre 2016 / septembre 2017, modifie les termes du contrat de façon unilatérale en décembre 2016, donc ne respecte pas ses engagements ! Une municipalité respectueuse va jusqu’au bout de ses contrats et consulte ses partenaires avant d’en modifier les termes.

 

Pour cette deuxième enquête, nous avons reçu le même accueil, très positif, qu’en 2015 de la part des familles.
Cette fois nous avons voulu évaluer le nombre de familles mises en difficultés par les fermetures supplémentaires des crèches aux vacances de Pâques et d’été mais aussi évaluer deux ans après l’impact des horaires d’ouverture.

L’enquête (158 réponses) a montré que :

12 familles sont mises en difficulté pour les différents ponts
3 pour la fermeture entre Noël et le premier de l’an
53 pour les vacances scolaires de Pâques
104 pour l’été 2017
12 familles ne savaient pas encore comment elles s’organisaient pour l’été

Certaines familles sont moins impactées cette année mais le seront en 2018 alors que d’autres le sont cette année mais le seront moins en 2018 à cause de l’alternance de fermeture sur juillet et Août de la Maison de l’Enfance et des Petits Loups.
Cette réduction du nombre de jours d’ouverture impacte bien sur plus fortement les familles monoparentales.
Pour une même période de fermeture, la grande majorité des parents utilisent plusieurs solutions consécutives pour palier au manque d’accueil à la crèche habituelle.

Pour 2017, les parents ont bien compris que tous les enfants ne pourraient pas être reçus en juillet à la Maison de l’Enfance et en Août aux Petits Loups, alors ils ont cherché des solutions alternatives

Quelles solutions ?
Si les parents ne peuvent pas prendre de congés quand la structure de leur enfant ferme,  ils peuvent demander à l’autre structure ouverte s’il est possible de l’accueillir :
mais toutes les demandes ne peuvent être satisfaites. Parfois, l’enfant peut être accueilli 1 semaine sur les 3 semaines demandées notamment en Juillet.
4 familles ont signalé un refus d’accueil dans la structure restant ouverte.
mais les réponses d’acceptation sont tardives, il faut donc s’organiser avant et autrement
mais plusieurs familles disent ne pas être au courant de cette solution
mais cela modifie le temps de trajet domicile -crèche- travail et donc peut rendre impossible d’être à l’heure soit au travail le matin, soit le soir à la crèche
mais ce changement de structure n’est pas vraiment dans l’intérêt de l’enfant même si certains s’adaptent mieux que d’autres.
mais aussi, un parent nous dit : 3 semaines de Congés Annuels des parents + 3 semaines de fermeture de la crèche, cela fait 6 semaines où l’enfant ne vient plus à la crèche, cela fait long »
Rajoutons que c’est particulièrement vrai dans cette période où se font les adaptations pour septembre !!!

Autres solutions (concerne 100 réponses) :

  • L’emploi d’une personne au domicile : 9 familles nous disent y avoir recours pour l’été et 4 à Pâques
  • 3 familles prennent des congés sans solde ;
    Ces deux solutions fragilisent les plus précaires.
  • Le plus fréquent est l’appel à l’aide, quand c’est possible, auprès de la famille notamment des grands parents qui sont loin d’être tous des retraités ou d’habiter tous l’agglomération. Ils sont de toutes les régions de France !
  • Les demandes auprès de l’employeur et des collègues ne simplifient pas la vie au travail même si plusieurs réponses font état de compréhension et de solidarité.
  • Enfin l’appel au secours auprès des amis ou des voisins vient compléter l’arsenal de la débrouille. Rappelons que mi-juin, 12 familles ne savaient pas vraiment comment s’organiser pour l’été.

Qu’en est-il des horaires journaliers ?

Pour les horaires réduits du matin, 20 familles se disent mises en difficulté. Elles sont 32 pour les horaires du soir.
Soit un parent arrive en retard régulier à la prise du travail le matin ou à l’arrivée à la crèche le soir.
Soit elles emploient une personne rémunérée ou demandent à la famille ou aux amis
Ce sont 17 familles qui utilisent un mode de garde supplémentaire donc payant soit pour le matin ou le soir. Elles demandent au minimum un retour aux horaires d’avant 2015.


Notre conclusion

Nous avons perçu une grande inquiétude de la part des familles notamment de celles qui ont connu un service fonctionnant avec plus de jours d’ouverture et de façon plus souple. Elles se demandent quelle sera la prochaine dégradation du service. Jusqu’où la municipalité va aller ?
Face aux élus que nous sommes, elles ont exprimé leur mécontentement envers les décisions municipales. Par contre, presque toutes disent leur satisfaction par rapport au travail effectué par le personnel des crèches auprès de leurs enfants. Aussi, de nombreux parents font des efforts pour alléger le travail du personnel, conscients qu’il se débrouille avec des roulements trop justes et des règlements de fonctionnement pas toujours adaptés aux familles.
Tant de jours de fermeture et l’alternance entre structure ne sont pas acceptés tout comme les horaires d’ouverture et de fermeture même si les familles s’adaptent et se taisent.
Moins exprimé, mais flagrant pour les observateurs que nous étions lors de cette semaine d’enquête c’est le stress vécu par la plupart des familles.
Un service public de la petite enfance se doit d’apporter un soutien aux familles dans cette période où il n’est vraiment pas facile de concilier vie professionnelle et fonctions parentales.
Pour cela les familles doivent sentir que les prestations vont rester constantes et assez souples pour s’adapter aux différents cas et aux modifications de situation familiale et professionnelle.
Or, par exemple, le nouveau paramétrage du logiciel de présence/enfant (donc de paiement) met les familles en stress complet (9 l’ont rajouté en commentaire) . Certains, arrivés à l’avance, restent avec leur enfant dans la voiture pour ne pas badger trop tôt et ne pas payer disent-ils « une heure de plus » et le soir c’est la course pour badger le plus tôt possible là aussi avec les mêmes enjeux !
Autre exemple tous les parents ne sont pas toujours en mesure de donner exactement l’heure de la fin de leur activité professionnelle donc du départ de l’enfant (employés en restauration ou commerce et professions de santé…)

Quelques commentaires exprimés : « c’est vous qui le dites »

« La plupart des entreprises ferment en août donc lors des fermetures de juillet la structure restant ouverte ne peut pas faire face à toutes les demandes d’accueil des enfants venant de l’autre structure »
« Je travaille dans le secteur du tourisme, la ville veut développer ce secteur d’activité et en même temps ne répond pas, l’été et pour les ponts, aux besoins des parents qui travaillent dans le tourisme »
« Avant nous choisissions les dates auxquelles notre enfant n’allait pas à la crèche maintenant on nous les impose »
« Pourrions-nous avoir plus de traçabilité sur ce que nos enfants mangent et pourquoi pas introduire le bio ? »
« La crèche ferme 5 semaines + les ponts moi j’ai droit à 5 semaines de congés par an »
« Petit à petit on ferme de plus en plus »
« A Onet, cela ne ferme qu’à Noël et 3 semaines en Août et c’est une petite crèche !«
« Gros problème pour les enfants qui ont trois ans et sont exclus des crèches (de Rodez) alors que les écoles ne peuvent pas accueillir en cours d’année »  « Il faut aller dans le privé »
« Cela fait 5 ans que j’utilise la crèche et plus cela va, plus c’est compliqué »
«  Nous ne prenons pas nos congés ensemble mais c’est pas sympa pour le couple »( 13 couples concernés)
« Notre couple est séparé donc nous avons 2 fois plus de congés annuels »
« Beaucoup de parents travaillent en périphérie et commencent à 8h comme moi et sont en retard, besoin que cela ouvre à 7h 15 »
« J’arrive régulièrement en retard , j’ai la chance d’avoir un employeur compréhensif »
« Rue Planard, circulation trop rapide et dense ; stationnement dangereux »(11fois)
« une crèche devrait être ouverte tout le temps et le personnel doit pouvoir rouler pour prendre ses congés »
« Mon enfant est de moins en moins accueilli en périscolaire alors que cet accueil est plus adapté à mon enfant que les Francas »
« Manque de souplesse pour accepter une augmentation momentanée du nombre d’heures d’accueil »
« Pourquoi pas ouvrir le samedi? »(2 familles)
« Les crèches municipales publiques vont elles être vendues au groupe des crèches privées lucratives ? »

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Centres sociaux de Saint-Eloi et Gourgan : indignation !

L’article paru le 11 octobre dans Centre presse « Gourgan vers une révolution de quartier ?” a soulevé dans les quartiers de vives réactions auxquelles le Collectif Citoyen s’associe tant son indignation est grande.

Tout d’abord, c’est très inquiétant de constater la méconnaissance grave des missions exercées par la CAF à travers les centres sociaux. Il faut donc rappeler que les CAF ont des orientations nationales pour leur action sociale et une expérience de plus de cinquante ans d’animation des quartiers avec une réelle compétence au service de toute la population et non seulement des allocataires comme l’affirme l’adjointe au maire

Depuis des décennies, la CAF de l’Aveyron, en cohérence avec les orientations nationales, a créé des centres sociaux avec des personnels compétents. Sur les quartiers de Saint Eloi et Gourgan, ils sont très engagés dans un réel travail de terrain à partir d’une connaissance fine des besoins de la population, notamment de la plus fragile, en étroite collaboration avec l’ensemble des partenaires.
Contrairement à ce qu’affirme la mairie, avec « manque de visibilité de leurs actions », leur travail est largement reconnu tant par les populations bénéficiaires que nous avons longuement rencontrées sur ces quartiers que par les diverses institutions et partenaires. C’est un travail de fond, dans la discrétion, sans étalage dans la presse.

L’article précise que « la CAF aura à sa disposition une salle de consultation pour la protection maternelle et infantile (PMI) » Cette confusion de la place de chaque institution est fort regrettable. Le service de PMI n’a jamais été sous la responsabilité des CAF mais du Conseil Général depuis plus de 30 ans et maintenant du Conseil départemental

Quelle confiance accorder à une mairie qui sans aucune concertation digne de ce nom, y compris à l’intérieur du Conseil municipal, créé des maisons de quartier sans définir leurs objectifs, leurs contenus, les qualifications des personnels qui y seront affectés ?

Au fur et à mesure de la lecture de cet article notre indignation a grandi quand nous découvrons l’utilisation malsaine qui est faite du drame qui a touché une famille et tout un quartier. Nous partageons la colère qu’ont exprimée un certain nombre d’habitants et de professionnels.
On n’évoque pas la mort accidentelle d’un enfant pour faire croire que « la création d’une maison de quartier pourrait, contribuer, espère la mairie, à éviter un nouveau drame ». C’est un propos indigne et gravement irrespectueux. D’autant plus que lors de cet événement dans le quartier de Saint Eloi, les personnels du centre social et les habitants, dans un même élan de solidarité, ont été immédiatement présents auprès de la famille. Il faut aussi rappeler que c’est la même mairie qui est responsable de mettre en place les équipements de sécurité dans les quartiers.

C’est particulièrement étonnant que la mairie de Rodez soit la seule mairie qui porte un regard disqualifiant sur l’action des centres sociaux de la CAF. Les mairies d’Onet-le-Château, de Decazeville et de Villefranche-de-Rouergue se font régulièrement l’écho d’un partenariat constructif, efficace au service de l’ensemble de la population. La démarche engagée récemment à Saint- Affrique, pour un nouveau centre social, en partenariat avec la CAF et en association avec les habitants est exemplaire

Le Collectif Citoyen du Grand Rodez sera toujours présent auprès des habitants des quartiers pour qu’ensemble nous exercions une vigilance constante sur l’action de la mairie et une résistance chaque fois que nécessaire.

Pour le Collectif, le Président
Jean-Marie Maurel

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Bilan de la Démocratie Participative à RODEZ

Intervention au CM du 26 juin :

Mme la 1ère adjointe, nous vous vous avons demandé un bilan de la DP nous vous remercions pour votre réponse et pour la magnifique histoire qu’elle nous raconte : dans ce pays merveilleux du Ruthénois, on a pu mettre en place une DP exemplaire et durable en 2 ans et sans problème, ni interrogation.

Malheureusement, nous avons un peu de mal à croire à ce conte de fée.

En effet, la mise en place de la DP (toutes les municipalités qui la pratiquent vous le diront), est un des objectifs le plus difficile à atteindre ; il exige beaucoup de volonté politique, d’énergie, de travail et essentiellement la formation de tous les élus, d’une grande majorité d’agents de la collectivité et de la population dans son ensemble ; il exige aussi une animation professionnelle, un suivi des projets, des comptes rendus de réunion… À Rodez, le service a tourné les meilleurs jours avec un agent et demi et souvent avec un demi poste pour l’animation de 8 comités de quartier, du Conseil des Aînés et du Conseil des Jeunes. Quel décalage avec les objectifs !

Les précurseurs en DP disent qu’il faut plusieurs années pour aboutir à quelque chose qui tienne la route : informer, former et remobiliser les citoyens, créer des instances de débats qui elles mêmes seront amenées à travailler ensemble pour établir collectivement le bien commun et les priorités dans ce bien commun. À Rodez nous sommes à des années lumières de tout ceci !

Le plus souvent, la DP est transformée en élément supplémentaire de la communication de la Ville. À Rodez, c’est le cas régulièrement au sein des Comités, et sur le journal « Notre ville » où vous instrumentalisez la parole des habitants et des comités consultatifs.

Dans le passé les consultations de la population ont été transformées en pures pratiques électoralistes et démagogiques et cela se fait encore à Rodez !
Ainsi, certains projets de la municipalité sont présentés aux comités pour validation, sans formation, sans réflexion préalable, sans même de document écrit sur lequel travailler.

Ces pratiques s’exercent aussi lorsque Mr le Maire mène des réunions publiques de pseudo concertation qui ne sont qu’un « one man show », empêchant les comités consultatifs de prendre leur place.

Enfin, ces derniers temps il semble bien que la fréquence de réunion des Comités ralentisse ; soit disant compensée par la présence des animateurs de quartier, qui nous dit-on sont « tout à fait à même de faire remonter les besoins des habitants ». Cette relation duelle élu/habitant ou agent/habitant est ainsi de plus en plus privilégiée au détriment des débats en comités consultatifs ; c’est certainement plus confortable, mais aussi beaucoup plus clientéliste.

Enfin vous oubliez de nous parler du nombre fort important d’habitants ou de représentants d’association qui ont démissionné ou qui se découragent en ce moment et ne se déplacent plus, au point que plus aucun collège n’est complet.

Vous oubliez aussi de prendre en compte les critiques et les propositions concrètes apportées lors des états généraux de la DP de novembre 2016, mais aussi les propositions d’évolutions portées par les divers comités, ce qui contribue aussi au découragement.

Alors, puisque vous avez écrit un conte, laissez-moi vous en conter un à mon tour, ce sera court.

C’est l’histoire de ce Roi qui veut se faire faire 1 habit avec des tissus extraordinaires que personne n’a jamais possédé. Ses tailleurs lui font croire qu’ils vont l’habiller d’un tissu que seules les personnes intelligentes peuvent voir. Comme ils se veulent intelligents, tous les courtisans et le Roi s’extasient sur cet habit au tissus merveilleux. Mais quand le Roi sort dans la rue un enfant dit : «  Oh regardez le roi est nu ! » .

Et bien Mme l’adjointe, dans votre bilan, vous drapez la DP d’un tissu merveilleux que seuls certains peuvent voir…

Claudine BONHOMME

Voici le compte rendu d’activité des comités de quartiers fourni par la municipalité :

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