Archives de catégorie : Vie Municipale

Le général d’armée mexicaine…

Intervention au C.M. du 19/04/19

Les comptes administratifs que vous nous présentez sont décevants et manquent d’ambition comme nous avons maintes fois eu l’occasion de le déplorer. 

Alors que la finance n’est qu’un outil vous en avez fait un objectif politique oubliant les vrais objectifs d’une mairie qui seraient de penser la ville dans sa globalité en tant qu’organisation sociale, environnementale, culturelle et économique et de la penser aussi au sein d’une agglomération et d’un territoire rural.

Les budgets annexes souvent oubliés de nos débats expriment aussi ces manques de vision :

  • avec un débat sur le camping municipal occulté depuis 10 ans pour cause de désaccords au sein de votre équipe (donc un camping municipal qui ne répond pas aux ambitions touristiques et culturelles que vous affichez),
  • avec une cuisine centrale qui malgré des progrès (suppression des barquettes plastiques), est loin de répondre aux enjeux écologiques de notre époque,
  • avec un service de l’eau qui ne répond pas lui non plus aux enjeux écologiques actuels alors que la fourniture de l’eau va devenir un problème sur l’ensemble du département de l’Aveyron. Sur ce service vous n’avez pas osé mettre en place une progressivité du prix de l’eau en partant des premiers mètres cube gratuits (système incitatif à de bonnes conduites pour consommer moins; d’autres villes l’ont fait pourquoi pas nous),
  • Avec des parkings de centre ville qui rapportent de l’argent à la collectivité mais qu’en est-il de la qualité de vie des citoyens, de la place de la voiture en ville notamment pour ses habitants, des transports en commun à développer avec des parking relais prévus mais non réalisés, de la facilitation des déplacements à pieds ou en vélo et des personnes à mobilité réduite, pour une accessibilité de la ville à tous …

Si nous revenons au budget général  force est de constater là aussi le manque d’ambition  pour améliorer le cadre de vie et faciliter le lien social , le vivre ensemble dans les différents quartiers de la ville.

Vous allez encore nous dire que nous n’avons rien proposé, ce qui est faux mais vous ne  voulez ni nous entendre, ni nous associer pour travailler en amont des projets municipaux.

Les citoyens notent vos nombreuses promesses notamment pour la rénovation des quartiers mais , alors que vous êtes à la fin du second mandat, constatent le peu d’avancées dans les réalisations.

Vous avez promis par exemple la rénovation complète du quartier St Eloi Ramadier et pas seulement de l’îlot Ramadier, la rénovation du quartier du faubourg et la fin de la réhabilitation de l’EHPAD St Cyrice, des zones de jeux à Gourgan, un skate parc à Bourran etc. …

Au delà du fait que nous déplorons que vous n’ayez pas  travaillé en impliquant de façon réelle la population, pourquoi mettez vous tant de temps à mettre en œuvre vos projets ?

Nous émettons deux hypothèses essentielles :

  • La première  tient à votre façon de travailler au coup par coup sans vision d’ensemble qui n’aide pas votre administration.
  • La seconde vient de l’absence, de longue date, de directeur général des services qui coordonnerait les différents projets . Le maire est un animateur de la réflexion politique globale sur la ville et porteur d’ orientations politiques claires et durables auprès de la population et des services  municipaux. Le rôle du maire n’est pas d’assurer les fonctions de chefs de service, sinon vous prenez le risque d’être le général d’une armée mexicaine.

Claudine BONHOMME

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A la rencontre du quartier de Saint-Eloi

Nous publions, avec un grand retard, le bilan de ces rencontres datant de septembre 2015.
Depuis, ce quartier connaît de nombreuses mutations. Il serait donc opportun d’en actualiser “la photographie”. Nous invitons, par conséquent, les habitants de Saint-Eloi à s’exprimer à la suite de cet article sur les changements réalisés ou à venir.

Notre démarche, nos engagements

Quand l’association « Collectif citoyen du Grand Rodez » a décidé de présenter une liste aux élections municipales elle a pris des engagements :

  • Être à l’écoute des habitants  pour favoriser leur prise de responsabilité dans les projets qui les concernent en allant à leur rencontre dans leur quartier ;
  • Partager avec les habitants et les acteurs du quartier (services, associations, commerçants..) des informations pour s’approprier des connaissances.    
  • Permettre aux élus de la liste « Rodez Citoyen » de tenir des positions au Conseil Municipal et à la Communauté d’Agglomération qui prennent en compte le vécu, les analyses et les propositions des habitants ;
  • Permettre au Collectif citoyen de mener des actions, prendre des positions publiques si nécessaire pour soutenir et faire avancer des projets portés par les habitants .

Les rencontres : Au printemps, autour de la caravane, une dizaine de  membres du  Collectif ont réalisé  des interviews des habitants, commerçants, associations et professionnels engagés sur le quartier. Nous avons reçu un accueil très positif . Tous ont exprimé leur intérêt pour notre démarche d’aller vers eux et de les écouter. Nous avons perçu un grand besoin de reconnaissance.     

Qu’avons nous retenu  de ces rencontres ?

Le soin apporté au maintien de la vie sociale

Le quartier est composé de deux entités principales : St Eloi et Ramadier qui se différencient par le type de population et l’habitat. Il n’y a pas vraiment de centre, c’est l’école et le centre social qui font le lien
Les réseaux d’entraide sont actifs pour les résidents qui sont là depuis de nombreuses années, il y a plus de difficulté pour les nouveaux arrivants dont certains se vivent « en transit .
La présence d’ un certain nombre de femmes seules avec enfants, la recherche d’emploi, une certaine  précarité financière, la cohabitation de personnes avec des cultures très différentes constituent des fragilités. Caractérisé par le multiculturalisme, il y a quelques années il était principalement habité par des personnes venant de France et des pays du Maghreb. Aujourd’hui il y a plus de 25 nationalités différentes (France, Maghreb, Afrique Noire, Pays de l’Est….) 
Bien que l’intégration ne paraisse pas compromise, le maintien du lien social nécessite une vigilance constante et la présence dans le quartier de professionnels, de services, d’associations qui agissent ensemble L’AVSQ (Animation Vie Sociale de Quartier) est un  groupe opérationnel où participent : CAF (Centre social) Mairie (espace jeunes) Conseil Départemental (services sociaux) Office HLM, Ecole, Régie de territoire, Rodez Agglo. Il  organise des campagnes à thème à partir des besoins de la population, des « cafés parents » pour le soutien éducatif …

Sont des acteurs incontournables de la vie sociale du quartier :

Le Centre Social CAF : présent depuis 1989, il organise des activités d’animation et de socialisation en soutien à la parentalité (accueil de loisirs des enfants, groupes d’économie sociale et familiale, accompagnement scolaire, apprentissage du français, sorties ou activités familles)
L’association Delta : c’est, en collaboration avec le centre social et le service jeunesse de la mairie, la cheville ouvrière de l’animation du quartier (manifestations festives chaque mois)
Le service départemental d’incendie et de secours : bien intégré dans le quartier, il participe aux animations, à la prévention et à l’éducation des enfants.

Habitants et professionnels proposent :
*Maintien et développement des activités du centre social : animations et activités de socialisation sont fondamentales pour avoir un minimum de cohésion sociale et d’intégration. Développer le travail de concertation dans l’AVSQ. Soutenir les associations et services en charge de l’animation.
Garder les équipements de proximité : le terrain de boules, le terrain de foot, l’esplanade et les espaces verts « oxygéne du quartier »

Des réponses contrastées aux besoins des enfants et des familles

Pas de multi accueil :  Besoin fréquemment exprimé par les parents d’une garderie pour leur permettre  d’avoir des activités professionnelles, de faire leurs démarches administratives, de passer le permis de conduire… Dans ce contexte, l’école assume au maximum l’accueil des enfants de 2 ans. C’est une charge supplémentaire pour elle : ces accueils, non prévus dans les effectifs officiels, ne donnent pas droit à davantage de postes.
L’école :lieu d’apprentissage, mais aussi d’intégration et de socialisation, elle joue un rôle très important dans la vie du quartier. Vu le contexte social et culturel, il faut des relations très individualisées avec chaque enfant et chaque parent aussi bien pour les enseignants que pour les ATSEM et les personnels de cantine.
La classe Cham est plébiscitée : pour faire de la musique ensemble, les enfants doivent apprendre à s’écouter C’est une discipline qui permet d’améliorer les résultats en classe et qui apprend à vivre ensemble.
Les parents d’élèves : insistent sur la nécessité de maintenir autour de leurs enfants du personnel stable et bien formé pour éviter les débordements.
Le Centre de loisirs CAF : Il accueille des enfants du quartier de 6 à 12 ans. Il est plébiscité par les habitants qui regrettent cependant qu’il n’y ait pas plus de places et plus de temps d’ouverture.
Fidéliser la fréquentation suppose de la part des professionnels une bonne implantation dans le quartier, un important travail de réseau, un suivi de proximité, des aides spécifiques.
Les espaces de jeux : des jeux d’extérieur pour les petits très fréquentés, mais les parents regrettent la pauvreté des équipements, le manque de sécurisation et l’absence de jeux pour les plus grands.
L’accès du toit du centre social est facile et sans protection. Les enfants y montent régulièrement et peuvent se mettre en danger. Il faut aussi sécuriser le terrain le long du boulevard.

Habitants et professionnels proposent :
*Veiller aux conditions de sécurité des enfants : le toit du Centre social, les jeux, les cours de l’école, le terrain le long du boulevard et le carrefour… *Restaurer et développer les équipements de jeux, particulièrement à Ramadier.
*Veiller à la formation et à la stabilité du personnel autour des enfants

Une jeunesse à accompagner

Les jeunes sont nombreux sur Saint Eloi.
Pour certains jeunes adultes, l’équilibre est fragile notamment en raison des problèmes d’emploi. Un petit nombre a recours à des pratiques illicites (alcool, drogue, trafic). Malgré les sanctions par les services de justice, il y a encore des récidives.
Certains jeunes se réclament de la religion musulmane pour affirmer leur différence, besoin qui les conduit à rejeter les modèles tant parentaux qu’institutionnels, et peut les rendre perméables au prosélytisme..Le dialogue dans certaines familles est devenu plus difficile.
Afin que ce phénomène ne se répercute pas sur les plus jeunes, des actions de prévention sont à développer.
L’animation de loisirs est assurée par 2 animateurs jeunesse de la mairie et l’association Delta, avec le soutien de l’agent de développement social des quartiers de la CAF pour les jeunes adultes.
Elle fonctionne bien pour les 12/14 ans, notamment pour les garçons (les filles ne trouvent pas toujours leur place auprès d’eux) Mais les jeunes de 14/17ans sont plus difficilement accessibles.
Les activités pour les 18/25 ans ont dû être suspendues par Delta car il y avait trop de tensions et des vols malgré une bonne collaboration avec la police, les pompiers et la mosquée pour le travail de prévention.
Au vu des besoins, parents et professionnels expriment la nécessité d’aller au-delà de l’animation culturelle et de proposer un travail éducatif plus approfondi.

Propositions des habitants et des professionnels :
*Soutenir des initiatives d’insertion professionnelle *Augmenter la présence des adultes auprès des jeunes *Développer des actions éducatives de prévention, et le soutien scolaire des collégiens

Des problèmes de vie quotidienne

Logement : si les habitants des PLR semblent plutôt satisfaits, à Ramadier de nombreuses personnes soulèvent le problème de l’isolation phonique entre les appartements, la nécessité de travaux d’entretien et de rénovation (fenêtres, portes, électricité, fissures, ascenseur).
Les loyers sont reconnus peu chers, de ce fait des personnes handicapées et des personnes âgées restent dans ces logements malgré les difficultés pour elles de sortir (étages, ascenseurs parfois en panne).
Mais très peu souhaiteraient changer : « ici, c’est chez nous ; c’est comme une île “.
Incivilités : dans les immeubles, des détritus et des excréments d’animaux dans les escaliers et les ascenseurs, des  poubelles laissées dans les entrées, des papiers et mégots dans les escaliers, des feux de poubelles, de la musique tard dans la nuit…  plusieurs personnes expriment leur besoin de plus de respect entre les habitants, et voudraient que les agents de l’office HLM soient plus présents.
Circulation :le quartier n’a pas d’unité car il est traversé par 3 grandes voies circulantes (Bd Paul Ramadier et Av de Bordeaux, la rocade) qui sont très fréquentées. La dangerosité liée à la circulation est signalée par toutes les personnes rencontrées d’autant plus qu’un certain nombre d’automobilistes ne respectent pas les limitations de vitesse, les passages piétons et parfois même les feux. Ceci renforce le sentiment d’isolement des habitants et l’insécurité par rapport aux déplacements notamment des enfants                                                                                                               Déplacements :le service de bus est largement plébiscité pour la facilité des déplacements et le prix. Certains horaires devraient être modifiés notamment pour les collégiens le matin et la fréquence augmentée à certaines heures, en raison de la surcharge. Comme de nombreuses personnes n’ont pas de voiture, il y a une demande de passage de bus pour se rendre à Vabre et à Layoule principalement le week-end.
Eloignement des commerces et des services : certains regrettent le manque de diversité, l’absence de DAB, de tabac/presse. Le manque de médecin est un problème surtout pour les personnes à mobilité réduite.Le Faubourg est surtout fréquenté pour les services (poste, banque, santé) peu pour le marché et Ia supérette. Les courses se font en grande  majorité à Lidl, au Grand Leclerc et à Géant Casino.

Impression générale

La majorité des habitants rencontrés exprime sa satisfaction d’habiter le quartier malgré les fragilités soulevées. La qualité de vie est plutôt satisfaisante, le quartier est considéré comme calme.
Il faut noter que des personnes ont connu des situations très précaires (guerres, réfugiés politiques ou économiques, pauvreté, quartiers difficiles de grande villes..) qui leur font apprécier leur nouveau cadre. « Ici au moins j’ai un toit ».
D’autres, notamment les plus anciens, ont le sentiment que leur quartier est « le parent pauvre de la ville » : exemples l’absence de réponse pour l’espace jeux à sécuriser, l’absence de décorations pour Noël, la disparition d’équipements et services : médecin, cabinet dentaire qui va fermer, la piscine, le projet de déplacement du boulodrome…
Une écrasante majorité des personnes rencontrées ne connait pas les projets de la mairie pour l’aménagement de la ville. Ici, le bouche à oreille fonctionne mieux que l’écrit. Ils regrettent que les élus ne viennent pas en personne leur en parler et les Nous avons découvert dans ce quartier des trésors d’énergie et de solidarité ; les professionnels peuvent s’appuyer sur des « familles ressource », des « grands frères » qui se préoccupent de la vie sociale et maintiennent l’esprit de quartier ; c’est ce qui permet de faire face à des situations parfois explosives ; c’est ce qui fait que, malgré les difficultés, il fait bon vivre à St Eloi. Il faut que les élus entendent que la solidité de ce réseau se constitue dans la confiance et dans la durée.
Cela nécessite la stabilité des personnels engagés et leur soutien, mais aussi des habitants concernés.

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Quelle gestion du personnel municipal à Rodez ?

Nous avons déposé par écrit la question orale suivante que nous souhaitions présenter lors du conseil municipal du 22 février 2019.
Le Maire y a répondu par écrit (lire ci-dessous) la veille du conseil municipal mais ne l’a pas présentée en séance comme l’autorise le Code général des collectivités territoriales.

Monsieur le Maire,

Nous souhaitons attirer votre attention sur les conditions de travail du personnel qui exerce dans le service éducation. Ces agents affectés aux écoles ( garderie, cantine, ATSEM… ) ont effectivement pris connaissance qu’un projet de mutation, tous les trois ans, leur serait imposé.
Cette nouvelle gestion du personnel est-elle sérieusement envisagée ? Si tel était le cas, comment justifiez-vous la nécessité d’une telle organisation ? L’ensemble du personnel, les représentants du personnel, les directeurs d’école ont-ils été associés à cette réflexion ? D’autres services de la ville seraient -ils également touchés par de telles mesures ?

Nous craignons qu’appliquer de telles dispositions soient préjudiciables au fonctionnement des écoles. Ces agents travaillent, pour la plupart, auprès des enfants, des familles, des enseignants. Ces fonctions qui exigent un engagement relationnel fort, qui nécessitent du temps pour instaurer un climat de confiance ne nous paraissent pas compatibles avec un temps d’exercice de seulement trois années au sein d’un établissement. Ces mouvements ne pourraient que nuire à la qualité du service rendu au public (les écoles souffrant déjà de dysfonctionnements en raison d’un turnover important du personnel communal précaire qui y exerce).

Nous vous demandons, par conséquent, de favoriser de meilleures conditions professionnelles pour les agents communaux. S’ils vivent ces « mutations d’office » comme une sanction cela ne peut que dégrader le climat dans lequel ils évoluent. Nous doutons qu’une telle administration des ressources humaines crée le « bien être » d’un personnel qui assument souvent des taches éprouvantes.
Ces derniers mois, plusieurs mouvements de grève ont été suivi par les agents de la ville. Vous prétendez bien souvent que vous n’avez connu aucune grève. Or, si ces actions correspondent à des appels d’ordre national, ne pensez-vous pas que cela puisse traduire un mal être professionnel local ?

Nous vous remercions pour l’attention que vous porterez à l’ensemble de ce sujet.

Les élus du Groupe Rodez citoyen

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Égalité femmes-hommes, rien à dire sur la ville de Rodez ?

Cette année, l’adjoint au Maire a présenté les associations œuvrant pour l’égalité femmes-hommes sur l’agglomération ou le département. Puis, il nous a expliqué qu’il n’y avait rien à dire sur la ville de Rodez en tant qu’employeur car, dans la fonction publique, il n’y a pas de souci pour que les femmes accèdent à tous les postes de responsabilité. Enfin, il a annoncé que la municipalité allait signer le 8 Mars 2019 la charte européenne pour l’égalité femmes-hommes.
Contrairement à l’an passé, cette année, j’ai pu m’exprimer sur ce compte rendu (ci-dessous l’intervention prévue l’an passé).

Mon intervention égalité femmes-hommes 2018

S’il n’y avait aucun problème sur l’égalité femmes-hommes dans les fonctions publiques cela se saurait ! Hélas ce n’est pas le cas ! Même s’il est vrai qu’une femme peut y devenir chef de service. Nous aimerions que vous étudiez sur la ville de Rodez, la notion d’égalité des salaires en comparant les salaires dans les différentes filières professionnelles où par exemple la filière sanitaire et sociale est presque exclusivement féminine et la filière technique grandement masculine.
Nous aimerions que vous preniez en compte les proportions féminin-masculin sur la prise des temps partiels et surtout sur les embauches à temps non complet ou encore sur les contrats précaires car nous savons que, généralement, dans la fonction publique territoriale, ce sont les femmes qui occupent les emplois précaires : temps non complet, non fonctionnaires et catégorie C.

Mes commentaires

Déjà l’an passé, la municipalité avait prévu de signer la charte européenne pour l’égalité femmes-hommes dans la vie locale. Ce n’est toujours pas fait !
La municipalité a prévu une action de propagande en signant cette charte le 8 Mars 2019. Dommage, cela aurait pu être fait le 8 mars 2018 !
Quelles actions vont être menées suite à cette signature ?
Nous sommes en attente des données au sein de la collectivité territoriale et des actions qui sont menées pour mettre fin aux inégalités, ainsi que les actions pour prévenir le harcèlement sexuel.

Ci dessous intervention prévue en 2017 et que je n’ai pas pu faire

La loi oblige les collectivités à fournir un rapport sur les actions qu’elles mènent en matière d’égalité femmes-hommes. Pour le coup, vous nous fournissez un rapport bien vague sur vos relations avec les associations œuvrant en ce sens.
Aussi, nous vous demandons de compléter ce rapport en nous fournissant les aides financières et matérielles que la ville apporte aux associations listées ainsi que les actions de collaboration que vous établissez .
Nous nous félicitons que vous vous préoccupiez des familles mono-parentales quand elles ont des enfants en école primaire grâce à l’accueil ( ALSH des Francas) des enfants les mercredis, samedis et vacances scolaires. Mais qu’en est-il avant la scolarisation ? Nous devons là rappeler les manques sur l’amplitude journalière et sur le nombre de jours d’ouverture dans l’année – sans parler du samedi ! – du service municipal de la Petite Enfance. Ces manques s’avèrent totalement discriminatoire envers les familles monoparentales. Vous nous dites que vous allez signer la charte européenne, mais nous aimerions connaître ce que vous allez mettre en place suite à cette signature.
Enfin vous réfléchissez à mettre en place des critères sur l’égalité femmes-hommes dans les entreprises pour les marchés public de la ville ; ce ne sera pas facile !…
Mais surtout faudrait-il que la collectivité qui impose ces critères soit exemplaire en la matière.
Or les données que vous nous fournissez sur la ville en tant qu’employeur sont totalement minimalistes. Normalement, elles devraient être calquées sur les données du Bilan social que vous êtes tenu d’établir tous les deux ans. C’est pourquoi nous vous demandons de compléter de façon substantielle le peu de données que vous présentez.
Nous vous demandons de distinguer les données par filières car les recrutements femme-homme y sont déséquilibrés.
Nous notons que vous avez prévu de prendre en compte les différences de rémunérations entre la filière technique et l’administrative mais vous oubliez de citer la filière sanitaire et sociale très féminine.
Nous vous demandons aussi de distinguer les données par catégories A, B et C.
Vous apportez des données sur le temps partiel. Elles font deviner l’inégalité des salaires qui pousse les femmes à se mettre en temps partiel. Nous demandons surtout à connaître les données sur le temps non complet, source de précarité qui touche principalement les femmes.
Les données sur la formation professionnelle sont aussi à décliner selon les critères dont nous venons de parler pour éliminer l’effet lissant des moyennes.
Enfin qu’avez vous prévu pour la prévention et la sanction du harcèlement sexuel au sein de l’administration communale qui peut être présent dans toute institution et tout système hiérarchique ?

En conclusion nous vous demandons de nous représenter ce rapport quand il sera étoffé.

Claudine Bonhomme

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