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Conseil d’Agglomération du 8/02/17 : Budget Primitif

Intervention Matthieu LEBRUN :

Mon intervention sur le budget primitif 2017 se partagera en 2 parties : L’une sur des questions techniques pour une meilleure compréhension du Budget Primitif, l’autre aura un caractère plus globale quant au projet que vous nous présentez ce soir.

1- Les questions techniques

  • Page 4 du document, concernant le point 3 « Modélisation des grands équilibres du budget principal 2017 », vous annoncez -0,8% de frais de fonctionnement alors que page 8, au point 3.2 relatif aux charges de fonctionnement, les charges à caractère générale augmentent de 2,7%, les charges de personnel se stabilisent et les charges de gestion croissent de 4% par rapport à 2016. A la lecture de ces évolutions, votre annonce d’un infléchissement de 0,8% des charges de fonctionnement semble incohérente. Pouvez vous nous indiquer la manière dont vous êtes parvenu à une évolution à la baisse des charges de fonctionnement ?
  • Ma seconde question concerne le budget annexe GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Innondations ». Au point 2 de la page 4, dans le tableau, la ligne GEMAPI présente une dépense de fonctionnement de 370151 euros et d’investissement de 80000 euros. Page 12, au point 4.7 « Budget annexe GEMAPI, un financement par la taxe spéciale est institué pour un montant de 158000 euros. Pouvez vous nous dire par quelles autres ressources est financée la différence entre les 370151 euros de fonctionnement et les 158000 euros de taxe ?

2- Intervention globale sur le budget Primitif 2017

A la simple lecture du rapport de présentation du budget 2017, je pourrais en tant qu’élu, si je ne m’en arrêtais qu’aux chiffres, être relativement satisfait d’une situation budgétaire annoncée plutôt saine voire même par certains aspects, assez confortable. Ma satisfaction n’a été que de très courte durée au regard de la déclinaison que vous faites de ce rapport et des indicateurs que vous mettez, comme chaque année, en exergue : épargne nette, épargne brute, baisse des charges de fonctionnement, remboursement anticipé des emprunts etc.
La gestion budgétaire, telle que vous la concevez semble devenir l’Alpha et l’Oméga, de votre politique. Vous la considérez comme une finalité en soi et non comme un moyen au service d’un réel projet politique de territoire au bénéfice de l’ensemble des Grands Ruthénois. Par moment, j’ai l’impression quand je vous entends, que nous concourons au challenge des collectivités les mieux gérées de France. Est-ce cela votre seule ambition ?
Pour ma part, l’ambition politique que nous devons porter collectivement, est de faire converger nos efforts et notre énergie pour l’intérêt général des Grands Ruthénois. Cet intérêt, il doit se mesurer d’une part, par les projets que nous engageons pour contribuer à l’amélioration de la qualité de vie du quotidien des habitants de notre territoire et d’autre part, par les décisions que nous prenons pour favoriser la réalisation du projet de vie de chacun des Grands Ruthénois sur les communes de notre Agglomération.
A ce titre, pensez vous que le projet de Parc des Expositions va dans ce sens ?
L’agglomération souhaite engager un projet de construction d’une infrastructure, pour laquelle nous n’avons jamais eu d’étude approfondie afin d’évaluer les effets bénéfiques ou non d’un tel projet pour notre territoire. Pourtant, au regard d’autres territoires qui ont fait ce choix, il semble que ce type d’infrastructure ne soit plus si adapté que cela à l’époque d’aujourd’hui.
De plus, autour de ce Parc d’exposition, vous projetez la création d’une nouvelle zone commerciale pour soi disant rééquilibrer l’offre sur notre territoire. Vous argumentez que ne pas le faire serait une faute économique car cela provoquerait « la fuite » des Grands Ruthénois vers d’autres agglomérations que vous qualifiez de concurrentes.
Mais nous sommes nous posés la question des effets de cette nouvelle zone commerciale sur le commerce de proximité de centre ville ou/et de centre bourg ? Commerces, actuellement en souffrance, qui comme chacun le sait, contribuent grandement à l’animation et à la qualité de vie d’un territoire comme le notre.

Autre exemple : vous souhaitez privilégier l’arrivée du Tour de France. Soit, c’est un évènement national populaire apprécié de nombreux grands Ruthénois. Mais alors que notre territoire est prêt à dépenser des centaines de milliers d’euros pour l’accueillir, dans le même temps, nous constatons que vous « rechignez » à augmenter certaines subventions pour des associations du secteur culturel et social qui agissent au quotidien et tout au long de l’année pour les Grands ruthénois.
Ou encore, autre de vos décisions, vous souhaitez restreindre des appels à projet de l’agglomération en matière de prévention, aux seules associations qui agissent pour les quartiers intégrés dans la politique de la ville. La priorité qui leur est donnée, qui n’est pas à remettre en cause, ne peut pas justifier l’abandon de moyens pour les autres quartiers, surtout quand il s’agit de prévention.

Pour financer vos projets d’investissement et donc accroitre votre épargne nette, vous rognez sur toutes les dépenses de fonctionnement.
Vous tirez aussi un trait sur le domaine de Combelles, espace pourtant si apprécié des Grands ruthénois, pour économiser 300 000 euros. Au fait, à ce propos, maintenant que l’agglomération a renoncé à la gestion de cet équipement public, qui va assurer l’entretien de ce domaine de 120 hectares ?
Nous constatons également que la masse salariale n’augmente pas par rapport à 2016 ce qui laisse présager que les effectifs en personnel vont s’infléchir une nouvelle fois et qu’au bout de la chaîne les services aux grands ruthénois s’en retrouveront affectés.

Pour toutes ces raisons, je voterai contre le budget primitif 2017.

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« Sans presse libre, il n’y a pas de démocratie. »

Question écrite – Conseil d’agglomération du 08 février 2017

Monsieur Le Président,

Par voie de presse, nous avons appris en ce début d’année qu’un conflit vous opposait, en tant que président de l’agglomération, à la rédaction de France3 Quercy Rouergue.
L’origine de cette polémique a trouvé sa source dans le fait que vous ayez conditionné l’autorisation d’un reportage sur la dernière exposition temporaire du Musée Soulages « Tant de temps » à l’interview d’un élu politique de l’Agglomération.
Pourtant, les équipes de France3 Quercy Rouergue ont expliqué vouloir traiter exclusivement leur reportage sous l’aspect culturel et artistique de l’exposition en s’appuyant sur l’expertise des professionnels reconnus du musée, à savoir la commissaire de l’exposition et le conservateur du musée. Par un communiqué de l’agglomération, vous avez rappelé le devoir de réserve auquel étaient soumis les fonctionnaires, qui seraient, selon vous, à même de « les protéger notamment de devenir un outil de propagande politique ». Mais quelle confiance accordez-vous au personnel du Musée Soulages pour qu’ils ne puissent répondre, sans la présence d’un élu, à une interview relative à leur travail et à leurs compétences ?
Le parti pris des journalistes était d’axer leur tournage sur l’art et la culture et non sur la dimension de la politique culturelle promue par la Communauté d’Agglomération. C’était là une vraie et nouvelle opportunité pour le musée de promouvoir et faire connaître auprès du grand public cette exposition. Finalement, l’une des conséquences de votre décision est de lire dans la presse nationale, en titre, que « la liberté de la presse broie du noir au Musée Soulages » voire que votre intervention est comparée à un réel chantage. On pourrait souhaiter meilleure communication pour notre agglomération.
En 2015, dans notre ville, les citoyens s’étaient massivement mobilisés et rassemblés pour défendre la presse et la liberté d’expression. Il est regrettable aujourd’hui de créer un tel émoi en nuisant, encore une fois, aux droits fondamentaux des journalistes de s’exprimer librement.
En vous exprimant ainsi au titre de la communauté d’agglomération, vous avez engagé l’ensemble des élus de cette assemblée à porter la responsabilité de vos propos et de votre décision. Vous justifiez cette décision, d’imposer à l’équipe de journalistes l’interview d’un élu, en prétendant que ce serait devenue la règle de l’agglomération. Aussi, je vous demande de porter ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil d’agglomération afin que soit portée à notre connaissance cette nouvelle règle et qu’elle soit soumise au débat démocratique.

Vous en remerciant par avance,
Veuillez recevoir, Monsieur le Président mes salutations citoyennes.

Matthieu LEBRUN
Conseiller d’Agglomération
Élu Rodez Citoyen

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Quel avenir pour le domaine et le centre équestre de Combelles ?

Le 8 novembre dernier, le Conseil de la Communauté d’Agglomération du Grand Rodez votait la rupture anticipée de la délégation de service public confiée à la Société d’Economie Mixte du Grand Rodez (SEM) pour la gestion du domaine et du centre équestre de Combelles et validait son souhait de voir confier au secteur privé la gestion de cet équipement.

En tant qu’élu de Rodez Citoyen, je me suis opposé à cette délibération.

En voilà les principales raisons :

Le renoncement du Conseil d’agglomération à un équipement favorisant la mixité sociale

Grâce au soutien financier de la collectivité depuis quasi trente ans, l’équitation est passée du statut d’une activité sportive bénéficiant à quelques privilégiés au statut d’une activité accessible à tous. Si les élus de l’agglomération avaient observé d’un peu plus près qui sont aujourd’hui les usagers de cette activité, ils se seraient rendus compte que les 450 personnes sont issues de catégories sociales très diverses. Ils auraient constaté que les propriétaires qui mettent leurs chevaux en pension au centre équestre sont avant tout des personnes qui font le choix d’investir dans leur passion et n’ont rien à voir avec une catégorie de soi disant privilégiés. Ils auraient également vu que cet équipement bénéficiait aux établissements scolaires.
En décidant de privatiser entièrement la gestion du centre équestre et de ne plus le soutenir financièrement, il est certain, quoiqu’en disent Mr Teyssèdre et les élus qui le soutiennent, que le prochain gestionnaire privé ne pourra maintenir les conditions tarifaires actuelles. Aussi, cela restreindra l’accessibilité à la pratique de l’activité équestre pour des personnes aux revenus moyens et peu élevés.

Le renoncement du Conseil d’agglomération à un équipement public de territoire
Pour argumenter sa décision, le président de l’agglomération a justifié que la collectivité n’était pas compétente en la matière et qu’elle ne disposait pas de professionnels qualifiés dans la gestion de ce type de structure. Comme à son habitude, en affirmant cela, Mr Teyssedre ne fait peu de cas du personnel agissant pour le bénéfice de la collectivité. La SEM emploie aujourd’hui 11 salariés pour gérer le centre équestre et l’ensemble des espaces verts qui y sont rattachés. C’est une équipe de professionnels pluridisciplinaires (professeurs d’équitation, palefreniers, agent d’entretien d’espaces verts, personnels administratifs) qui quotidiennement, et depuis de longues années, fait fonctionner le domaine de Combelles et permet aux grands ruthénois de bénéficier, à proximité, d’une offre d’activités de très grande qualité. C’est par leur investissement et leur professionnalisme aussi, que le domaine de Combelles a acquis en trente ans une notoriété et est devenue une référence nationale voire internationale, avec notamment des concours hippiques de grande renommée.
Il faut savoir qu’en changeant de délégataire, c’est la société privée qui aura à sa charge l’ensemble des coûts de fonctionnement et d’investissement. Le ticket d’entrée risque d’être très cher pour celle qui, éventuellement, se portera candidate. En 2009, l’agglo avait fait réaliser une étude qui avait mis en exergue la nécessité d’engager un programme d’investissement de modernisation et rénovation du site. Cette recommandation n’a pas été suivie par la communauté d’agglomération. Bien au contraire, elle a, ces dernières années, réalisé des économies drastiques en diminuant significativement la subvention allouée à la SEM (-70% entre 2008 et 2016) et en réduisant les effectifs de 30%. En faisant ce choix, on comprend mieux aujourd’hui pourquoi le site de Combelles (parc et équipement) progressivement se dégrade.
En plus des investissements à réaliser, le nouveau délégataire devra aussi reprendre l’ensemble des 11 salariés employés par la SEM et assurer l’entretien de la centaine d’hectares qui composent le domaine.
Dans ces conditions, comment croire que le futur repreneur puisse poursuivre cette mission de délégation de service public en respectant le cahier des charges que la Communauté d’agglomération feint de lui imposer (maintien d’une tarification          « sociale », reprise du personnel, remise en état des lieux, investissements, etc).

Vers la fin annoncée d’un espace naturel utilisé par des milliers de grands ruthénois ?
Au-delà de l’activité équestre, le site de Combelles est également un espace naturel de 120 hectares, à proximité de la zone urbaine de Rodez, que les Grands Ruthénois se sont appropriés. Tout au long de l’année, il est fréquenté par des milliers de Grands Ruthénois pour des balades en familles, des pique-niques du dimanche, des aires de jeux pour enfants, des kilomètres de circuits VTT, des kilomètres de sentiers pédestres avec des parcours d’orientation et de découverte. A cela s’ajoutent des manifestations festives organisées par des associations, des concours hippiques, etc. Il est plébiscité pour son calme, son espace et son cadre sécurisant notamment pour les enfants.

Ces derniers mois, si vous êtes allés vous promener, vous aurez surement constaté que l’entretien du domaine n’était plus ce qu’il était, faute de personnel suffisant pour s’en occuper. Vous aurez aussi pu relever que la partie du parc dédié au « Village Vacances » semble laissée à l’abandon. Pour information, la Communauté d’Agglomération, comme pour le domaine et le centre équestre de Combelles, a décidé voilà quelques mois de ne pas renouveler sa collaboration avec l’ancien délégataire et de le confier à une nouvelle société privée appelée REVEA. Serait-ce une des raisons qui expliquerait le sentiment d’abandon du site, que les promeneurs peuvent constater au gré de leurs balades ? En tout état de cause, la dégradation et le non entretien de cette partie du parc de Combelles sont un fait indiscutable. En sera t-il autant dans les mois à venir pour le centre équestre et le parc public ?

Il est clair que cette rupture anticipée de délégation de service public ressemble plus à une recherche d’économie de fonctionnement.
C’est un choix politique assumé qui se détourne malheureusement du quotidien des Grands Ruthénois. La politique communautaire semble définitivement et exclusivement tournée vers l’accroissement de l’épargne de la collectivité afin de financer, par exemple, les 15 millions d’euros du futur parc des expositions à Malan, ou encore, la venue du Tour de France.

Matthieu Lebrun
Conseiller d’Agglomération

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Territoires à énergies positives

Paroles d’un citoyen

Pour obtenir un territoire à énergies positives les collectivités doivent combiner différentes actions en matière d’efficacité énergétique, de sobriété énergétique ,et de production d’énergie, décentralisé et renouvelable; en contre partie cette collectivité touche des aides( de l’ordre de 2 000 000)
Sur l’agglo on est les meilleurs on touche le label TEPOS donc les aides mais en plus on bloque les projets énergies renouvelables (Ste Radegonde) expliquez moi ou est l’arnaque !!!

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