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Enquête crèches à Rodez

Enquête menée en juin 2017 par les conseillers municipaux Rodez Citoyen avec le soutien de membres du Collectif Citoyen du Grand Rodez, sur les 3 multi-accueil collectifs de la ville : les Ptits Loups ; Farandole  ; Les Lutins.

 

En juin 2015, nous avions déjà effectué une première enquête pour évaluer les besoins des parents car nous étions en désaccord avec la réduction des horaires d’ouverture des établissements municipaux d’accueil de la petite enfance ( délibération du 27 avril 2015, Voir notre article à ce sujet .)

  • Farandole à la Maison de l’Enfance était passé de 7h30 /18h45 à 8h/18h.
  • Les Petits Loups à Bourran et les Lutins à la Maison de l’Enfance étaient passés de 7h30/18h30 à 7h45/18h30.
  • La fermeture estivale était passée de 2 à 3 semaines pour Farandole et Petits Loups ; Les Lutins restant ouvert tout l’été.

La municipalité présente ces réductions comme une demande des services. Il est évident pour nous qu’elles sont la conséquence de sa décision de non remplacement d’un agent parti à la retraite. Les services sont obligés de s’adapter.
L’enquête a montré que ces modifications mettaient beaucoup plus de familles en difficulté que ce que la municipalité affirmait.( lien avec enquête précédente)

A partir de l’année 2017, l’ensemble des structures ferment une semaine aux vacances scolaires de Pâques, 3 semaines l’été, avec une alternance entre la Maison de l’Enfance et Les Petits Loups. Avec la fermeture habituelle, une semaine entre Noël et le premier de l’an + tous les ponts, nous arrivons à un total de 5 semaines + les ponts.
Auparavant « Les Lutins » à la Maison de l’Enfance ne fermait pas l’été et les « Petits Loups » fermait en Août ; aucune structure ne fermait aux vacances de Pâques.

Encore une fois les services ont dû s’adapter aux décisions de restriction sur les budget du personnel !

Le plus choquant pour nous : la ville, qui avait passé contrat avec les familles pour la période septembre 2016 / septembre 2017, modifie les termes du contrat de façon unilatérale en décembre 2016, donc ne respecte pas ses engagements ! Une municipalité respectueuse va jusqu’au bout de ses contrats et consulte ses partenaires avant d’en modifier les termes.

 

Pour cette deuxième enquête, nous avons reçu le même accueil, très positif, qu’en 2015 de la part des familles.
Cette fois nous avons voulu évaluer le nombre de familles mises en difficultés par les fermetures supplémentaires des crèches aux vacances de Pâques et d’été mais aussi évaluer deux ans après l’impact des horaires d’ouverture.

L’enquête (158 réponses) a montré que :

12 familles sont mises en difficulté pour les différents ponts
3 pour la fermeture entre Noël et le premier de l’an
53 pour les vacances scolaires de Pâques
104 pour l’été 2017
12 familles ne savaient pas encore comment elles s’organisaient pour l’été

Certaines familles sont moins impactées cette année mais le seront en 2018 alors que d’autres le sont cette année mais le seront moins en 2018 à cause de l’alternance de fermeture sur juillet et Août de la Maison de l’Enfance et des Petits Loups.
Cette réduction du nombre de jours d’ouverture impacte bien sur plus fortement les familles monoparentales.
Pour une même période de fermeture, la grande majorité des parents utilisent plusieurs solutions consécutives pour palier au manque d’accueil à la crèche habituelle.

Pour 2017, les parents ont bien compris que tous les enfants ne pourraient pas être reçus en juillet à la Maison de l’Enfance et en Août aux Petits Loups, alors ils ont cherché des solutions alternatives

Quelles solutions ?
Si les parents ne peuvent pas prendre de congés quand la structure de leur enfant ferme,  ils peuvent demander à l’autre structure ouverte s’il est possible de l’accueillir :
mais toutes les demandes ne peuvent être satisfaites. Parfois, l’enfant peut être accueilli 1 semaine sur les 3 semaines demandées notamment en Juillet.
4 familles ont signalé un refus d’accueil dans la structure restant ouverte.
mais les réponses d’acceptation sont tardives, il faut donc s’organiser avant et autrement
mais plusieurs familles disent ne pas être au courant de cette solution
mais cela modifie le temps de trajet domicile -crèche- travail et donc peut rendre impossible d’être à l’heure soit au travail le matin, soit le soir à la crèche
mais ce changement de structure n’est pas vraiment dans l’intérêt de l’enfant même si certains s’adaptent mieux que d’autres.
mais aussi, un parent nous dit : 3 semaines de Congés Annuels des parents + 3 semaines de fermeture de la crèche, cela fait 6 semaines où l’enfant ne vient plus à la crèche, cela fait long »
Rajoutons que c’est particulièrement vrai dans cette période où se font les adaptations pour septembre !!!

Autres solutions (concerne 100 réponses) :

  • L’emploi d’une personne au domicile : 9 familles nous disent y avoir recours pour l’été et 4 à Pâques
  • 3 familles prennent des congés sans solde ;
    Ces deux solutions fragilisent les plus précaires.
  • Le plus fréquent est l’appel à l’aide, quand c’est possible, auprès de la famille notamment des grands parents qui sont loin d’être tous des retraités ou d’habiter tous l’agglomération. Ils sont de toutes les régions de France !
  • Les demandes auprès de l’employeur et des collègues ne simplifient pas la vie au travail même si plusieurs réponses font état de compréhension et de solidarité.
  • Enfin l’appel au secours auprès des amis ou des voisins vient compléter l’arsenal de la débrouille. Rappelons que mi-juin, 12 familles ne savaient pas vraiment comment s’organiser pour l’été.

Qu’en est-il des horaires journaliers ?

Pour les horaires réduits du matin, 20 familles se disent mises en difficulté. Elles sont 32 pour les horaires du soir.
Soit un parent arrive en retard régulier à la prise du travail le matin ou à l’arrivée à la crèche le soir.
Soit elles emploient une personne rémunérée ou demandent à la famille ou aux amis
Ce sont 17 familles qui utilisent un mode de garde supplémentaire donc payant soit pour le matin ou le soir. Elles demandent au minimum un retour aux horaires d’avant 2015.


Notre conclusion

Nous avons perçu une grande inquiétude de la part des familles notamment de celles qui ont connu un service fonctionnant avec plus de jours d’ouverture et de façon plus souple. Elles se demandent quelle sera la prochaine dégradation du service. Jusqu’où la municipalité va aller ?
Face aux élus que nous sommes, elles ont exprimé leur mécontentement envers les décisions municipales. Par contre, presque toutes disent leur satisfaction par rapport au travail effectué par le personnel des crèches auprès de leurs enfants. Aussi, de nombreux parents font des efforts pour alléger le travail du personnel, conscients qu’il se débrouille avec des roulements trop justes et des règlements de fonctionnement pas toujours adaptés aux familles.
Tant de jours de fermeture et l’alternance entre structure ne sont pas acceptés tout comme les horaires d’ouverture et de fermeture même si les familles s’adaptent et se taisent.
Moins exprimé, mais flagrant pour les observateurs que nous étions lors de cette semaine d’enquête c’est le stress vécu par la plupart des familles.
Un service public de la petite enfance se doit d’apporter un soutien aux familles dans cette période où il n’est vraiment pas facile de concilier vie professionnelle et fonctions parentales.
Pour cela les familles doivent sentir que les prestations vont rester constantes et assez souples pour s’adapter aux différents cas et aux modifications de situation familiale et professionnelle.
Or, par exemple, le nouveau paramétrage du logiciel de présence/enfant (donc de paiement) met les familles en stress complet (9 l’ont rajouté en commentaire) . Certains, arrivés à l’avance, restent avec leur enfant dans la voiture pour ne pas badger trop tôt et ne pas payer disent-ils « une heure de plus » et le soir c’est la course pour badger le plus tôt possible là aussi avec les mêmes enjeux !
Autre exemple tous les parents ne sont pas toujours en mesure de donner exactement l’heure de la fin de leur activité professionnelle donc du départ de l’enfant (employés en restauration ou commerce et professions de santé…)

Quelques commentaires exprimés : « c’est vous qui le dites »

« La plupart des entreprises ferment en août donc lors des fermetures de juillet la structure restant ouverte ne peut pas faire face à toutes les demandes d’accueil des enfants venant de l’autre structure »
« Je travaille dans le secteur du tourisme, la ville veut développer ce secteur d’activité et en même temps ne répond pas, l’été et pour les ponts, aux besoins des parents qui travaillent dans le tourisme »
« Avant nous choisissions les dates auxquelles notre enfant n’allait pas à la crèche maintenant on nous les impose »
« Pourrions-nous avoir plus de traçabilité sur ce que nos enfants mangent et pourquoi pas introduire le bio ? »
« La crèche ferme 5 semaines + les ponts moi j’ai droit à 5 semaines de congés par an »
« Petit à petit on ferme de plus en plus »
« A Onet, cela ne ferme qu’à Noël et 3 semaines en Août et c’est une petite crèche !«
« Gros problème pour les enfants qui ont trois ans et sont exclus des crèches (de Rodez) alors que les écoles ne peuvent pas accueillir en cours d’année »  « Il faut aller dans le privé »
« Cela fait 5 ans que j’utilise la crèche et plus cela va, plus c’est compliqué »
«  Nous ne prenons pas nos congés ensemble mais c’est pas sympa pour le couple »( 13 couples concernés)
« Notre couple est séparé donc nous avons 2 fois plus de congés annuels »
« Beaucoup de parents travaillent en périphérie et commencent à 8h comme moi et sont en retard, besoin que cela ouvre à 7h 15 »
« J’arrive régulièrement en retard , j’ai la chance d’avoir un employeur compréhensif »
« Rue Planard, circulation trop rapide et dense ; stationnement dangereux »(11fois)
« une crèche devrait être ouverte tout le temps et le personnel doit pouvoir rouler pour prendre ses congés »
« Mon enfant est de moins en moins accueilli en périscolaire alors que cet accueil est plus adapté à mon enfant que les Francas »
« Manque de souplesse pour accepter une augmentation momentanée du nombre d’heures d’accueil »
« Pourquoi pas ouvrir le samedi? »(2 familles)
« Les crèches municipales publiques vont elles être vendues au groupe des crèches privées lucratives ? »

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Petite enfance à Rodez : des réductions pour 2017

Ces derniers jours, des habitants ont interpellé le Collectif Citoyen du Grand Rodez sur d’éventuelles modifications d’ouverture des services de la petite enfance de Rodez. Les élus Rodez Citoyen découvrent ainsi ce nouveau projet de réduction du service public de la petite enfance.
Pour l’année 2017, il s’agirait d’augmenter encore la période de fermeture : 5 semaines sur l’année pour toutes les structures au lieu de 4 semaines pour l’année précédente.

Lors du dernier conseil municipal du 16 décembre, à l’occasion du vote du budget primitif présenté pour l’année 2017, nous avons déploré, encore une fois, les économies réalisées au détriment des services publics de la Ville.
Le 27 avril 2015, en conseil municipal, le maire avait présenté sa décision de réduction des services d’accueil de la petite enfance (amplitude horaire diminuée et ajout d’une semaine de fermeture sur la période estivale) comme émanant d’une « proposition des services » et « afin de répondre à l’attente des familles ». Nous avions voté contre cette délibération.
En juin 2015, les élus Rodez Citoyen et le Collectif Citoyen du Grand Rodez ont conduit des actions auprès des usagers afin de rencontrer les familles, d’enquêter sur leurs besoins et de connaître leurs réelles attentes. Cette démarche, qui encourageait la participation des citoyens, est consultable sur le site : http://collectif-citoyen-grand-rodez.org/reduction-des…/ (articles du 30 mai au 6 juillet 2015 accessibles à partir de l’agenda).

Le mandat confié aux 3 élus Rodez Citoyen est celui de représenter les habitants. Notre expression aura plus de sens si elle relaie celle des citoyens. Pour défendre le service public d’accueil de la petite enfance, vous êtes invités à nous contacter pour donner vos avis, vos préoccupations, vos besoins pour l’accueil de votre (vos) enfant(s), vos éventuelles demandes, propositions,…… en laissant vos commentaires à partir de cet article ou en utilisant l’adresse suivante : collectifcitoyen.grandrodez@laposte.net

 

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Conseil municipal 16 décembre 2016

DÉBAT SUR LE BUDGET PRIMITIF 2017

Mon intervention commence par une question pour laquelle j’attends une réponse précise : comment peut-on comprendre la baisse majeure de 181 000 € sur la subvention au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) sachant que depuis des années elle était maintenue à 638 000 € ?
J’ai déjà protesté à plusieurs reprises car cet apparent maintien de la subvention cachait une baisse de fait. En effet chaque année, il était trouvé quelques dépenses effectuées par la mairie qui devaient être refacturées au CCAS (ce qui a le mérite de bien clarifier les deux budgets). Mais il n’y a jamais eu d’augmentation compensatoire de la subvention du CCAS qui voyait donc ses moyens diminuer.
Les 181 000 € de baisse pour 2017 ne peuvent s’expliquer par la décision qui a été présentée en commission qui est la reprise, par la mairie, de 2 ou 3 agents du CCAS. C’est pourquoi je pose cette question, d’autant plus que, par votre demande de protection fonctionnelle, vous alourdissez le budget du CCAS de 4500 € en 2016 , certainement la même chose en 2017 voire plus en 2018.

Enfin, je fais juste un commentaire sur le Budget Prévisionnel 2017 dans son ensemble.
Dans l’ investissement, la municipalité se contente d’assurer les charges lui incombant habituellement comme l’entretien des réseaux et de l’espace public bien que sur le domaine de l’accessibilité et des espaces pour la jeunesse, ces 8 dernières années aient été plus que décevantes.
Pour ce qui est du fonctionnement nous sommes les seuls de la strate « fameuse ! » à pousser aussi loin la réduction continue et obsessionnelle des budgets mettant ainsi à mal les services au public.
Il ne suffit pas de se proclamer « meilleur gestionnaire » mais il faut mettre les finances au service d’une vision globale pour l’avenir de la ville. Or, lors du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) nous avons pu comprendre que l’équipe dirigeante n’a pas cette vision.

Au DOB, nous avons proposé des mesures qui découlent d’un projet politique, de notre projet politique qui est celui de prendre soin des habitants de cette ville, de prendre soin des personnes employées par la ville, de prendre soins des professionnels qui travaillent régulièrement avec les services municipaux comme les enseignants ou les travailleurs sociaux, les animateurs et intervenants culturels….
Certains élus de la majorité municipale sont venus à la manifestation des agents hospitaliers. Qu’avez-vous pu leur dire alors que vous avez la même logique de réduction des charges de fonctionnement en vous attaquant à ce qui est le plus facile : la masse salariale et la formation professionnelle ?
Le mot d’ordre des agents hospitaliers était « agents maltraités, patients mal soignés ». De la même façon, nous pouvons dire
« services municipaux maltraités, usagers et collaborateurs mal menés ».
Vous avez prévu le non remplacement d’agents en 2017 mais cela fait plusieurs années que vous ne renouvelez pas de nombreux départ en retraite.
Ceci a entraîné la réduction des horaires d’ouverture des crèches de la ville (qui ont d’ailleurs à nouveau changé pour 2017) ou dernièrement ceux de la médiathèque. Vous l’avez assumé lors du dernier conseil municipal : vous voulez réduire le budget de fonctionnement pour….. et bien pour le réduire puisque c’est votre seule ligne politique claire. Enfin soyons honnêtes, vous dites aussi que c’est pour attirer des habitants ! En réduisant les services à la population il y a certainement plus convainquant !

Seulement trois exemples pour illustrer mes propos.

Quand les enseignants sont transformés malgré eux en portiers d’école nécessairement fermées dans le cadre de l’état d’urgence alors que vous mettez un an pour programmer l’installation de visiophones qui leur permettraient de ne pas être dérangés dans les apprentissages : Où est votre priorité pour l’Education ? Quand ces dispositifs seront ils, enfin, mis en place ?
Quand le personnel de crèche est trop souvent en nombre insuffisant notamment sur les tranches horaires 11h/14H ;
Quand ni l’usager de la médiathèque, ni l’agent, ne trouvent en rayon un document qui n’est pas sorti et qui est donc mal rangé, cela veut dire que les agents n’ont plus le temps de vérifier les rayonnages alors que cela fait partie intrinsèque de leur travail ;
vous nous dites que ces agents là ont été consultés et qu’ils ont accepté, voire demandé, la réduction des horaires d’ouverture.
C’est que vous les avez mis dans des positions impossibles en réduisant les moyens humains dans les crèches et à la médiathèque. Il ne leur reste plus qu’à réduire les horaires d’ouverture aux usagers pour arriver à mieux faire leur travail. C’est un réflexe de survie au travail !

Régulièrement, en conseil municipal, vous vous glorifiez d’avoir tous les agents municipaux derrière vous, de ne pas avoir eu de grève, sans vouloir voir le mal-être au travail des agents municipaux, ni le mécontentement des usagers. Mal-être et mécontentement dont la municipalité actuelle est responsable et que vous ne résoudrez pas avec l’installation de caméras de vidéo surveillance ou protection, comme vous voudrez, et la venue du Tour de France.
Après le DOB, à quand le Débat d’Orientation sur le bien-être dans sa ville ?

Claudine Bonhomme

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Quel avenir pour le domaine et le centre équestre de Combelles ?

Le 8 novembre dernier, le Conseil de la Communauté d’Agglomération du Grand Rodez votait la rupture anticipée de la délégation de service public confiée à la Société d’Economie Mixte du Grand Rodez (SEM) pour la gestion du domaine et du centre équestre de Combelles et validait son souhait de voir confier au secteur privé la gestion de cet équipement.

En tant qu’élu de Rodez Citoyen, je me suis opposé à cette délibération.

En voilà les principales raisons :

Le renoncement du Conseil d’agglomération à un équipement favorisant la mixité sociale

Grâce au soutien financier de la collectivité depuis quasi trente ans, l’équitation est passée du statut d’une activité sportive bénéficiant à quelques privilégiés au statut d’une activité accessible à tous. Si les élus de l’agglomération avaient observé d’un peu plus près qui sont aujourd’hui les usagers de cette activité, ils se seraient rendus compte que les 450 personnes sont issues de catégories sociales très diverses. Ils auraient constaté que les propriétaires qui mettent leurs chevaux en pension au centre équestre sont avant tout des personnes qui font le choix d’investir dans leur passion et n’ont rien à voir avec une catégorie de soi disant privilégiés. Ils auraient également vu que cet équipement bénéficiait aux établissements scolaires.
En décidant de privatiser entièrement la gestion du centre équestre et de ne plus le soutenir financièrement, il est certain, quoiqu’en disent Mr Teyssèdre et les élus qui le soutiennent, que le prochain gestionnaire privé ne pourra maintenir les conditions tarifaires actuelles. Aussi, cela restreindra l’accessibilité à la pratique de l’activité équestre pour des personnes aux revenus moyens et peu élevés.

Le renoncement du Conseil d’agglomération à un équipement public de territoire
Pour argumenter sa décision, le président de l’agglomération a justifié que la collectivité n’était pas compétente en la matière et qu’elle ne disposait pas de professionnels qualifiés dans la gestion de ce type de structure. Comme à son habitude, en affirmant cela, Mr Teyssedre ne fait peu de cas du personnel agissant pour le bénéfice de la collectivité. La SEM emploie aujourd’hui 11 salariés pour gérer le centre équestre et l’ensemble des espaces verts qui y sont rattachés. C’est une équipe de professionnels pluridisciplinaires (professeurs d’équitation, palefreniers, agent d’entretien d’espaces verts, personnels administratifs) qui quotidiennement, et depuis de longues années, fait fonctionner le domaine de Combelles et permet aux grands ruthénois de bénéficier, à proximité, d’une offre d’activités de très grande qualité. C’est par leur investissement et leur professionnalisme aussi, que le domaine de Combelles a acquis en trente ans une notoriété et est devenue une référence nationale voire internationale, avec notamment des concours hippiques de grande renommée.
Il faut savoir qu’en changeant de délégataire, c’est la société privée qui aura à sa charge l’ensemble des coûts de fonctionnement et d’investissement. Le ticket d’entrée risque d’être très cher pour celle qui, éventuellement, se portera candidate. En 2009, l’agglo avait fait réaliser une étude qui avait mis en exergue la nécessité d’engager un programme d’investissement de modernisation et rénovation du site. Cette recommandation n’a pas été suivie par la communauté d’agglomération. Bien au contraire, elle a, ces dernières années, réalisé des économies drastiques en diminuant significativement la subvention allouée à la SEM (-70% entre 2008 et 2016) et en réduisant les effectifs de 30%. En faisant ce choix, on comprend mieux aujourd’hui pourquoi le site de Combelles (parc et équipement) progressivement se dégrade.
En plus des investissements à réaliser, le nouveau délégataire devra aussi reprendre l’ensemble des 11 salariés employés par la SEM et assurer l’entretien de la centaine d’hectares qui composent le domaine.
Dans ces conditions, comment croire que le futur repreneur puisse poursuivre cette mission de délégation de service public en respectant le cahier des charges que la Communauté d’agglomération feint de lui imposer (maintien d’une tarification          « sociale », reprise du personnel, remise en état des lieux, investissements, etc).

Vers la fin annoncée d’un espace naturel utilisé par des milliers de grands ruthénois ?
Au-delà de l’activité équestre, le site de Combelles est également un espace naturel de 120 hectares, à proximité de la zone urbaine de Rodez, que les Grands Ruthénois se sont appropriés. Tout au long de l’année, il est fréquenté par des milliers de Grands Ruthénois pour des balades en familles, des pique-niques du dimanche, des aires de jeux pour enfants, des kilomètres de circuits VTT, des kilomètres de sentiers pédestres avec des parcours d’orientation et de découverte. A cela s’ajoutent des manifestations festives organisées par des associations, des concours hippiques, etc. Il est plébiscité pour son calme, son espace et son cadre sécurisant notamment pour les enfants.

Ces derniers mois, si vous êtes allés vous promener, vous aurez surement constaté que l’entretien du domaine n’était plus ce qu’il était, faute de personnel suffisant pour s’en occuper. Vous aurez aussi pu relever que la partie du parc dédié au « Village Vacances » semble laissée à l’abandon. Pour information, la Communauté d’Agglomération, comme pour le domaine et le centre équestre de Combelles, a décidé voilà quelques mois de ne pas renouveler sa collaboration avec l’ancien délégataire et de le confier à une nouvelle société privée appelée REVEA. Serait-ce une des raisons qui expliquerait le sentiment d’abandon du site, que les promeneurs peuvent constater au gré de leurs balades ? En tout état de cause, la dégradation et le non entretien de cette partie du parc de Combelles sont un fait indiscutable. En sera t-il autant dans les mois à venir pour le centre équestre et le parc public ?

Il est clair que cette rupture anticipée de délégation de service public ressemble plus à une recherche d’économie de fonctionnement.
C’est un choix politique assumé qui se détourne malheureusement du quotidien des Grands Ruthénois. La politique communautaire semble définitivement et exclusivement tournée vers l’accroissement de l’épargne de la collectivité afin de financer, par exemple, les 15 millions d’euros du futur parc des expositions à Malan, ou encore, la venue du Tour de France.

Matthieu Lebrun
Conseiller d’Agglomération

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