Archives de catégorie : Ecologie-Environnement

JOURNÉE POUR LE CLIMAT-21/09- MOBILISATION DÉPARTEMENTALE A RODEZ

En serez-vous ? Rejoignez la mobilisation

Samedi 21 septembre 2019 10h00 à Rodez => Départ de la place des Ruthènes.

 Parce que chaque personne compte, nous comptons sur vous, pour démontrer à nos gouvernants que la lutte pour le réchauffement climatique n’est pas une option.

 Nos enfants et petits enfants comptent également sur notre engagement pour leur futur.

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Place de la cité : sous les pavés, la transition écologique et l’argent public

Question écrite – Conseil municipal du 30 août 2019

            Suite au débat en conseil municipal de juin 2019 sur le projet d’aménagement de la place de la cité nous souhaitons vous poser les questions suivantes :

Quel est le coût prévu pour l’arrachage et de l’évacuation des tilleuls ?

Quel est le coût d’un sophora qui va être planté Place de la Cité ?

Quel est le coût des soins et notamment de l’arrosage des nouvelles plantations au cours des prochaines années ?

            Suite à l’installation Place de la Cité de panneaux explicatifs donnant la parole aux architectes sur l’arrachage des tilleuls et l’installation de futures plantations, nous nous permettons de rappeler que la municipalité est le donneur d’ordre de ces travaux et non les architectes. Pourquoi ne pas assumer vos décisions concernant l’ arrachage des tilleuls ?

            Sur ces panneaux, il est annoncé que, habituellement, dès début août, les feuilles des tilleuls jaunissent car les arbres souffriraient. Au 13 août 2019, malgré deux séries de canicule, les tilleuls ne présentaient aucune feuille jaunissante.

            Par ailleurs, dans l’avenir, quelles possibilités et conditions d’utilisation de la place, les forains et commerçants auront -ils  pour leur faciliter le plus possible leur travail?


Ce que j’ai retenu de la réponse de Monsieur le Maire

Lors du Conseil municipal de juin, un large débat de 45 minutes a eu lieu donc on ne va pas revenir sur ce sujet.

Le cabinet d’aménageur choisi est le meilleur de France.

Il y aura davantage d’ombre qu’avant.

Vous n’êtes pas venue à la commission des marchés où vous auriez eu les chiffres que vous demandez, vous n’aviez qu’à y venir. Je ne suis pas aux commissions de marché public, je ne connais pas les chiffres que vous demandez. Point final !

Je rappellerai juste ici que la question écrite a pour but que l’ensemble de la population ait de façon officielle et publique, de la part du premier magistrat de la ville, des informations précises. Ce ne sera, encore une fois, pas le cas .

Claudine Bonhomme

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L’arbre dans la ville

La mairie de Rodez a entrepris de grands projets de rénovation du centre-ville. A partir du mois de juin 2019, la Place de la Cité sera entièrement refondée, notamment par un tapis de pierre d’un seul tenant. Les travaux risquent cependant d’abîmer les douze tilleuls couvrant cette place et leur système racinaire. Ils seront donc détruits pour être remplacés. Il s’agit pourtant de la dernière place publique ombragée du centre-ville de Rodez. Pourquoi les arbres semblent-ils si souvent les ennemis des municipalités ?

Le maire de Rodez se prend pour un bûcheron.

Nous comprenons fort bien le besoin impétueux du maire de refaire le centre-ville à un an des élections municipales, c’est une figure imposée pour qui veut se faire réélire. Mais couper des (grands) arbres pour en replanter (de petits), est-ce une illustration méticuleuse de notre société libérale qui détruit pour continuer à consommer (à l’instar des produits en obsolescence programmée, des dates de péremption sous-estimées ou des objets jetables…) ou une ignorance complète des avantages d’une ville végétalisée ? Vous pensez que l’on exagère ? La variété d’arbres proposée en remplacement des tilleuls, d’après le projet consulté en mairie, est le Sophora Japonica. Sa taille adulte sera atteinte entre quinze ou vingt ans (moment où l’on peut espérer un ombrage similaire à aujourd’hui), date à laquelle il faudra refaire les travaux de la Place de la Cité, puisque la plantation de Sophora Japonica est déconseillée à proximité des surfaces minéralisées à cause de ses puissantes racines.* Un nouveau cycle de rénovation-abattage-replantage démarrera alors.

L’arbre est pourtant l’emblème le plus visible de la nature urbaine. A l’heure des débats pour s’adapter aux bouleversements climatiques, la place de la nature en ville a un rôle plus concret qu’une simple ornementation malléable selon le goût esthétique des équipes municipales de passage.

L’arbre est un puits de carbone. Il peut absorber cent-vingt kilos de CO2 durant sa vie. Il fixe les particules fines, vingt kilos par an qui n’iront pas dans les poumons des citadins. C’est également un climatiseur. Il fait varier l’humidité autour de lui par processus d’évaporation. Il réfléchit ou absorbe les rayons lumineux et permet d’éviter ainsi les îlots de chaleur. En hiver l’arbre sert de paravent et diminue l’impact des vents froids. Ces qualités se mesurent dans les dépenses d’énergie des habitations construites à proximité d’arbres. La facture d’électricité liée à la climatisation peut baisser de 15 % en été, les factures de chauffage en hivers peuvent baisser de 10 %. **

Au delà des aspects économiques, l’arbre urbain possède d’autres vertus. C’est d’abord un abri pour la faune urbaine. La verdure, le chant des oiseaux, la présence des flâneurs recherchant l’ombre et la tranquillité font également baisser l’anxiété des citadins. Les études sur la santé physique et morale des habitants de quartiers dotés d’espaces verts remarquent toutes des apports bénéfiques loin d’être anecdotiques.*** Un citadin moins stressé est moins agressif, et un citadin moins agressif contribue à la pacification sociale de son quartier, à la baisse du sentiment d’insécurité.

Il est donc idiot d’abattre des arbres dans nos villes. L’équation que ne manquera pas d’avancer la mairie est idiote aussi : pour un arbre coupé un arbre serait replanté, si ce dernier tient plus du bonzaï, l’équilibre est faussé. Nous ne remettons pas en cause le besoin de rénovation de la Place de la Cité, elle aurait dû se faire même s’il n’y avait pas eu d’échéances électorales. Mais les solutions pour protéger des arbres lors de travaux existent et semblent même plus économiques que de replanter. ****

C’est donc aux citoyens de s’approprier les arbres de leur ville. Toutes les municipalités dirigées par un maire ou une mairesse aux sensibilités de bûcheron industriel ont connu pareille dévastation. Les habitants de la Place du Tertre à Paris ou ceux de la Place de Lenche à Marseille en 2013 ont impulsé des mobilisations populaires pour défendre leurs arbres urbains. Les arbres ont été abattu- sous protection de la police – mais les élus locaux en ont payé le prix électoral. Au-delà de la lutte sociale, l’arbre et la nature urbaine sont sources de lien social. Sans être considéré comme un esprit animiste auquel on confit ses vœux comme en Asie du Sud-est (arbres à vœux), le potentiel de créativité autour de l’arbre est grand. Le Yarn Bombing avait fait son apparition à Rodez il y a quelques années. Les habitants végétalisent eux-mêmes leurs rues. C’est notamment le cas au Quartier des Embergues qui jouxte la Place de la Cité : du lierre et des roses trémières y sont plantés dans la rue. L’asso de quartier gère des jardinières partagées. Ailleurs en France, des étudiants lassés des politiques du tout-béton, conçoivent des mobiliers urbains qui valorisent et protègent les arbres des villes et renforcent les liens sociaux d’un quartier. C’est le cas du « cocon » à Grenoble : un banc circulaire et à étage enveloppant l’arbre et invitant le passant à s’arrêter et s’asseoir.*****

Ainsi la Mairie de Rodez fera les travaux qu’elle a décidé de faire. Les tilleuls seront abattus préventivement. Malgré les nombreuses qualités d’une ville végétalisée, c’est encore une gestion héritée des villes du XXème siècle qui prédomine à Rodez. Les zones boisées en ville ont toujours eu l’air suspect aux yeux des bourgeois. Ces zones non rentables à court terme offrant des loisirs gratuits aux classes populaires sont source d’une passivité quasi subversive. Bref, ce n’est pas très start-up nation. De toute façon, les comptes-rendus du comité de quartier que l’on peut trouver sur le site de la mairie ne disent pas si les habitants ont approuvé ou non ces travaux. C’est donc à nous de transformer nos quartiers, notre ville, les possibilités ne manquent pas, avec un peu d’audace, d’originalité… et de démocratie.

Guillaume HALB

Commentaire :

Ce sujet a été abordé à une réunion de quartier en présence du maire, le 12 juin dernier. Les services techniques de la ville assurent que les arbres de remplacement seront plantés à leurs tailles adultes, c’est-à-dire huit mètres, et leurs racines seront contenues par un système de fosses. La place de la Cité passerait de douze à quatorze arbres. Nous en prenons acte. On aurait pu cependant imaginer que l’investissement dans les nouveaux arbres aient profité à d’autres places de la ville qui ont cruellement besoin d’ombre, mais les tilleuls sont condamnés sans appel possible.

* fiche technique de l’arbre trouvé sur le site Rustica https://www.rustica.fr/tv/sophora-japon-sophora-japonica,5455.html consulté le 10 juin 2016

** l’étude a été fait par des chercheurs de l’Université de Colombie Britanique, elle est citée dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=NAo2syms2Gk

*** enquête menée par exemple par l’Institut nationale de santé du Québec https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1274_EspacesVertsUrbainsSante.pdf

**** https://www.arbre-patrimoine.fr/amenagements-paysagers/protection-arbres-avant-travaux/

***** http://www.notredame-grenoble.org/medias/files/panneau-rue-barnave.pdf

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Marche pour le climat 16/03/19

Le Collectif citoyen du Grand Rodez s’associe à l’organisation de la Marche internationale pour le Climat qui aura lieu à Rodez le samedi 16 mars.

Venez nombreux !

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