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C.M. du 15/12/17 : Construction d’un multi accueil à St Éloi

Nous nous réjouissons de cette construction qui correspond à une demande forte de la population. Quand le déménagement de Gourgan aura eu lieu, la ville va y avoir des locaux vides adaptés pour installer un multi-accueil. Nous retenons dans les réponses qui nous ont été faites sur la politique de la petite enfance que les multi-accueil municipaux sont obligés de ne plus accueillir les enfants qui ont 3 ans entre janvier et juillet pour faire de la place à des demandes d’accueil de bébés . Cela veut donc dire que les structures municipales manquent de places.

L’école maternelle de Gourgan manque d’effectif et l’absence de multi-accueil collectif sur le quartier constituerait une entrave supplémentaire pour le développement de cette école

Pour ces deux raisons et pour répondre aux besoins des familles du quartier nous vous demandons de créer un multi-accueil municipal à Gourgan. Cela permettra de répondre au manque de places en accueil municipal mais aussi surtout de dynamiser le quartier de Gourgan .

Nous ne voudrions pas que l’école de Gourgan soit la prochaine école que vous souhaitez fermer dans le cadre de votre politique la fermeture d’une école pour la reconstruction d’une autre par mandat.

Enfin nous nous inquiétons sur une sorte de ghettoïsation qui frappe l’accueil de la petite enfance sur la ville . Des crèches privées à but lucratif pour les familles les plus aisées au multi-accueil CAF pour les plus pauvres en passant par les classes moyennes dans les structures municipales. Ce n’est pas ce qu’on attend d’une politique publique de la petite enfance !

Claudine Bonhomme
RODEZ CITOYEN

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Plan de licenciements au Centre Équestre de Combelles : Ce qui devait arriver, arriva !!!!

Le 8/11/16, je dénonçais en séance, le souhait du Président et du bureau du Conseil de Rodez Agglomération de voir confier la gestion du centre équestre de Combelles au secteur privé et indiquais les conséquences désastreuses qu’une telle décision aurait à terme sur l’avenir de cet équipement, de son personnel et sur le quotidien des Grands Ruthénois. (Pour rappel, mon intervention de l’époque est publiée sur http://collectif-citoyen-grand-rodez.org/quel-avenir-pour-le-domaine-et-le-centre-equestre-de-combelles/).

Le 1er Juillet 2017, Rodez Agglomération confie à Mr Ichard, chef de l’entreprise FI Energie, la Délégation de Service Public (DSP) pour la gestion de cet équipement, anciennement gérée par la SEM du Grand Rodez. Son Président, Christian Teyssèdre, justifiait notamment cette décision en affirmant qu’en déléguant à un professionnel du monde équestre la gestion du Centre Equestre de Combelles, ce dernier ne s’en porterait que mieux et qu’il ne fallait surtout pas que les élus s’inquiètent du sort du personnel, puisque le cahier des charges de la DSP donnait obligation, entre autre, au nouveau délégataire, la reprise intégrale des 11 personnels salariés à l’époque par la SEM du Grand Rodez!!!!

A peine 6 mois plus tard, Mr Ichard, le 14/12/17 annonce dans les colonnes de la Dépêche, que pour gérer au mieux cet équipement il lui faut « adapter la voilure » en passant de 9 à 5 salariés.

Le 22/12/17, veille de Noël, 4 salariés du centre équestre seront convoqués à un entretien préalable de licenciement.

Si juridiquement, l’entreprise de Mr Ichard est responsable de ces licenciements annoncés, on peut dire aujourd’hui, que cette situation est d’abord le résultat de la politique conduite par Rodez Agglomération et Son Président. Son insatiable obsession des économies de fonctionnement pour permettre de dégager des marges de manœuvres afin d’investir, par exemple, 30 millions d’Euros dans le futur parc des expositions et la zone d’activités de Malan, est en train de dramatiquement porter ses fruits !!!!! …..et ce n’est pas fini !!!
Enfin, j’ose espérer que le Président de Rodez Agglomération fera le nécessaire auprès des 4 salariés concernés pour que ceux-ci puissent bénéficier de conditions de licenciements à la hauteur des conséquences des choix politiques de notre collectivité dans cet état de fait.

Matthieu LEBRUN, Elu de Rodez Citoyen
Conseiller Communautaire de Rodez Agglomération

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Pour un aménagement concerté du Faubourg

Suite à l’enquête réalisée par le Collectif Citoyen du Grand Rodez sur le quartier du Faubourg, une réunion publique, le 13 Septembre 2017, a permis aux habitants de faire part de leurs préoccupations concernant la vie du quartier.

Nous portons l’accent aujourd’hui sur leur expression concernant les aménagements du quartier, avec deux problématiques majeures  : les nuisances liées aux voitures et camions et la nécessité de veiller à la qualité de vie.

Une circulation intense

La circulation et le stationnement avaient déjà été identifiés comme un problème majeur il y a 10 ans par la CLCV, sans aucune réponse adaptée depuis.

De part sa position comme cœur d’agglomération, le Faubourg vit un trafic incessant de livraisons, de personnes qui viennent travailler, d’usagers des services et commerces du « piton ».

La place du Sacré Cœur est devenue une sorte de parking relais, les rues voient leurs places de stationnement bloquées à la journée.

Les commerces riverains souffrent de la difficulté pour leurs clients à s’arrêter. L’ensemble des habitants font état d’un stress constant pour circuler à pieds ou à vélo, pour traverser les rues. A ces nuisances s’ajoutent la pollution de l’air et le bruit, notamment au carrefour St Cyrice.

Les journaux parlent de l’arrivée de 800 étudiants supplémentaires dans le futur pôle universitaire, de l’implantation de la maison de santé sur la Place du Sacré Cœur. Le bruit court que la maison de retraite serait reconstruite ailleurs et que les locaux seraient transformés en logements étudiants… Ces aménagements inquiètent: ils vont occasionner des va et vient permanents, des problèmes supplémentaires de stationnement. La Mairie a-t-elle envisagé des solutions pour palier à ces nuisances ?

La suppression annoncée de la terrasse d’un restaurant pour récupérer deux places de stationnement ne peut pas constituer une réponse au problème !

Un besoin d’améliorer la qualité de vie

Cette circulation intense donne le sentiment qu’elle emporte la vie du quartier avec elle. Il est d’autant plus nécessaire de prévoir des espaces conviviaux pour se rencontrer et conserver un cœur à ce quartier.

Les habitants s’inquiètent du devenir de la place du Sacré Cœur, de leur square ensoleillé et du marché. Quel devenir si la maison de santé vient se loger comme une verrue sur la place, réduire et fermer cet espace privilégié ?

Ils sont stupéfaits que des frais aient été engagés pour effectuer des fouilles sur un cimetière dont tout le monde connaissait l’existence.

D’autres espaces verts existent: le square Buanton pourrait être agrandi et mieux équipé, la voie verte entre l’église et la rue du Vallon pourrait être aménagée. Un jardin est prévu au fond de la rue Béteille, avec une forte attente que son aménagement facilite la qualité de vie des riverains.

Les habitants ont des idées ….

Suite à ces échanges, ont émergé un certain nombre de propositions :

  • Limiter l’entrée des voitures avec la création de parking relais aux entrées de ville (prévus par l’agglo mais non réalisés) associés à des navettes fréquemment cadencées.
  • Éviter les voitures ventouses en créant plusieurs dispositifs :
    • travail avec les résidents pour inciter à l’utilisation des garages et places privés,
    • évaluer les besoins des résidents en place de parking collectif et les créer (notamment dans les espaces commerciaux inoccupés),
    • mettre en place une zone bleue à proximité des commerces.
  • Améliorer les dispositifs de sécurité des piétons et cyclistes et réduire la vitesse des voitures.
  • Agrandir et équiper les squares actuels (Buanton, Sacré Cœur).
  • Construire une halle couverte pour protéger le marché et y faire des animations.
  • Créer une véritable Maison De Quartier à la Maison Des Associations pour permettre la mise en place d’activités à destination de tous les habitants du quartier.
  • Construire la maison de santé plutôt en contre bas de la place (entre Impôts et Eglise) sur des parking souterrains permettant la transformation de la place du Sacré Cœur en espace vert.
  • Créer des passages piétonniers du centre des impôts à l’église et entre l’église et la rue du Vallon.

Les habitants s’interrogent sur la crédibilité des projets municipaux ou d’agglomération qu’ils apprennent par la presse et qui varient fréquemment.

Ils expriment leur besoin de concertation en amont des décisions.

Le Collectif Citoyen du Grand Rodez soutient ces propositions. La prise en compte des besoins et de l’expertise des habitants est un gage de réussite pour l’aménagement des quartiers. Pour nous, c’est cela une vraie pratique de la démocratie participative.  De plus, nous sommes convaincus que l’évolution des quartiers ne peut se concevoir au coup par coup, mais dans le cadre d’une vision d’ensemble de l’aménagement de la ville.

Poursuivons la consultation, donnez vos avis au 06 49 98 66 51 ou en nous laissant un commentaire sur cet article.

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CONSEIL DE RODEZ AGGLOMÉRATION DU 7 NOVEMBRE 2017 (3)

Subventions dans le domaine de l’habitat social
Délibération 19

Intervention de Matthieu Lebrun

Chers collègues,
Ce soir, les membres du bureau, en charge de l’habitat social, nous soumettent la proposition de diminuer de 50 % les subventions relatives aux associations Habitats Jeunes du Grand RODEZ et le CLAJ, soit pour la première de passer de 30 000 à 15 000€ et pour la seconde de 27 000 à 13 500€.
Pour rappel, l’association Habitats Jeunes du Grand RODEZ, dont le siège, et une grande partie de son action, est situé en plein cœur du périmètre de la politique de la ville, a été créée en 2015. Elle est la résultante des 2 associations précédentes gérant l’ensemble des structures regroupées sous les dénominations de FJT des Quatre saisons à ONET et foyer sainte Thérèse à RODEZ.
Cette fusion est l’aboutissement d’une longue démarche de réflexion amorcée dans les années 2010. Au départ un simple rapprochement avait été envisagé, le projet de fusion s’est imposé en 2013. Ce projet a, dès le départ, été soutenu par les services de l’Etat, du Département et de notre Communauté d’Agglomération.
La volonté initiale était d’apporter un meilleur service aux usagers par la mutualisation de moyens permettant une économie d’échelle. L’objet de cette association, pour une part, croise les domaines de compétences de notre Communauté d’Agglomération puisqu’elle œuvre à l’accueil et l’hébergement de jeunes (apprentis, étudiants, travailleurs…) au niveau local et participe à leur intégration sociale à notre territoire. En cela, elle contribue également par ce travail d’accompagnement socio éducatif à la prévention notamment des actes d’incivilités. Enfin l’autre mission qu’elle assume et qui est en lien avec la compétence de notre agglomération, est la gestion et surtout l’animation d’une petite unité de vie hébergeant des seniors autonomes.
Bien que se construisant dans un contexte difficile pour les deux associations qui ont connu successivement d’importantes difficultés financières, les bénévoles, par leur engagement durant 3 ans, sont parvenus à relever le défi de retrouver une stabilité financière afin de poursuivre leur action au bénéfice de notre territoire et, par là même, de maintenir l’intégralité des 65 emplois de ces deux structures. De par ce travail au long cours, ils ont également obtenu le renouvellement de la confiance de leurs partenaires institutionnels, qui soutiennent significativement leurs actions ( l’Etat 1 340 000€, le CD 12 environ 900 000€ et la CAF plus de 100 000 €) sans oublier le soutien très important de la congrégation des sœurs de Saint François, propriétaire des locaux du 21 rue de Bonald à Rodez (bail emphytéotique et abandon de créances).

Pour l’association qui gère le CLAJ, de la même manière, son objet recoupe le champ de nos compétences puisqu’elle agit dans le domaine du logement des jeunes. Elle accompagne notamment des jeunes en difficultés et facilite le lien entre les jeunes et des bailleurs privés qui, sans l’intervention du CLAJ, n’auraient jamais mis en location leurs logements au bénéfice de jeunes étudiants par exemple. Elle assure également un accompagnement des jeunes dans l’ensemble des démarches relatives à l’obtention de leur logement.
A n’en point douter, ces deux associations jouent un rôle essentiel pour notre territoire. Elle représente pour notre communauté d’agglomération un réel socle à partir duquel nous pouvons nous appuyer pour décliner notre politique en matière d’habitat social.
On le sait, les budgets de ces associations, certes équilibrés aujourd’hui, restent toujours très fragiles et tributaires des politiques nationales et des législations, comme par exemple celle liée aux zones de Revitalisations Rurales qui octroie des allégements de charges salariales pour laquelle nous n’avons aucune certitude quant à leur pérennité .
Je ne peux donc imaginer, après des années d’un partenariat fort et indéfectible avec ces deux associations, aux actions très complémentaires, que notre collectivité puisse spolier d’une manière aussi significative les ressources d’acteurs locaux dont la vocation est de contribuer, entre autre, au bien vivre ensemble de notre territoire avec une attention plus particulière au bénéfice des jeunes. Les conséquences que nous entrainerions en prenant cette décision pourraient remettre en cause tout ou partie de leur action au service de notre agglomération et de sa population, voire pour le CLAJ engendrer sa disparition.

Aussi, compte tenu des enjeux que représente la décision de ce soir, pouvez vous nous indiquer les fondements sur lesquels le bureau s’appuie pour proposer une telle diminution des subventions ?

Je vous remercie de votre attention.

 

Commentaires concernant cette intervention :
En introduction, de la présentation de cette délibération, Mr Teyssèdre a indiqué que lors d’un prochain conseil d’agglomération, notre assemblée serait amenée à délibérer à nouveau sur ce sujet puisqu’il allait rencontrer en décembre les Présidents des 2 associations concernées pour les interroger sur les éléments financiers propres à leurs associations. Il indiquait également qu’il était normal de proposer une diminution du montant de leurs subventions compte tenu du niveau de fond de roulement que laissait apparaître le bilan financier d’une des associations.
Suite à ce préambule, j’ai proposé de suspendre le vote de cette délibération et de la reporter au conseil du mois de décembre dans l’attente de la rencontre entre le président de l’agglo et les 2 présidents des associations. Mr Teyssedre a refusé. J’ai donc fait mon intervention.

Suite à celle-ci, interrompue à plusieurs reprises par le Président, visiblement agacé par son contenu, il s’est emporté avec une grande agressivité pour me répondre.
Ses propos ont plutôt cherché à décrédibiliser ma personne plutôt que de répondre véritablement à la question posée.
A ce sujet, j’ai fait une requête officielle auprès du Président de l’agglomération pour réclamer la transmission d’une copie de l’enregistrement de la séance du conseil du 7 Novembre.

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