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Soirée d’échanges sur le quartier du Faubourg

LE COLLECTIF CITOYEN DU GRAND RODEZ

Vous invite à une soirée d’échange sur votre quartier

mercredi 13 septembre 2017 à20h

Maison des Associations

Depuis plusieurs mois nous sommes allés à la rencontre des habitants, commerçants, associations et services du quartier du Faubourg.

Lors de cette soirée nous vous présenterons les points de vue et les propositions recueillies et nous échangerons sur la vie du quartier et ses évolutions.

Nous espérons que vous viendrez nombreux. Un pot de l’amitié clôturera notre rencontre .

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L’heure de la souveraineté

Les élections se suivent et se ressemblent. À chaque fois, un nouvel élu, censé représenter le changement, incarne surtout la liquidation du précédent.

L’élection de 2017 est, cela étant, originale en ce sens qu’au lieu de remplacer un des deux grands partis par l’autre, elle fusionne les deux au travers du nouveau Président. Cela clarifie au moins un enjeu. Mais la fusion de deux rejets crée-t-elle une nouveauté ? Certes, le mot « renouveau » a été au cœur de la dernière présidentielle, mais la force du mot ne crée pas automatiquement la dynamique pour la solution nécessaire.

On peut, bien sûr, analyser les résultats électoraux, en déduire comme d’ordinaire les rapports de force à venir et les possibilités pour chaque parti ou groupe d’accéder au pouvoir. On peut considérer qu’il faut donner toutes ses chances au nouveau Président. Toutes ces interrogations sont naturelles et intéressantes, mais ne font-elles pas l’impasse sur les questions principales ?

La légitimité :

Certes, l’onction du scrutin présidentiel confère au chef de l’Etat l’autorité pour agir. Mais en a-t-il vraiment la légitimité ? Et pour mettre en œuvre quelle politique ? Outre la faiblesse de son résultat du premier tour (18,3% des inscrits) et l’ambiguïté du deuxième tour, l’absence de réels débats de fond dans une campagne présidentielle parasitée par les affaires et rythmée par l’incessant tintamarre des sondages, ne permettent pas de donner un fondement solide et une force démocratique à sa politique.

Le fractionnement inédit des votes du premier tour, éclatés en 4 blocs autour de 20%, voire cinq si on ajoute un bloc votes blancs/abstentions, laisse entendre que les électeurs n’ont été réellement convaincus par personne et que leur vote est, sur un fond de confusion, un mélange d’interrogation et de rejet, d’envie de changement et de besoin de se rassurer. Peut-on bâtir un pouvoir solide sur de telles bases ? Notons que cette question aurait été posée à n’importe lequel des élus si l’ordre du carré de tête avait été différent.

N’atteignons-nous pas ici les limites de nos institutions ? Voilà longtemps que la question des institutions est posée sans être prise au sérieux dans la totalité de ses implications. Si le caractère anti-démocratique de l’élection présidentielle est posé depuis longtemps (personnalisation, embrigadement des électeurs dans les écuries électorales, etc.), peut-on continuer à exiger du peuple qu’il remette son sort entre les mains d’une personne seule même si celle-ci prétend être la dernière de la lignée présidentielle ? N’est-il pas temps d’affronter la réalité qui émane des résultats eux-mêmes depuis 30 ans : la solution ne peut pas venir d’une trajectoire individuelle ; elle ne peut émaner que de la collectivité des citoyens.

Il ne s’agit donc pas de chercher à remporter des victoires dans une compétition avilissante et structurellement défavorable à l’organisation du débat républicain, mais de susciter et d’accompagner un mouvement de reconstruction du corps social, de la communauté politique des citoyens, aujourd’hui traversée de tensions, fracturée, et de ce fait incapable de décider sereinement de son avenir. C’est de cette communauté politique retrouvée que pourra réémerger un nouveau contrat social après un débat libre et raisonné.

La légitimité du pouvoir d’Etat, aujourd’hui fragilisée par les déformations du scrutin présidentiel, doit être retrouvée dans la prise de conscience des citoyens quant à leur rôle et à leur pouvoir : celui de souverain. Le peuple n’a pas besoin de guides. D’ailleurs il les rejette régulièrement, obstinément, les choisit (puisqu’il le faut bien) avant de les repousser puisque c’est la seule manière de s’en débarrasser.

C’est au niveau le plus déconcentré que peut se réaffirmer le citoyen, dans les communes et dans les quartiers, dans les associations civiques. La légitimité procède donc, dans cette vision, du bas vers le haut. Elle n’empêche pas alors la force de l’Etat qui en émerge, mais lui donne au contraire toute sa puissance. En effet, le peuple n’est pas une multitude, mais un rassemblement autour de l’intérêt général, donnant à la collectivité la légitimité nécessaire à l’action. C’est à recréer cette légitimité qu’il convient de s’atteler maintenant.

Les enjeux :

Le débat présidentiel a été non seulement réducteur, mais a globalement ignoré les enjeux principaux. Peut-il en être autrement puisque la parole vient du sommet qui sélectionne, aidé en cela par la presse, les questions auxquelles le citoyen a accès ?

L’intérêt général est dilué dans des discours comptables simplistes. L’intérêt national est soit marginalisé par des discours manichéens sur la mondialisation ou la question européenne, soit caricaturé par son assimilation au discours xénophobe du Front national. De ce fait, le peuple, pourtant constitutionnellement souverain, n’est plus considéré que comme un acteur d’opérette. La reconstitution du peuple français comme communauté politique sous la bannière des Droits de l’homme et du citoyen est pourtant un objectif fondamental dans un monde en profonde mutation, aux contradictions et aux alliances changeantes.

Il est grand temps de lier la reconstruction de la démocratie, et du peuple dont elle est un bien public, à la réaffirmation de l’intérêt général. Cet enjeu n’appartient à personne mais appartient à tous : c’est donc avec conviction, mais modestie, qu’il faut accompagner le peuple dans la recherche de lui-même, dans la quête de sa souveraineté retrouvée.

Le monde est en crise, la société française se délite. La souveraineté populaire, qui n’est que l’autre nom de la démocratie, est la clef face à une crise de régime sans précédent depuis longtemps. Sachons l’affirmer avant qu’il ne soit trop tard.

André Bellon et Anne-Cécile Robert

Auteurs de « Un totalitarisme tranquille » et « Le peuple inattendu »

Nous vous conseillons les liens suivants :

=> http://www.pouruneconstituante.fr/

ainsi que le court article de Marc Mangenot sur le mon diplomatique (petit retour en arrière / 2001 déjà !)
=> https://www.monde-diplomatique.fr/2001/03/MANGENOT/6152

Le Collectif Citoyen du Grand RODEZ

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Bilan de la Démocratie Participative à RODEZ

Intervention au CM du 26 juin :

Mme la 1ère adjointe, nous vous vous avons demandé un bilan de la DP nous vous remercions pour votre réponse et pour la magnifique histoire qu’elle nous raconte : dans ce pays merveilleux du Ruthénois, on a pu mettre en place une DP exemplaire et durable en 2 ans et sans problème, ni interrogation.

Malheureusement, nous avons un peu de mal à croire à ce conte de fée.

En effet, la mise en place de la DP (toutes les municipalités qui la pratiquent vous le diront), est un des objectifs le plus difficile à atteindre ; il exige beaucoup de volonté politique, d’énergie, de travail et essentiellement la formation de tous les élus, d’une grande majorité d’agents de la collectivité et de la population dans son ensemble ; il exige aussi une animation professionnelle, un suivi des projets, des comptes rendus de réunion… À Rodez, le service a tourné les meilleurs jours avec un agent et demi et souvent avec un demi poste pour l’animation de 8 comités de quartier, du Conseil des Aînés et du Conseil des Jeunes. Quel décalage avec les objectifs !

Les précurseurs en DP disent qu’il faut plusieurs années pour aboutir à quelque chose qui tienne la route : informer, former et remobiliser les citoyens, créer des instances de débats qui elles mêmes seront amenées à travailler ensemble pour établir collectivement le bien commun et les priorités dans ce bien commun. À Rodez nous sommes à des années lumières de tout ceci !

Le plus souvent, la DP est transformée en élément supplémentaire de la communication de la Ville. À Rodez, c’est le cas régulièrement au sein des Comités, et sur le journal « Notre ville » où vous instrumentalisez la parole des habitants et des comités consultatifs.

Dans le passé les consultations de la population ont été transformées en pures pratiques électoralistes et démagogiques et cela se fait encore à Rodez !
Ainsi, certains projets de la municipalité sont présentés aux comités pour validation, sans formation, sans réflexion préalable, sans même de document écrit sur lequel travailler.

Ces pratiques s’exercent aussi lorsque Mr le Maire mène des réunions publiques de pseudo concertation qui ne sont qu’un « one man show », empêchant les comités consultatifs de prendre leur place.

Enfin, ces derniers temps il semble bien que la fréquence de réunion des Comités ralentisse ; soit disant compensée par la présence des animateurs de quartier, qui nous dit-on sont « tout à fait à même de faire remonter les besoins des habitants ». Cette relation duelle élu/habitant ou agent/habitant est ainsi de plus en plus privilégiée au détriment des débats en comités consultatifs ; c’est certainement plus confortable, mais aussi beaucoup plus clientéliste.

Enfin vous oubliez de nous parler du nombre fort important d’habitants ou de représentants d’association qui ont démissionné ou qui se découragent en ce moment et ne se déplacent plus, au point que plus aucun collège n’est complet.

Vous oubliez aussi de prendre en compte les critiques et les propositions concrètes apportées lors des états généraux de la DP de novembre 2016, mais aussi les propositions d’évolutions portées par les divers comités, ce qui contribue aussi au découragement.

Alors, puisque vous avez écrit un conte, laissez-moi vous en conter un à mon tour, ce sera court.

C’est l’histoire de ce Roi qui veut se faire faire 1 habit avec des tissus extraordinaires que personne n’a jamais possédé. Ses tailleurs lui font croire qu’ils vont l’habiller d’un tissu que seules les personnes intelligentes peuvent voir. Comme ils se veulent intelligents, tous les courtisans et le Roi s’extasient sur cet habit au tissus merveilleux. Mais quand le Roi sort dans la rue un enfant dit : «  Oh regardez le roi est nu ! » .

Et bien Mme l’adjointe, dans votre bilan, vous drapez la DP d’un tissu merveilleux que seuls certains peuvent voir…

Claudine BONHOMME

Voici le compte rendu d’activité des comités de quartiers fourni par la municipalité :

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Compte administratif : Conseil Municipal du 26 Juin 2017

En commission nous n’avons rien dit sur le compte administratif car nous nous lassons de répéter toujours les mêmes choses sur votre obsession de réduire le budget de fonctionnement de la ville et de réduire les services publics, donc de réduire les services apportées à la population pour l’aider à vive mieux.

Ce que je retiendrai le plus de ce jour là c’est que vous nous avez reproché de, je vous cite, « de n’avoir rien à dire ».

Quand nous nous taisons c’est que nous n’avons rien à dire.
Quand nous posons des questions nous colportons des rumeurs.
Quand nous doutons de vos décisions c’est que nous ne savons pas ce que nous voulons.
Quand nous critiquons nous sommes toujours négatifs.
Quand nous nous opposons dans la presse nous nous faisons insulter.

Bref, en tant qu’élus d’opposition (tel que vous nous nommez) notre comportements semblerait n’être jamais adapté.
Nous nous sentons mis dans des positions impossibles où quoique nous fassions ou disions ce n’est jamais ce qu’il faut faire
Je ne résiste pas à vous raconter l’histoire de cette mère qui offre 2 chemises à son fils, une bleue et une rouge. Le lendemain pour faire plaisir à sa mère ce dernier met la chemise rouge et sa mère lui dit « tu n’aimes pas la bleue ?
Tout ceci ne serait pas grave s’il n’y avait que les élus de l’opposition qui soient traités ainsi.
Mais nous craignons que d’autres élus mais aussi les agents de la ville mais aussi les partenaires institutionnels mais aussi les habitants soient mis eux aussi dans des positions impossibles.
Pour faire bref, je ne vais prendre que 2 exemples :
Positions impossibles pour les agents et les parents quand vous changez en cours de contrat les règles des contrats de crèche en augmentant le nombre de jours de fermeture des crèches et en déplaçant la fermeture d’été d’Août à Juillet.
Position impossible pour les agents, les enseignants et les parents quand vous laissez circuler les rumeurs qui vont dans tous les sens à propos de la réorganisation en septembre 2017 de la semaine scolaire.
A ce propos, vu le désarroi général, il est urgent que vous annonciez publiquement que la rentrée se fera en septembre sans changement car il est beaucoup trop tard pour modifier quoique ce soit aux prévisions de rentrée sans mettre tout le monde dans des positions impossibles. Nous vous demandons d’ annoncer que les débats sur la semaine de 4jours ou 4,5 jours portent sur l’année scolaire 2018-2019.

Voilà j’ai dit ce que j’avais à dire sur mon ressenti d’élue non majoritaire, je suis soulagée car quand on est mis en position impossible, seule la parole est libératrice.

Claudine BONHOMME

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