Pour un aménagement concerté du Faubourg

Suite à l’enquête réalisée par le Collectif Citoyen du Grand Rodez sur le quartier du Faubourg, une réunion publique, le 13 Septembre 2017, a permis aux habitants de faire part de leurs préoccupations concernant la vie du quartier.

Nous portons l’accent aujourd’hui sur leur expression concernant les aménagements du quartier, avec deux problématiques majeures  : les nuisances liées aux voitures et camions et la nécessité de veiller à la qualité de vie.

Une circulation intense

La circulation et le stationnement avaient déjà été identifiés comme un problème majeur il y a 10 ans par la CLCV, sans aucune réponse adaptée depuis.

De par sa position comme cœur d’agglomération, le Faubourg vit un trafic incessant de livraisons, de personnes qui viennent travailler, d’usagers des services et commerces du « piton ».

La place du Sacré Cœur est devenue une sorte de parking relais, les rues voient leurs places de stationnement bloquées à la journée.

Les commerces riverains souffrent de la difficulté pour leurs clients à s’arrêter. L’ensemble des habitants font état d’un stress constant pour circuler à pieds ou à vélo, pour traverser les rues. A ces nuisances s’ajoutent la pollution de l’air et le bruit, notamment au carrefour St Cyrice.

Les journaux parlent de l’arrivée de 800 étudiants supplémentaires dans le futur pôle universitaire, de l’implantation de la maison de santé sur la Place du Sacré Cœur. Le bruit court que la maison de retraite serait reconstruite ailleurs et que les locaux seraient transformés en logements étudiants… Ces aménagements inquiètent: ils vont occasionner des va et vient permanents, des problèmes supplémentaires de stationnement. La Mairie a-t-elle envisagé des solutions pour palier à ces nuisances ?

La suppression annoncée de la terrasse d’un restaurant pour récupérer deux places de stationnement ne peut pas constituer une réponse au problème !

Un besoin d’améliorer la qualité de vie

Cette circulation intense donne le sentiment qu’elle emporte la vie du quartier avec elle. Il est d’autant plus nécessaire de prévoir des espaces conviviaux pour se rencontrer et conserver un cœur à ce quartier.

Les habitants s’inquiètent du devenir de la place du Sacré Cœur, de leur square ensoleillé et du marché. Quel devenir si la maison de santé vient se loger comme une verrue sur la place, réduire et fermer cet espace privilégié ?                       

 Ils sont stupéfaits que des frais aient été engagés pour effectuer des fouilles sur un cimetière dont tout le monde connaissait l’existence.

D’autres espaces verts existent: le square Buanton pourrait être agrandi et mieux équipé, la voie verte entre l’église et la rue du Vallon pourrait être aménagée. Un jardin est prévu au fond de la rue Béteille, avec une forte attente que son aménagement facilite la qualité de vie des riverains.

Les habitants ont des idées ….

Suite à ces échanges, ont émergé un certain nombre de propositions :

  • Limiter l’entrée des voitures avec la création de parking relais aux entrées de ville (prévus par l’agglo mais non réalisés) associés à des navettes fréquemment cadencées.
  • Éviter les voitures ventouses en créant plusieurs dispositifs :
    • travail avec les résidents pour inciter à l’utilisation des garages et places privés,
    • évaluer les besoins des résidents en place de parking collectif et les créer (notamment dans les espaces commerciaux inoccupés),
    • mettre en place une zone bleue à proximité des commerces.
  • Améliorer les dispositifs de sécurité des piétons et cyclistes et réduire la vitesse des voitures.
  • Agrandir et équiper les squares actuels (Buanton, Sacré Cœur).
  • Construire une halle couverte pour protéger le marché et y faire des animations.
  • Créer une véritable Maison De Quartier à la Maison Des Associations pour permettre la mise en place d’activités à destination de tous les habitants du quartier.
  • Construire la maison de santé plutôt en contre bas de la place (entre Impôts et Eglise) sur des parkings souterrains permettant la transformation de la place du Sacré Cœur en espace vert.
  • Créer des passages piétonniers du centre des impôts à l’église et entre l’église et la rue du Vallon.

Les habitants s’interrogent sur la crédibilité des projets municipaux ou d’agglomération qu’ils apprennent par la presse et qui varient fréquemment.

Ils expriment leur besoin de concertation en amont des décisions.

Le Collectif Citoyen du Grand Rodez soutient ces propositions. La prise en compte des besoins et de l’expertise des habitants est un gage de réussite pour l’aménagement des quartiers. Pour nous, c’est cela une vraie pratique de la démocratie participative.                                De plus, nous sommes convaincus que l’évolution des quartiers ne peut se concevoir au coup par coup, mais dans le cadre d’une vision d’ensemble de l’aménagement de la ville.

Poursuivons la consultation…, donnez vos avis
en nous contactant ou en nous laissant un commentaire*.

* (N.B.: lien Laisser un commentaire sous le titre de l’article)

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FAIRE DE LA POLITIQUE ?

A longueur de colonnes ou de débats télévisés, on s’étonne de l’obstination des Gilets jaunes à rester dans la rue et de leur peu d’empressement à nommer des délégués pour « investir les instances démocratiques ».                                                                                                                                                         Cet étonnement me surprend et je voudrais partager avec vous une expérience.                                                                                                                              Il y a presque 5 ans, quelques amis inquiets de l’évolution de notre société et de nos institutions ont  créé un Collectif Citoyen pour penser ce que pourrait être une politique éthique, adaptée aux besoins d’aujourd’hui et respectueuse de ses administrés.

Les partis politiques existants, enfermés dans leurs logiques internes de fonctionnement et de pouvoirs ne laissaient plus de place à la créativité et à la parole citoyenne : ils ont choisi de s’ en affranchir.

Nous avons construit un modèle qui vaut ce qu’il vaut, mais qui est le fruit de nombreux échanges et concertations. Beaucoup de thèmes d’aujourd’hui étaient déjà là : s’appuyer sur la démocratie participative, des élus plus proches du peuple par le non cumul des mandats, placer les conditions de vie quotidienne au centre des politiques, soigner les circuits courts, le développement durable…      L’action locale paraissant plus à notre portée, nous avons choisi de présenter une liste à Rodez aux municipales de 2014 (campagne financée sur nos propres fonds).

Nous avons organisé plusieurs débats pour soutenir ces idées : 16 °/° des Ruthénois nous ont suivis et fait confiance : trois représentants de la liste Rodez Citoyen ont été élus.

Mais que croyez vous que font les institutions en place face aux idées qu’elles considèrent comme minoritaires ?

Elles « récupèrent » : elles créent des instances de démocratie si peu participatives que plus personne ne souhaite y venir, par exemple.  Elles disqualifient les demandes des élus minoritaires ou les ignorent. «C’est nous qui avons été élus, c’est nous  qui décidons» peut on entendre à titre de justification (!) Rappelons qu’il y a peu, les Français ont répondu non à un référendum sur un traité européen avec les résultats que l’on sait.

Alors, au regard de ces pratiques, rien d’étonnant à ce que les Gilets jaunes mettent en doute les nouvelles dispositions à l’ouverture de notre classe politique et s’obstinent à penser que seul le rapport de force peut l’empêcher de rester sourde…

Pour autant, nous n’avons rien à gagner au chaos et même difficile, la voie démocratique est quand même la moins coûteuse. Donc, j’espère côtoyer lors des débats futurs tous ces nouveaux citoyens engagés prêts à faire ce qu’il faut pour reprendre leur destin en main : faisons nous entendre ! Et si décidément les conditions de débat qu’on nous offre nous paraissent biaisées, nous en créerons d’autres.

Danielle Roger.

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A la rencontre du quartier Gourgan-Paraire

Fidèle aux engagements pris lors des élections municipales, l’association « Collectif citoyen du Grand Rodez » est allée à la rencontre des habitants, associations et commerçants de Gourgan/ Paraire pour écouter, mieux comprendre leur vécu quotidien et leurs propositions. A travers un accueil très positif nous avons perçu un réel besoin d’écoute et de considération dans ce quartier agréable, bien exposé, mais qui se sent délaissé. Le 4 décembre 2018 une cinquantaine de personnes  a pu échanger à partir de la présentation du résultat de ces rencontres.

Un réel besoin de vie sociale

Malgré la présence d’équipements (écoles, maison de quartier, église), nous avons entendu une inquiétante diminution de la vie sociale et des difficultés relationnelles : isolement de personnes seules, incivilités créant des tensions sociales, accueil des familles immigrées difficile, rapports conflictuels avec certains jeunes…

Le quartier garde encore des activités commerciales et de services et notamment en matière de soins où il est plutôt bien  loti, mais les habitants regrettent l’absence d’épicerie, de boucherie, et d’un distributeur automatique de billets.

Les espoirs mis dans le comité de quartier ont disparus   avec sa transformation en chambre d’enregistrement des   projets municipaux.

Les habitants ont des idées :

  • créer un café associatif, développer des animations culturelles, des fêtes,
  • recréer une association de quartier,
  • créer une salle pour 100 personnes (avec équipement cuisine)…

Beaucoup d’enfants

Il y a de nombreux jeunes dans ce quartier : 150 enfants à l’école de Gourgan, 219 à Foch Paraire, une cinquantaine d’inscrits au service animation jeunesse, près de cent à l’accueil de loisirs des Francas, auxquels s’ajoutent les tout petits accueillis par le multi accueil et les nombreuses assistantes maternelles… Face à cela, une absence quasi-totale d’équipements de jeux et d’aires de loisirs aménagées ; l’existant (mini square pour les petits, terrain de basket, terrain de foot, salle des Jeunes) est délabré et mal entretenu. 
Le choix de faire à Gourgan un centre de loisirs ouvert à toute l’Agglo aggrave encore la pénurie : tous les espaces disponibles sont réquisitionnés pendant les temps extra scolaires. Plusieurs familles déclarent ne plus pouvoir y inscrire régulièrement leurs enfants suite à l’augmentation des tarifs. Les jeunes inoccupés investissent la rue, commettent parfois transgressions et incivilités.                                                   

 Des personnes âgées du quartier s’inquiètent de ces comportements et se sentent en insécurité ; les familles des HLM en ont assez d’être montrées du doigt : « comment voulez-vous qu’on les occupe ? »            

Malgré la solidarité se crée autour des enfants : investissement très apprécié des équipes enseignantes, actions des parents d’élèves, bénévoles de l’aide aux devoirs et de l’AFEV, activités impulsées par les animateurs, il n’est pas possible de compenser la pénurie.

La fermeture du multi accueil CAF dans le quartier depuis 1968, transféré à St Eloi, est un problème supplémentaire pour les familles qui en  ont besoin ; elle pénalise là aussi l’organisation de la vie quotidienne.

Les habitants ont des idées :

  • des équipements de jeux pour chaque tranche d’âge ; réaliser enfin le city stade pour les jeunes; des jeux en pied des HLM ; restaurer le terrain de foot ; créer une piste vélo et skate…  
  • repenser en Agglo des emplacements adaptés pour les Centres de loisirs, maintenir à Gourgan un accueil de loisirs moins cher et un multi-accueil
  • de vrais moyens pour le service jeunesse ; un mini bus pour faciliter les déplacements notamment  entre Saint-Eloi et Gourgan
  • nommer un éducateur de rue pour soigner la communication intergénérationnelle…

Un cadre de vie apprécié, des logements à rénover

Dans ce quartier caractérisé par une grande mixité sociale, l’absence de lieux de rencontres et d’espaces verts bien aménagés associé à l’état des HLM  contribue à renforcer le sentiment d’abandon.

Les habitants ont des idées  :

  • rénovation complète de tous les immeubles HLM pour plus de confort et d’économie d’énergie,
  • amélioration de l’accompagnement des nouveaux entrants dans l’habitat social et la médiation sociale au sein de chaque bâtiment,
  • espaces verts aménagés favorisant la mixité  sociale et générationnelle,
  • voies pour la circulation des piétons et vélos entre des différentes zones d’espaces verts de Gourgan et les autres quartiers de la ville ou vers Olemps ou le Monastère.

Comment circule-t-on ?

 Un quartier proche du centre-ville pour les plus valides qui se déplacent beaucoup à pieds, Le bus la ligne B donne satisfaction, par contre, beaucoup de plaintes portent sur la ligne H qui traverse le cœur du quartier car les passages sont peu fréquents et les horaires inadaptés. Aux désagréments liés à la vitesse sur le boulevard de Lattre de Tassigny et le sens unique s’ajoutent des difficultés de stationnement avenue Amans Rodat, rue de la Fauvette et rue de Paraire.

Les habitants ont des idées :

  • Améliorer les lignes bus, plus d’abribus, un minibus entre Gourgan et Saint Eloi  pour accès aux équipements et services CAF.
  • Une nouvelle configuration du boulevard de Lattre de Tassigny pour ralentir les voitures

Pour conclure…

Plus de cinquante idées pour améliorer le quotidien ont été formulées au cours de l’enquête, d’autres (chantiers participatifs…) ont émergées lors de la réunion du 4 décembre.

Les concepteurs avaient souhaité créer un quartier aéré se développant autour d’un cœur favorisant les rencontres et la mixité sociale : le centre social, l’église, des commerces, les espaces collectifs et l’école.

Ces espaces collectifs paraissent maintenant découpés, séparés par des murs, éparpillés, coupés par l ‘avenue De Lattre De Tassigny, le chemin des Attizals et la Côte de la Gascarie où la vitesse des véhicules est excessive. Une véritable réflexion d’urbanisme doit être engagée pour rénover ce quartier avec la participation des habitants

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