Petite enfance à Rodez : des réductions pour 2017

Ces derniers jours, des habitants ont interpellé le Collectif Citoyen du Grand Rodez sur d’éventuelles modifications d’ouverture des services de la petite enfance de Rodez. Les élus Rodez Citoyen découvrent ainsi ce nouveau projet de réduction du service public de la petite enfance.
Pour l’année 2017, il s’agirait d’augmenter encore la période de fermeture : 5 semaines sur l’année pour toutes les structures au lieu de 4 semaines pour l’année précédente.

Lors du dernier conseil municipal du 16 décembre, à l’occasion du vote du budget primitif présenté pour l’année 2017, nous avons déploré, encore une fois, les économies réalisées au détriment des services publics de la Ville.
Le 27 avril 2015, en conseil municipal, le maire avait présenté sa décision de réduction des services d’accueil de la petite enfance (amplitude horaire diminuée et ajout d’une semaine de fermeture sur la période estivale) comme émanant d’une « proposition des services » et « afin de répondre à l’attente des familles ». Nous avions voté contre cette délibération.
En juin 2015, les élus Rodez Citoyen et le Collectif Citoyen du Grand Rodez ont conduit des actions auprès des usagers afin de rencontrer les familles, d’enquêter sur leurs besoins et de connaître leurs réelles attentes. Cette démarche, qui encourageait la participation des citoyens, est consultable sur le site : http://collectif-citoyen-grand-rodez.org/reduction-des…/ (articles du 30 mai au 6 juillet 2015 accessibles à partir de l’agenda).

Le mandat confié aux 3 élus Rodez Citoyen est celui de représenter les habitants. Notre expression aura plus de sens si elle relaie celle des citoyens. Pour défendre le service public d’accueil de la petite enfance, vous êtes invités à nous contacter pour donner vos avis, vos préoccupations, vos besoins pour l’accueil de votre (vos) enfant(s), vos éventuelles demandes, propositions,…… en laissant vos commentaires à partir de cet article ou en utilisant l’adresse suivante : collectifcitoyen.grandrodez@laposte.net

 

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Conseil municipal 16 décembre 2016

DÉBAT SUR LE BUDGET PRIMITIF 2017

Mon intervention commence par une question pour laquelle j’attends une réponse précise : comment peut-on comprendre la baisse majeure de 181 000 € sur la subvention au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) sachant que depuis des années elle était maintenue à 638 000 € ?
J’ai déjà protesté à plusieurs reprises car cet apparent maintien de la subvention cachait une baisse de fait. En effet chaque année, il était trouvé quelques dépenses effectuées par la mairie qui devaient être refacturées au CCAS (ce qui a le mérite de bien clarifier les deux budgets). Mais il n’y a jamais eu d’augmentation compensatoire de la subvention du CCAS qui voyait donc ses moyens diminuer.
Les 181 000 € de baisse pour 2017 ne peuvent s’expliquer par la décision qui a été présentée en commission qui est la reprise, par la mairie, de 2 ou 3 agents du CCAS. C’est pourquoi je pose cette question, d’autant plus que, par votre demande de protection fonctionnelle, vous alourdissez le budget du CCAS de 4500 € en 2016 , certainement la même chose en 2017 voire plus en 2018.

Enfin, je fais juste un commentaire sur le Budget Prévisionnel 2017 dans son ensemble.
Dans l’ investissement, la municipalité se contente d’assurer les charges lui incombant habituellement comme l’entretien des réseaux et de l’espace public bien que sur le domaine de l’accessibilité et des espaces pour la jeunesse, ces 8 dernières années aient été plus que décevantes.
Pour ce qui est du fonctionnement nous sommes les seuls de la strate « fameuse ! » à pousser aussi loin la réduction continue et obsessionnelle des budgets mettant ainsi à mal les services au public.
Il ne suffit pas de se proclamer « meilleur gestionnaire » mais il faut mettre les finances au service d’une vision globale pour l’avenir de la ville. Or, lors du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) nous avons pu comprendre que l’équipe dirigeante n’a pas cette vision.

Au DOB, nous avons proposé des mesures qui découlent d’un projet politique, de notre projet politique qui est celui de prendre soin des habitants de cette ville, de prendre soin des personnes employées par la ville, de prendre soins des professionnels qui travaillent régulièrement avec les services municipaux comme les enseignants ou les travailleurs sociaux, les animateurs et intervenants culturels….
Certains élus de la majorité municipale sont venus à la manifestation des agents hospitaliers. Qu’avez-vous pu leur dire alors que vous avez la même logique de réduction des charges de fonctionnement en vous attaquant à ce qui est le plus facile : la masse salariale et la formation professionnelle ?
Le mot d’ordre des agents hospitaliers était « agents maltraités, patients mal soignés ». De la même façon, nous pouvons dire
« services municipaux maltraités, usagers et collaborateurs mal menés ».
Vous avez prévu le non remplacement d’agents en 2017 mais cela fait plusieurs années que vous ne renouvelez pas de nombreux départ en retraite.
Ceci a entraîné la réduction des horaires d’ouverture des crèches de la ville (qui ont d’ailleurs à nouveau changé pour 2017) ou dernièrement ceux de la médiathèque. Vous l’avez assumé lors du dernier conseil municipal : vous voulez réduire le budget de fonctionnement pour….. et bien pour le réduire puisque c’est votre seule ligne politique claire. Enfin soyons honnêtes, vous dites aussi que c’est pour attirer des habitants ! En réduisant les services à la population il y a certainement plus convainquant !

Seulement trois exemples pour illustrer mes propos.

Quand les enseignants sont transformés malgré eux en portiers d’école nécessairement fermées dans le cadre de l’état d’urgence alors que vous mettez un an pour programmer l’installation de visiophones qui leur permettraient de ne pas être dérangés dans les apprentissages : Où est votre priorité pour l’Education ? Quand ces dispositifs seront ils, enfin, mis en place ?
Quand le personnel de crèche est trop souvent en nombre insuffisant notamment sur les tranches horaires 11h/14H ;
Quand ni l’usager de la médiathèque, ni l’agent, ne trouvent en rayon un document qui n’est pas sorti et qui est donc mal rangé, cela veut dire que les agents n’ont plus le temps de vérifier les rayonnages alors que cela fait partie intrinsèque de leur travail ;
vous nous dites que ces agents là ont été consultés et qu’ils ont accepté, voire demandé, la réduction des horaires d’ouverture.
C’est que vous les avez mis dans des positions impossibles en réduisant les moyens humains dans les crèches et à la médiathèque. Il ne leur reste plus qu’à réduire les horaires d’ouverture aux usagers pour arriver à mieux faire leur travail. C’est un réflexe de survie au travail !

Régulièrement, en conseil municipal, vous vous glorifiez d’avoir tous les agents municipaux derrière vous, de ne pas avoir eu de grève, sans vouloir voir le mal-être au travail des agents municipaux, ni le mécontentement des usagers. Mal-être et mécontentement dont la municipalité actuelle est responsable et que vous ne résoudrez pas avec l’installation de caméras de vidéo surveillance ou protection, comme vous voudrez, et la venue du Tour de France.
Après le DOB, à quand le Débat d’Orientation sur le bien-être dans sa ville ?

Claudine Bonhomme

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comités de quartier et opacité

Habitante du quartier Cardaillac à Rodez, je comptais me rendre au comité de quartier CARDAILLAC-LAYOULE annoncé dans Centre Presse du 17 novembre au 14 décembre 2016 à 18 h 30.
Quelle ne fut ma surprise de constater qu’à l’heure dite, aucune réunion ne se tenait.
Ayant contacté Monsieur ROCA à la mairie dès ce matin, celui-ci m’a répondu que la réunion avait été avancée au 8 décembre et que cela avait été annoncé dans la Presse.
Bien sûr, tous les citoyens sont obligés de lire la presse pour être informés, c’est bien connu.
Quand je me suis étonnée de cette opacité, il m’a répondu que l’information se faisait par le « bouche à oreille ».
En 2016, bientôt 2017, c’est plutôt étonnant !
Bref, il est évident que la Mairie n’a pas du tout envie que l’on prenne la parole dans ces comités de quartier.
Je m’adresse donc à vous pour la prendre car il se trouve que je réside en face des locaux techniques de RODEZ AGGLO et qu’il est temps de dénoncer les dérives de ses employés visiblement livrés à eux-mêmes.
Je me tiens donc à votre disposition si mes propos vous intéressent.
Bien à vous.

NGUYEN VAN KHANG Sophie

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Démocratie Participative à RODEZ : « De la parole aux actes » ?

Dans « RODEZ notre ville », n°24-décembre 2016, reçu par chaque foyer ruthénois dans sa boîte aux lettres, Mme HERMENT-BULTEL adjointe au Maire à la vie des quartiers écrit :
 « Depuis leur création, près d’une centaine d’actions a été réalisée ou impulsée avec le concours des 8 comités de quartier. Ainsi les habitants sont-ils associés à une réflexion permanente. Elle leur permet de contribuer aux aménagements urbains des quartiers, en étroite collaboration avec le tissu associatif et les acteurs économiques de proximité ». Suit pour chaque quartier l’énumération de quelques-unes de ces réalisations.
 Je ne peux pas me prononcer pour tous les quartiers, la communication étant très opaque. Mais les habitants – qui pour la plupart ne connaissent pas encore leur comité de quartier !- sauront sans doute repérer cette centaine d’actions qui n’ont pas manqué de modifier leur environnement … 
Membre du Comité de Quartier Gourgan-Paraire (CQ4), voici mon point de vue sur les « réalisations » annoncées par la mairie pour ce quartier.

  • « Participation » à la création d’un city stade. 
C’est une demande des jeunes du quartier formulée de longue date, bien avant la mise en place de la Démocratie Participative fin 2014. Demande confirmée lors de la réunion « jeunes du quartier/ membres du CQ4 » le 21 Janvier 2016. Aujourd’hui, fin décembre 2016, aucune nouvelle. Le projet (plan- choix de l’emplacement-coût de cet investissement) n’a pas été discuté ni entériné en réunion de Comité de Quartier. Quand sera-t-il réalisé ? Pas d’information !
 À ce jour c’est un projet mais pas une « réalisation ».
  • « Participation » à l’aménagement d’une aire de jeux pour enfants. 
Une aire de jeux pour les tout petits existe à l’entrée de la cité du Petit Nice, au pied des HLM. Mais elle est mal équipée, trop restreinte, peu attirante en l’état. Une autre pour les 8-12 ans serait souhaitable, d’autant que le nouveau Centre de Loisir squatte les équipements existants et en prive les enfants du quartier. Les membres du CQ4 ont abordé cette question à plusieurs reprises, notamment en réunion le 30/11/2015. À cette occasion, Mme HERMENT-BULTEL a informé le CQ « qu’un processus de requalification des aires de jeux était en cours sur toute la ville. Que des choix d’équipements seraient proposés par la mairie ». Pour les 3 aires de jeux possibles repérées dans le quartier, le CQ a souhaité soumettre les projets aux habitants du quartier, notamment aux jeunes, avant tout choix d’équipement.
 Aujourd’hui, fin décembre 2016, aucune nouvelle. Pas de choix d’équipement proposé par la mairie au CQ4. Pas de lieu d’implantation ni de budget prévu discutés en CQ4.  Silence depuis 13 mois sur ce sujet. 
Mais, oh surprise ! Page 20 de « RODEZ notre ville » il est indiqué : Création d’une aire de jeux pour enfants (75 000 €). Création, ou rénovation de l’aire de jeux existante ? Avec quels équipements? À quel emplacement ? Nous ne sommes ni informés ni consultés.
 Là encore un projet mais pas de « réalisation ».
  • « Participation » à la création de la nouvelle maison de quartier. 
Depuis l’annonce, par la mairie, du remplacement du Centre Social CAF par une Maison de Quartier – projet pour lequel le CQ n’a jamais été consulté- nous demandons que la Mairie nous présente ce projet. À la réunion du 10 Mars 2016 Mme HERMENT-BULTEL indique que « les choses sont très bien avancées  pour ce qui concerne l’organisation des activités qui seront proposées au sein de la MQ : Animation- Rencontres- Gestion de l’espace- Peut-être de nouvelles activités seront proposées par de nouvelles associations. « Il y aura plus d’agents de la Mairie que par le passé (2 + 1 vacataire) ».
 « Le volet social c’est autre chose, il reste à être précisé. Le volet social sera assuré par l’intervention de personnels du Conseil Départemental, du CCAS, de l’UDAF. La CAF restera présente sur ses missions ». Rassurante, Mme HERMENT-BULTEL indique que « le projet MQ sera co-construit et piloté par « le Conseil de Maison ». Celui-ci regroupera les représentants de tous les acteurs appelés à intervenir dans la MQ (associations- UDAF- Conseil Départemental- CCAS…). Le CQ4 y a bien sûr sa place ».
 Elle propose que «la première réunion du Conseil de Maison ait lieu le Jeudi 24 Mars 2016, à 18h30, au Centre Social de Gourgan. En ouverture de cette réunion M. Stéphane ALBERNY présentera le projet de MQ ».

La réunion du 24 Mars a bien eu lieu. Mais les membres du CQ4 étaient seuls ! 
M. Stéphane ALBERNY, directeur de la vie des quartiers, a bien présenté un vague projet d’organisation. Dans celui-ci le CQ4 serait « au cœur du réacteur, le Conseil de Maison, qui va se mettre en place ». Depuis « silence radio » ! Rien de concret. Où et quand le CQ4 a-t-il participé à « la concertation avec la Régie de territoire, Rodez agglo habitat et la CAF » mentionnée page 18 du bulletin municipal ? Jamais ! 
Encore un projet mais pas une « réalisation ».

La mairie dans « RODEZ notre ville » déploie un véritable écran de fumée pour masquer l’indigence de résultats concrets après 2 ans de Démocratie Participative. À ce jour, seuls les projets proposés par la mairie et qui n’engagent pas de dépenses ont été concrétisés (sens de circulation- zone bleue). Mais les projets émergeant réellement des quartiers et nécessitant un investissement restent en souffrance. 
C’est décourageant et frustrant pour tous les citoyens bénévoles qui s’investissent sans compter dans les Comités de Quartier. On en vient à se demander si la Démocratie Participative n’est pas pour la Mairie seulement un alibi et un effet d’annonce à vocation publicitaire. Veut-elle vraiment entendre la parole des citoyens et lui donner les moyens de réussir ? On peut en douter.

Comment pourrait-il en être autrement quand on voit :

  • que le seul agent communal affecté à la Démocratie Participative (8 Comités de Quartier + le Conseil des Ainés+ le Conseil des Jeunes) n’y est même pas affecté à plein temps, ne semble pas avoir de fiche de poste claire, n’est pas formé pour l’animer ;
  • que les météores qui passent pour le seconder ne sont pas au courant des dossiers et sont le plus souvent requis par d’autres engagements ;
  • qu’aucun compte rendu officiel des travaux des comités n’est publié sur le site de la Mairie, les habitants n’ayant droit qu’à un vague trombinoscope et des listes erronées des membres ;
  • que les élus de la majorité municipale sont si peu nombreux à participer aux réunions des CQ, à manifester le moindre intérêt pour celles- ci.

Cerise sur le gâteau : en séance publique du Conseil Municipal (18/11/2016) M. le Maire agite avec frénésie au nez de l’opposition municipale, la copie d’un article du « Monde » qu’il présente comme relatant l’échec de la mise en place de la Démocratie Participative dans la ville de Grenoble, et s’en réjouit vivement… Comment alors souhaiterait-il sa réussite à Rodez ? 
Paraphrasant le slogan publicitaire municipal, et malgré l’énergie déployée par Mme HERMENT-BULTEL, je crains fortement, comme d’autres, que la Démocratie Participative à Rodez reste « de la parole… à la parole » !

Jean-Pierre ROGER


Membre du CQ4 et du Conseil des Aînés.

gourgan

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