Comme par hasard… ???

Ce n’est pas un hasard si avec la sortie du rapport Badinter sur le droit du travail, la prochaine convention UNEDIC surgissent des commentaires sur : la fin des 35 h(Macron), la dégressivité des allocations chômage (EL Khomri), un taux de chômage qui pourrait atteindre 13 à 14 % (Gattaz), du bénévolat en contrepartie du RSA (Ciotti) ..….Propos de professionnels de la politique, de nantis économiques, de privilégiés de la haute administration… totalement hors sol. Comme d’habitude le chômage sert d’arme de dissuasion sociale pour faire pression sur les partenaires sociaux, pour leur faire accepter la régression du modèle social français, culpabiliser les demandeurs d’emploi… C’est aussi bien l’apanage de la droite que de la gauche.
Les éléments de contexte :

  • Ce sont les entreprises qui embauchent ou qui débauchent fonction de leur carnet de commandes, il n’y a pas de génération spontanée de demandeurs d’emploi.
  • Les inadéquations entre l’offre d’emploi et la demande d’emploi sont récurrentes et pérennes. Elles peuvent être quantitatives, qualitatives, géographiques, liées aux conditions de travail et de rémunération et le plus souvent un mélange de plusieurs critères. Il y a aussi les freins à la mobilité géographique et professionnelle.
  • Depuis des dizaines d’années on nous sort les mêmes rengaines : les jeunes, les seniors, les chômeurs de longue durée,les stages de formation, l’apprentissage, les emplois non pourvus, la baisse des charges… pour quel résultat ?
  • L’assurance chômage (qui dit assurance dit cotisation) existe depuis 1958, elle est de gestion paritaire employeurs/salariés, obligatoire dans le secteur privé.
  • D’après l’INSEE (Economie et Statistiques n° 343/2001) la mise en place de l’AUD (Allocation Unique Dégressive, tous les 4 mois ) entre 1992-1996 aurait ralenti le retour à l’emploi !

Quelques rappels :

  • Pour la baisse de TVA dans la restauration le dernier rapport du COP (Conseil des prélèvements obligatoires) par rapport à la promesse de créer 40 000 emplois supplémentaires en 2 ans il y a eu entre 6 000 à 9 000 par an soit 175 000 à 262 000 euros par emploi. La baisse des prix a concerné 20 % de la réduction et la revalorisation des salaires 30 %.
  • La baisse de TVA dans le bâtiment et la rénovation devait créer ou sauvegarder 32 000 emplois dont 14 000 dans le bâtiment, coût 160 000 euros par emploi créé ou sauvegardé (notion insaisissable).
  • Le CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi), 40 milliards d’euros dont 33 déjà versés devait créer ou sauvegarder 1 million d’emplois. A ce jour il y en a peut être 500 000 soit 66 000 euros par emploi
  • En 2014 la France a versé 3 fois plus de dividendes à ses actionnaires que l’Allemagne. Pour les entreprises du CAC 40 ça fait 31 milliards d’euros (2,6 fois ce qu’elles ont investi).

En AVEYRON (source Pôle Emploi)

Salariés ASSEDIC
– Entre 2013-2014 l’Aveyron a perdu 114 emplois ce qui donne 59 928 salariés à fin 2014. L’Industrie affiche + 1,3%, la Construction – 4,1%, le Tertiaire – 0,1%. Le taux de chômage est le plus bas de Midi Pyrénées : 7,4%.

Les demandeurs d’emploi en octobre 2015
– A fin octobre 2015 : 20 671 demandeurs d’emploi dont 17 527 en catégorie A,B C disponibles immédiatement et en recherche active, 17 144 entrées et 16 319 sorties depuis le début de l’année. Les demandeurs d’emploi bougent.
–  Les demandeurs d’emploi indemnisés en octobre 2015 : 10 170 personnes
–  8 430 en ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi) avec en moyenne, 1039 euros par mois et une durée d’indemnisation de 9,6 mois (maxi :24 mois pour les moins de 50 ans, 36 mois pour les plus de 50 ans)
–  1 450 en ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) versée par l’Etat aux demandeurs d’emploi ayant épuisé leur droit à l’ARE. Allocation soumise à plafond de ressources (1137 euros pour une personne seule), renouvelable tous les 6 mois, avec en moyenne, 467 euros par mois et une durée moyenne de 33,2 mois.
–  920 au titre de la formation.

Ces quelques chiffres traduisent la réalité loin des amalgames douteux souvent orientés politiquement qui divisent la population que l’on désinforme sans scrupule. La perte d’un emploi ce n’est pas seulement une perte de revenus c’est aussi une perte de la reconnaissance et du lien social. Si ceux qui prennent des engagements devant la nation les tenaient ça irait mieux. En ne le faisant pas, ils sont responsables et coupables.

Michel BOUCHET

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Questions écrites pour le conseil municipal du 19 février 2016

Question 1
Concernant l’avenir de l’école Paul Girard

Suite au débat qui s’installe dans la presse sur le devenir de l’école Paul Girard, les élus Rodez citoyen demandent que ce sujet, qui impacte la vie de notre cité et qui est source d’inquiétudes, soit porté au sein du conseil municipal du 19 février 2016. Afin d’éclairer la réflexion de l’ensemble de notre assemblée, nous souhaitons que les éléments suivants, dont vous avez fait état, soient fournis à chaque conseiller municipal ce même jour:
– Le nombre de places disponibles à ce jour dans chaque école, qui d’après vous aboutit à 400 places non occupées sur l’ensemble des écoles.
– Le tableau école maternelle par école maternelle du coût de fonctionnement par élève avec des précisions analytiques telles que coût des ATSEM, charges de chauffage, charges pédagogiques quotidiennes et charges pédagogiques liées à un projet spécifique tel que la classe CHAM
– Le tableau des effectifs école par école depuis 2008 avec des précisions sur les effectifs en fonction du lieu d’habitation des élèves : du quartier, hors quartier mais résidant à Rodez, de l’agglomération et des autres communes,
– Les devis relatifs à la mises en accessibilité pour l’ensemble des écoles concernées et notamment le devis concernant l’école Paul Girard.
Enfin, nous vous demandons de nous indiquer de quelle manière vous allez initier la démarche et le calendrier de consultation des élus, des acteurs de l’éducation et des comités de quartier afin de déterminer quel sera l’avenir de l’ Ecole Paul Girard ?

Question 2
Concernant la Démocratie Participative

Le conseil municipal d’octobre 2014 a voté à l’unanimité, sans aucune abstention, les délibérations relatives à la mise en place de la démocratie participative sur la ville de Rodez. Le contenu de ces délibérations mentionnait que chaque année en conseil municipal un bilan des comités consultatifs serait présenté .
A ce titre nous demandons que soit présenté au conseil municipal du 19 février 2016 un bilan exhaustif de l’ensemble des comités consultatifs : les comités de quartier, le conseil des aînés et le conseil des jeunes s’appuyant sur les éléments suivants :
– Le nombre d’agents en équivalent temps plein et le nombre d’agents intervenant sur ce dossier
– La composition nominative de chaque membre indiquant le collège auquel il appartient et s’il occupe une fonction au sein du bureau
– Les dates des réunions et le cas échéant des réunions publiques qu’ils ont organisées
-Les thèmes sur lesquels, à leur initiative, ils ont travaillé
-Les politiques publiques portées par la ville pour lesquelles vous les avez consultés
-Les grands projets d’aménagements de la ville auxquels ils ont été associés et consultés
-Comment la population est informée de leur existence, de leur composition et de leur fonctionnement ?
-Quels élus ont la responsabilité de ce dossier ?

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Caminarem…

ELECTIONS MUNICIPALESBruno BERARDI

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Des propos intolérables

Suite aux propos tenus par le maire de Rodez à notre encontre, nous avons fait parvenir ce courrier à « La depêche du Midi » afin de réagir à ce que nous considérons comme étant injurieux et diffamatoire.

En réponse à notre conférence de presse en tant qu’élus de la liste Rodez Citoyen, au sujet de la défense de l’école Paul Girard, le maire s’est autorisé à tenir les propos suivants : « Un procès stalinien fait par d’apprentis citoyens », « Je pense que les personnes de «Rodez citoyen» souffrent d’une dérive gauchiste caractérisée et rebaptisée citoyenne… », « … une déclaration de guerre à l’enseignement privé…», «… un sectarisme sans limite… », « …activistes sectaires en carence de repères dans tous les domaines… », «…mettre le feu à la ville…. ». «…un procès d’intentions, de type stalinien, fondé sur un sectarisme contraire à tout bon sens. » (La Dépêche du Midi du 24 janvier 2016)

Nous sommes indignés par la violence de ces propos, pour certains injurieux et diffamatoires et appuyés sur des contrevérités comme « Mesdames Bonhomme et Combelles et Monsieur Lebrun nous ont dit que s’il y avait quatre cents places de libres dans les écoles de la ville, il n’y avait qu’à supprimer les dotations aux écoles maternelles privées. » Nous n’avons absolument pas tenu cette argumentation.

La virulence de ces propos publics ne saurait nous intimider et nous conduire à renoncer au rôle politique qui nous a été confié. Il est de notre devoir d’inviter au débat politique habitants et élus sur tous les sujets de la vie de notre cité dès lors qu’ils sont d’intérêt général. Élus au suffrage universel et soucieux de faire vivre la démocratie participative, nous sommes légitimes à interroger les choix de gestion de la municipalité et à ouvrir le débat. Nous avons la responsabilité d’aborder avec courage toutes les questions !
Sur le sujet de l’éducation, nous avons exprimé des désaccords sur le fond, mais avec respect et sans jamais porter atteinte aux personnes.

Nous condamnons fermement les propos de Mr Christian Teyssèdre, premier magistrat de la ville, que nous avons reçus comme des outrages et comme étant contraires à l’exercice de la démocratie.

Claudine Bonhomme, Chantal Combelles, Matthieu Lebrun
Conseillers municipaux Rodez Citoyen, Ville de Rodez

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