Le débat « école primaire sur Rodez Agglo » est Annulé

Bonjour,
Nous avions programmé une rencontre débat sur l’école primaire dans le territoire de Rodez Agglo et notamment sur la qualité de  sa prise en considération par les différentes municipalités ,

le vendredi 17 mars 2017 à 20h à Calcomier.
Cette rencontre est reportée à une date ultérieure.

Nous ne manquerons pas de communiquer sur la nouvelle date dés qu’elle aura pu être fixée.

Jean Marie Maurel

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Conseil d’Agglomération du 8/02/17 : Budget Primitif

Intervention Matthieu LEBRUN :

Mon intervention sur le budget primitif 2017 se partagera en 2 parties : L’une sur des questions techniques pour une meilleure compréhension du Budget Primitif, l’autre aura un caractère plus globale quant au projet que vous nous présentez ce soir.

1- Les questions techniques

  • Page 4 du document, concernant le point 3 « Modélisation des grands équilibres du budget principal 2017 », vous annoncez -0,8% de frais de fonctionnement alors que page 8, au point 3.2 relatif aux charges de fonctionnement, les charges à caractère générale augmentent de 2,7%, les charges de personnel se stabilisent et les charges de gestion croissent de 4% par rapport à 2016. A la lecture de ces évolutions, votre annonce d’un infléchissement de 0,8% des charges de fonctionnement semble incohérente. Pouvez vous nous indiquer la manière dont vous êtes parvenu à une évolution à la baisse des charges de fonctionnement ?
  • Ma seconde question concerne le budget annexe GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Innondations ». Au point 2 de la page 4, dans le tableau, la ligne GEMAPI présente une dépense de fonctionnement de 370151 euros et d’investissement de 80000 euros. Page 12, au point 4.7 « Budget annexe GEMAPI, un financement par la taxe spéciale est institué pour un montant de 158000 euros. Pouvez vous nous dire par quelles autres ressources est financée la différence entre les 370151 euros de fonctionnement et les 158000 euros de taxe ?

2- Intervention globale sur le budget Primitif 2017

A la simple lecture du rapport de présentation du budget 2017, je pourrais en tant qu’élu, si je ne m’en arrêtais qu’aux chiffres, être relativement satisfait d’une situation budgétaire annoncée plutôt saine voire même par certains aspects, assez confortable. Ma satisfaction n’a été que de très courte durée au regard de la déclinaison que vous faites de ce rapport et des indicateurs que vous mettez, comme chaque année, en exergue : épargne nette, épargne brute, baisse des charges de fonctionnement, remboursement anticipé des emprunts etc.
La gestion budgétaire, telle que vous la concevez semble devenir l’Alpha et l’Oméga, de votre politique. Vous la considérez comme une finalité en soi et non comme un moyen au service d’un réel projet politique de territoire au bénéfice de l’ensemble des Grands Ruthénois. Par moment, j’ai l’impression quand je vous entends, que nous concourons au challenge des collectivités les mieux gérées de France. Est-ce cela votre seule ambition ?
Pour ma part, l’ambition politique que nous devons porter collectivement, est de faire converger nos efforts et notre énergie pour l’intérêt général des Grands Ruthénois. Cet intérêt, il doit se mesurer d’une part, par les projets que nous engageons pour contribuer à l’amélioration de la qualité de vie du quotidien des habitants de notre territoire et d’autre part, par les décisions que nous prenons pour favoriser la réalisation du projet de vie de chacun des Grands Ruthénois sur les communes de notre Agglomération.
A ce titre, pensez vous que le projet de Parc des Expositions va dans ce sens ?
L’agglomération souhaite engager un projet de construction d’une infrastructure, pour laquelle nous n’avons jamais eu d’étude approfondie afin d’évaluer les effets bénéfiques ou non d’un tel projet pour notre territoire. Pourtant, au regard d’autres territoires qui ont fait ce choix, il semble que ce type d’infrastructure ne soit plus si adapté que cela à l’époque d’aujourd’hui.
De plus, autour de ce Parc d’exposition, vous projetez la création d’une nouvelle zone commerciale pour soi disant rééquilibrer l’offre sur notre territoire. Vous argumentez que ne pas le faire serait une faute économique car cela provoquerait « la fuite » des Grands Ruthénois vers d’autres agglomérations que vous qualifiez de concurrentes.
Mais nous sommes nous posés la question des effets de cette nouvelle zone commerciale sur le commerce de proximité de centre ville ou/et de centre bourg ? Commerces, actuellement en souffrance, qui comme chacun le sait, contribuent grandement à l’animation et à la qualité de vie d’un territoire comme le notre.

Autre exemple : vous souhaitez privilégier l’arrivée du Tour de France. Soit, c’est un évènement national populaire apprécié de nombreux grands Ruthénois. Mais alors que notre territoire est prêt à dépenser des centaines de milliers d’euros pour l’accueillir, dans le même temps, nous constatons que vous « rechignez » à augmenter certaines subventions pour des associations du secteur culturel et social qui agissent au quotidien et tout au long de l’année pour les Grands ruthénois.
Ou encore, autre de vos décisions, vous souhaitez restreindre des appels à projet de l’agglomération en matière de prévention, aux seules associations qui agissent pour les quartiers intégrés dans la politique de la ville. La priorité qui leur est donnée, qui n’est pas à remettre en cause, ne peut pas justifier l’abandon de moyens pour les autres quartiers, surtout quand il s’agit de prévention.

Pour financer vos projets d’investissement et donc accroitre votre épargne nette, vous rognez sur toutes les dépenses de fonctionnement.
Vous tirez aussi un trait sur le domaine de Combelles, espace pourtant si apprécié des Grands ruthénois, pour économiser 300 000 euros. Au fait, à ce propos, maintenant que l’agglomération a renoncé à la gestion de cet équipement public, qui va assurer l’entretien de ce domaine de 120 hectares ?
Nous constatons également que la masse salariale n’augmente pas par rapport à 2016 ce qui laisse présager que les effectifs en personnel vont s’infléchir une nouvelle fois et qu’au bout de la chaîne les services aux grands ruthénois s’en retrouveront affectés.

Pour toutes ces raisons, je voterai contre le budget primitif 2017.

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Les services publics sur le territoire de Rodez Agglo

Réunion-débat citoyen du 20/01/17 :
1 – Discussions sur le thème des services publics de santé :

Le Centre Hospitalier Jacques Puel :
Nous avons assisté à une longue lutte avec grève du personnel qui n’a rencontré que peu d’écho dans la population. Ceci est surprenant quand on voit la mobilisation à Decazeville ou à St Affrique. Ces luttes recouvrent des réalités différentes : le risque de fermeture de la maternité à Decazeville entraine la mobilisation du « Tous Ensemble ».

À Rodez le personnel est aujourd’hui désabusé et a repris le travail dans de mauvaises conditions. Cette situation n’est malheureusement pas isolée. Beaucoup d’hôpitaux « rognent » sur les frais de personnel (usage des contrats précaires qui s’éternisent) pour limiter leurs déficits.

D’aucuns mettent en avant le manque d’implication de la municipalité qui ne projette pas le devenir et l’évolution du Centre Hospitalier. (Un exemple caractéristique est celui des terrains cédés en contiguïté de l’hôpital autorisant la construction de lotissements alors que le manque de places de parking pour les personnels et les usagers se fait cruellement ressentir.)

Informer – (s’)impliquer :
Los de la discussion, il apparait aussi que pour arriver à mobiliser les usagers citoyens sur le devenir des services hospitaliers, il faut sortir des débats techniques, affaire de spécialistes, et être factuel.

Il faut donner à la population et aux usagers les clés pour comprendre le malaise des personnels hospitaliers. Avec eux, il y a convergence d’objectif pour replacer la qualité des services de soin au cœur des débats. (Exemple : Le non fonctionnement des ascenseurs des Peyrieres et les difficultés en cascade engendrées à la fois pour les personnels soignants et les patients eux- mêmes.) Pour cela, il faut réunir des éléments d’informations qui permettent de construire un argumentaire sur le quotidien auquel sont confrontés nos centres hospitaliers.

Proposition est faite que la commission social-santé du collectif poursuive les discussions et rencontres avec :

  • des représentants syndicaux,
  • des professionnels de santé,
  • des représentants du comité des usagers…

(Les formulaires et questionnaires de démarche-qualité que l’on fait remplir aux patients et à leurs familles pourraient être à cette occasion, un matériau très intéressant pour ces travaux de réflexion.)

2- Discussions sur le thème des Maisons de Santé Pluridisciplinaires :

La construction d’une M.S.P. est soumise à un cahier des charges comprenant :

  • L’exigence de rédaction d’un projet de santé porté par des professionnels de santé libéraux impliqués,
  • L’établissement d’un diagnostic, afin d’organiser une proposition de soins correspondant au territoire d’implantation,
  • La mise en œuvre de la continuité des soins, par le biais du dossier numérique de santé partagé (entre les différents professionnels),
  • L’obligation d’une formation régulière pour les professionnels y travaillant…

(Cf. : l’article L. 6323-3 du Code de la Santé Publique: « La maison de santé est une personne morale constituée entre des professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens ».)

Ce projet est « labellisé » par l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) qui apporte un appui financier au fonctionnement (Exemple : Le financement du poste de coordonnateur de santé qui est payé par l’état.).

Ce projet de Maison de Santé peut être accompagné par les collectivités locales pour les questions de locaux et c’est souvent le cas dans les départements ruraux comme le notre où les communes doivent faire face à un problème de désertification médicale.

Sur Rodez Agglo, il existe trois projets en gestation pour lesquels, la communauté d’agglomération construirait les locaux :

  • au Faubourg, bien avancé,
  • à Onet Le Château,
  • et à la Primaube.

Lors de la cérémonie des vœux, le maire de Rodez a annoncé un projet à Gourgan mais à notre connaissance les professionnels de santé du quartier n’ont jamais manifesté leur volonté de s’engager dans cette démarche.

Un débat s’engage ensuite sur le caractère particulier de l’investissement de fonds publics dans les Maisons de Santé alors qu’il s’agit de projets intéressant des professionnels libéraux privés ! :

Chacun admet que confronté au non renouvellement des professionnels de santé, les collectivités n’ont pas d’autres solutions si elles souhaitent maintenir une offre de santé sur leur territoire.

En Aveyron, cette politique s’avère payante puisque dans les maisons de santé aujourd’hui ouvertes (Decazeville, Aubrac, Lévézou) de jeunes médecins s’installent.

De plus, les M.S.P. sont habilitées à recevoir des internes en stage, ce qui peut les amener ensuite à faire le choix d’une installation en milieu rural en médecine générale.

La question est aussi posée de la contrepartie qui peut s’exiger suite à la mobilisation de fonds publics dans un projet de M.S.P. :

Les usagers devraient pouvoir être associés au fonctionnement de ces Maisons de Santé, donner leur avis par exemple sur les actions de prévention, les horaires d’ouverture, les permanences…

Ces « contreparties » peuvent se formuler dans le projet spécifique de la Maison de Santé :

  • exigence d’actions collectives,
  • d’actions de prévention,
  • d’accompagnements sociaux etc. …

Ces « contreparties » peuvent aussi se formuler en lien avec le diagnostic lié au territoire d’implantation (Exemple : Faubourg : Saint Eloi, habitants à périmètre d’activité restreint, améliorer l’accès au soin des femmes d’origine étrangère, des séniors, des adolescents…)

3- Discussions sur le thème de la Petite enfance :

La volonté acharnée de la municipalité ruthénoise de réduire les frais de fonctionnement se traduit par une diminution des prestations de services et des difficultés pour le personnel : réduction des horaires d’ouverture dans les accueils collectifs, non remplacement des agents en maladie…

Il serait souhaitable d’avoir une vision d’ensemble au niveau de l’agglomération concernant la politique petite enfance. Que se passe-t-il dans les autres communes de l’Agglo ? (Exemple : Il serait judicieux de mener une réflexion sur une implantation stratégique des services de crèche pour les parents dans l’obligation pour leur travail, de se déplacer dans l’espace intracommunautaire.)

Une nouvelle fois, la question est posée des solidarités territoriales au sein de l’agglomération du Grand RODEZ. Des mutualisations ne pourraient-elles pas être trouvées pour proposer un service unique ? Une étude en ce sens avait été menées il y a quelques années.

Pour conclure…

Lors de ces discussions, l’écoute mutuelle et les échanges ont été de grande qualité et nous encouragent à renouveler ces débats citoyens.

Nous souhaitons ici rappeler notre volonté que se mette en œuvre une réelle solidarité intercommunale. Mais rien ne se fera sans une synergie des engagements au niveau de l’agglomération ; car au delà de RODEZ, nous avons besoin de tous les points de vue, de vos remarques et informations … Nous vous encourageons à vous exprimer, à participer, et à nous rejoindre…

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« Sans presse libre, il n’y a pas de démocratie. »

Question écrite – Conseil d’agglomération du 08 février 2017

Monsieur Le Président,

Par voie de presse, nous avons appris en ce début d’année qu’un conflit vous opposait, en tant que président de l’agglomération, à la rédaction de France3 Quercy Rouergue.
L’origine de cette polémique a trouvé sa source dans le fait que vous ayez conditionné l’autorisation d’un reportage sur la dernière exposition temporaire du Musée Soulages « Tant de temps » à l’interview d’un élu politique de l’Agglomération.
Pourtant, les équipes de France3 Quercy Rouergue ont expliqué vouloir traiter exclusivement leur reportage sous l’aspect culturel et artistique de l’exposition en s’appuyant sur l’expertise des professionnels reconnus du musée, à savoir la commissaire de l’exposition et le conservateur du musée. Par un communiqué de l’agglomération, vous avez rappelé le devoir de réserve auquel étaient soumis les fonctionnaires, qui seraient, selon vous, à même de « les protéger notamment de devenir un outil de propagande politique ». Mais quelle confiance accordez-vous au personnel du Musée Soulages pour qu’ils ne puissent répondre, sans la présence d’un élu, à une interview relative à leur travail et à leurs compétences ?
Le parti pris des journalistes était d’axer leur tournage sur l’art et la culture et non sur la dimension de la politique culturelle promue par la Communauté d’Agglomération. C’était là une vraie et nouvelle opportunité pour le musée de promouvoir et faire connaître auprès du grand public cette exposition. Finalement, l’une des conséquences de votre décision est de lire dans la presse nationale, en titre, que « la liberté de la presse broie du noir au Musée Soulages » voire que votre intervention est comparée à un réel chantage. On pourrait souhaiter meilleure communication pour notre agglomération.
En 2015, dans notre ville, les citoyens s’étaient massivement mobilisés et rassemblés pour défendre la presse et la liberté d’expression. Il est regrettable aujourd’hui de créer un tel émoi en nuisant, encore une fois, aux droits fondamentaux des journalistes de s’exprimer librement.
En vous exprimant ainsi au titre de la communauté d’agglomération, vous avez engagé l’ensemble des élus de cette assemblée à porter la responsabilité de vos propos et de votre décision. Vous justifiez cette décision, d’imposer à l’équipe de journalistes l’interview d’un élu, en prétendant que ce serait devenue la règle de l’agglomération. Aussi, je vous demande de porter ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil d’agglomération afin que soit portée à notre connaissance cette nouvelle règle et qu’elle soit soumise au débat démocratique.

Vous en remerciant par avance,
Veuillez recevoir, Monsieur le Président mes salutations citoyennes.

Matthieu LEBRUN
Conseiller d’Agglomération
Élu Rodez Citoyen

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